samedi 12 novembre 2011

#DoxUMP : ça sent mauvais, très mauvais…

L’affaire du piratage de l’UMP a mis de nombreux parlementaires en émoi. Ils semblent découvrir, avec la presse, qu’il est possible de pirater des données, que ça fout vachement la trouille, bref qu’Internet est plat et que si on s’approche trop près du bord, on va tous tomber dans le vide. Comme vous devez vous en doutez, chez Reflets, ça nous fait doucement rigoler. Nous vous faisions récemment part de nos quelques questions suite à cette divulgation de données, il faut croire que nous sommes bien les seuls à nous les poser. Et le plus surprenant là dedans, c’est que les concernés eux-mêmes semblent se refuser à se les poser. Toute cette histoire est franchement curieuse… très curieuse.
Rappelons deux ou trois bases, histoire d’être bien assurés que nous parlons de la même chose.

Internet est un espace public

Ça, c’est la base de la base. Internet est un réseau public et ouvert. Il n’appartient à personne, ou plutôt à tout le monde. Chaque internaute constitue un noeud du réseau et il a pour caractéristique de pouvoir recevoir des informations, mais surtout, et ça c’est nouveau, d’en émettre au plus grand nombre. Je vous parle de « nouveau » en ce sens ou son (très) lointain cousin, le Minitel®, était la propriété d’une entreprise, l’opérateur historique, qui conservait le droit de vie et de mort sur tout service télématique, donc sur toute diffusion d’information à destination du public. Comprenez que si vous vouliez vous créer un blog sur Minitel®, il fallait payer une dîme à France Télécom pour avoir le droit de raconter votre vie. Internet sur ce point a totalement modifié la donne, nul besoin pour un particulier ou une entreprise de payer à un tiers l’utilisation d’un réseau qui serait sa propriété. Mais la différence n’est pas qu’économique, elle impacte également le rapport des internautes avec l’information qu’ils consomment mais aussi et surtout avec celles qu’ils diffusent.

Steam victime d'un piratage, des données personnelles ciblées ?

Après Sony, Nintendo, Sega ou encore Electronic Arts, c'est au tour de Steam d'être la victime d'une intrusion informatique. Selon le studio américain en charge de la plate-forme de jeux dématérialisés, Valve, le piratage a touché les forums et la base de données contenant les données personnelles des joueurs. Valve affirme néanmoins qu'il n'est pas sûr que ces dernières aient été compromises. [Lire la suite]

Le CSA revient à la charge pour réguler Internet

Le CSA continue d'avancer ses pions en matière de régulation du net. Une campagne télévisée sera bientôt diffusée sur les chaînes de télévision. À cette occasion, le Conseil supérieur de l'audiovisuel adaptera son discours pour se présenter comme l'organe idéal pour accompagner, encadrer et réguler Internet. [Lire la suite]

New Tor Browser Bundles

The Tor Browser Bundles have been updated to Firefox 8. There was a slight delay as we adjusted to their new add-on management scheme, but everything should be working normally now. Please let us know if you have any issues!


https://www.torproject.org/download


Tor Browser Bundle (2.2.34-2)



  • Update Firefox to 8.0

  • Update Libevent to 2.0.15-stable

  • Update NoScript to 2.1.8

  • Add extensions.autoDisableScopes to allow TBB's Firefox to launch with its extensions enabled

vendredi 11 novembre 2011

Daily Wrap: Another Mexican Blogger Murdered and More

Another Mexican Journalist KilledAnother blogger has been murdered in Mexico, hung from the same bridge two other bloggers were hung from last month. This and more in today's Daily Wrap.

Sometimes it's difficult to catch every story that hits tech media in a day, so we wrap up some of the most talked about stories. We give you a daily recap of what you missed in the ReadWriteWeb Community, including a link to some of the most popular discussions in our offsite communities on Twitter, Facebook, LinkedIn and Google+ as well. This is a new feature at ReadWriteWeb so we covet your feedback. If you have suggestions, please leave them in the comments below or reach out to me directly at robyn at readwriteweb.com.

Fuck les Banksters, fuck them all...

Occupy Wall Street, OWS. Pas question d'en refaire ici une énième description, d'ajouter aux vaticinations et à la confusion plus ou moins savamment ourdie par tout ce qui a été dit, de joindre notre voix à celle des innombrables onagres en charge de l'évangélisation des abonnés du spectron. Il faudrait « réapprendre à s'indigner. Mais pas n'importe comment ni contre n'importe quoi.. ». Diable !

Le conseil n’est plus de saison.

Le propos des lignes qui suivent est de revenir clairement est simplement à l’esprit qui a lancé les gens dans la rue, de faire réentendre le son primitif de la colère et de la contestation face aux ignorantes interprétations et aux multiples fausses interrogations qui trament l’essentiel des articles, papiers et commentaire sur la nature même du mouvement.. Son « absence de revendications », « absence de sens », d’importance.. Interrogations souvent sournoises dont le but à peine dissimulé et de discréditer cette drôle de rébellion – Drôle de rébellion comme il y eu en son temps une drôle de guerre, qui a duré un an presque, où tout se préparait sous les grands-manteaux du secret et du mensonge, sans que personne ne puisse s’attendre au dénouement si brutal..

Le Parlement européen retourne sa veste et abandonne la défense des communications sans-fil libres

Paris, le 9 novembre 2011 — Le Parlement européen a cédé face aux États membres lors des discussions sur l'avenir des communication sans-fil en acceptant une version fortement edulcorée du programme de politique du spectre radioéléctrique. Au printemps dernier, le Parlement avait mis sur la table des propositions constructives en faveur de l'ouverture du spectre radio, en appelant1 au développement de réseaux sans-fils contrôlés par les citoyens. Malheureusement, ce premier effort d'harmonisation des politiques européennes du spectre est bloqué par le conservatisme des gouvernements de l'Union européenne et la résignation coupable du Parlement.

Jeudi2, la commission « Industrie » du Parlement européen (ITRE) devrait finaliser les débats sur le premier Programme de Politique du Spectre Radio3, en acceptant les mauvais amendements proposés par les gouvernements nationaux4. Les États membres refusent toute politique européenne les engageant à libérer les ondes radio et encourageant les utilisations citoyennes du spectre5. Ce faisant, ils retardent le développement d'une réelle concurrence, de l'innovation et de meilleurs accès sans-fil à Internet. Les réels bénéficiaires du contrôle étatique sur cette ressource publique cruciale seront les opérateurs télécoms dominants qui pourront ainsi consolider leur mainmise sur les ondes radio.


Le Parlement a entamé les négociations avec un appel fort en faveur de l'ouverture du spectre aux innovateurs et aux entrepreneurs. Au printemps, les eurodéputés avaient adopté6 d'importants amendements appelant la Commission et les États Membres à autoriser la création de « super réseaux Wi-Fi » en élargissant l'utilisation non soumise à licence du spectre7, notamment dans les « espaces blancs » (les bandes de fréquences attribuées aux radios et télé-diffuseurs mais non utilisées)8. Cela aurait permis de rendre plus ouvert et plus abordable l'accès à internet sans-fil, lequel est actuellement l'objet de dangereuses restrictions imposées par les opérateurs télécom9.


« Alors que les États membres proposent un mauvais compromis, le Parlement refuse de se battre et préfère céder10, renonçant ainsi à défendre les intérêts des citoyens. Au moment où les États-Unis sont sur le point d'achever la mise en place d'un cadre réglementaire pour les communications sans-fil ouvertes11, l'Europe va prendre du retard à cause du manque de courage politique du Parlement et du conservatisme de nos gouvernements. L'Union européenne est en train de passer à côté d'une occasion unique de promouvoir le développement d'un Internet sans-fil décentralisé, d’accélérer l'innovation et de lutter contre la fracture numérique. Au lieu de cela, elle fait le jeu des opérateurs télécoms dominants qui cherchent à contrôler les communications sans-fil. », déclare Félix Tréguer, chargé des affaires juridiques et institutionnelles à La Quadrature du Net.




Portable I2P Package 2011-11-10

Changelog 2011-11-10
*Updated I2P to v0.8.11
*Updated I2P-Fox to v8.0, including all updates for addons.
*Updated Robert to v0.0.30-72

Download: http://www.multiupload.com/KDHQ1G3WY0

SHA-256 : B834DD9696B211DEB439636D1DCCB69C3C7E89E8F71D92A7F134373898F25C3E


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Current package contents:
- I2P (v.0.8.11)
- Java Runtimes (v6 update 26)
- Portable Firefox (v8.0) (preconfigured proxy settings + (live)-bookmarks)
- Addons for firefox: NoScript, RefControl, RequestPolicy, Ghostery
- Simple I2P Chat (SIC) (v0.1) (simple chat)
- I2P-Messenger (v0.2.21) (instant messenger)
- I2P-Bote (0.2.6) (distributed email)
- Robert (v0.0.30-72) (torrent client with many options, uTorrent-like)
- PChat (xchat fork configured to connect anonymously to I2P's IRC servers)
- iMule (v1.4.5) (filesharing program)
- Seedless + Neodatis plugin
- GPG + GUI (GPGShell as gui, all tools accessable from tray icon)

Chili - Cyber-attaques sur Internet et bombe artisanale contre un quotidien : “l'intolérance menace le débat public”


Le dialogue de sourd perdure entre le gouvernement et le vaste mouvement protestataire, emmené par les étudiants, qui traverse le pays depuis le début de l'année. Dans un climat de tension sociale accrue, où les débordements violents polluent des manifestations en général pacifiques et où les journalistes sont de plus en plus exposés aux réactions répressives et hostiles, Reporters sans frontières craint désormais des répercussions dommageables pour l'activité des médias au détriment d'un nécessaire débat public.

“Qu'elle soit alternative ou traditionnelle, c'est la presse chilienne dans son ensemble qui est affectée par les récentes attaques en ligne contre trois sites d'informations ou l'attentat à la bombe artisanale contre le groupe Copesa, éditeur du quotidien La Tercera. Ce climat doit cesser grâce à l'action de la justice mais également via la réponse politique à la demande citoyenne de pluralisme. Ce large débat, mobilisant toute la société, ne peut plus attendre. En son absence, l'intolérance risque d'accélérer une polarisation dangereuse”, a déclaré Reporters sans frontières.

Craignant lui aussi cette polarisation, Mauricio Tolosa, cofondateur et animateur de Sitiocero a été la cible le 4 novembre dernier, qui lui a fait perdre tous ses document enregistrés depuis le mois de juin et l'a obligé à suspendre son activité pendant vingt-quatre heures. Les sites alternatifs La Otra Voz et Puro Periodismo ont également subi des offensives en ligne pendant la même période mais sans connaître les mêmes dommages. “Tant notre site que les deux autres sont des supports d'analyse, de mise en contexte, qui brassent des thèmes larges et d'intérêt citoyen, et non pas directement des sites politiques et militants”, a déploré auprès de Reporters sans frontières Mauricio Tolosa, qui revendique environ 200 000 visiteurs sur les pages du site au cours des six derniers mois. D'après une source proche des Anonymous contactée par la rédaction de Sitiocero, les hackers appartiendraient à la mouvance néonazie.

Trois jours plus tôt, toujours à Santiago, les locaux du groupe Copesa abritant le siège de La Tercera, l'un des deux principaux quotidiens du pays, ont été endommagés par l'explosion d'une bombe artisanale qui n'a heureusement pas fait de blessés. Cet attentat a été revendiqué en ligne trois jours plus tard par un mystérieux Commando autonome Voltaire Argandoña/F.A.I-F.R.I, qui prétend “générer l'insécurité” contre La Tercera et cible en particulier les journalistes Andrés López et Sebastián Labrín.

Reporters sans frontières condamne sans réserve des actes de violences assortis d'incitation à la haine et de menaces contre la vie d'autrui. Notre organisation attend les résultats des enquêtes en cours dans des affaires qui sont autant de mauvais signaux pour la libre circulation des idées et des opinions.

L'accès à Internet proposé par une municipalité communiste

A Montataire, dans l'Oise, les habitants peuvent souscrire à un abonnement Internet par câble proposé par un établissement public communal. A partir de 15 euros par mois pour Internet + TV. Un modèle à suivre dans les autres mairies ? [Lire la suite]

Origines de la crise (fin) : CDO et p’tites pépées…

(ou comment développer un système financier planétaire hyper casse-gueule qui affame la moitié de la planète, déstabilise l’économie du reste du monde et enrichit une poignée de tarés en costard-cravate adeptes des martini-gin et des clubs de streching…)


Si vous voulez connaître les derniers détails du raz-de-marée parti en 2007 depuis le pays des adeptes des dindes géantes de Thanks-Giving, raz-de-marée qui s’est pointé en 2008 en Europe (pour être vaguement colmaté à coups de renflouement des banques) et qui s’est de nouveau répandu en 2011, c’est maintenant qu’il faut rester vigilant. Tout réside dans la bonne compréhension des épisodes précédents : c’est à partir de tout cet enchaînement historique (décrit dans les épisodes ouane, tou, fri, faure) qu’on peut arriver à capter comment, à la charnière du XXème et du XXIème siècle, le système s’emballe encore un peu plus pour donner l’hérésie actuelle. Autant dire un système financier déchaîné, sauvage, débridé, et sous l’effet d’une hypertrophie telle que des nations industrielles ultra riches ne sont plus en capacité de lui résister.

Une eurodéputée demande à Bruxelles de vérifier la légalité de Facebook

L'eurodéputée Françoise Castex s'interroge sur la conformité de Facebook avec la législation de l'Union européenne. Face aux multiples affaires liées au réseau social, la parmentaire a demandé à Bruxelles de se pencher sur cette question. [Lire la suite]

Etats-Unis - “Réunion illégale”, “conduite inappropriée” : inculpations absurdes de journalistes présents dans les mouvements Occupy Wall Street


Parfois arrêtés et presque aussitôt relâchés. Parfois détenus, libérés mais inculpés pour “réunion illégale”, “conduite inappropriée” ou “défaut d'accréditation”. Les journalistes présents dans les cortèges ou les assemblées du mouvement Occupy Wall Street font non seulement face à de fréquentes brutalités des forces de l'ordre, mais aussi à une sorte de loterie judiciaire à la suite de leur interpellation. La situation varie selon les États et les législations locales, mais n'en signifie pas moins synonyme d'atteinte à la liberté d'informer. Elle vaut autant pour des professionnels des médias que pour des blogueurs ou des militants assurant leur propre couverture des événements.

“Chaque récit, quel que soit le lieu, présente un point commun : dans tous les cas portés à notre connaissance l'intéressé a assuré s'être identifié comme journaliste auprès des forces de l'ordre. En vain. Cette attitude accrédite l'hypothèse qu'au-delà du mouvement lui-même, c'est l'information en soi sur Occupy Wall Street, qui est entravée. S'agit-il de nier à tout prix des nouvelles dont l'intérêt public est aussi évident ? Si tel est le cas, le Premier amendement de la Constitution est vidé de sa substance. L'autre question porte sur la nature des inculpations, parfois maintenues, parfois abandonnées et très variables dans leur définition pour une ‘infraction' a priori identique. Au nom du droit d'informer et d'être informé, consacré par la Constitution, nous demandons aux juridictions concernées de lever toute charge contre des individus menant pacifiquement leur activité”, a déclaré Reporters sans frontières.

Deux cas connus survenus le 2 novembre 2011 concernent la photographe du Milwaukee Journal Sentinel, Kristyna Wentz-Graff (photo) et la journaliste indépendante et dessinatrice Susie Cagle. La première a été arrêtée lors d'une manifestation devant les locaux de l'Université du Wisconsin à Milwaukee, avant d'être libérée sans inculpation. La seconde a subi le même sort à Oakland (Californie) et sa détention a duré près de quatorze heures dans deux prisons. Malgré sa remise en liberté, Susie Cagle reste inculpée de “réunion illégale” (“unlawful assembly”). Elle devra comparaitre au tribunal en décembre.

Toujours à Oakland, au cours des manifestations de la semaine précédente, la police a fait usage de son arme en direction du vidéaste Scott Campbell, 30 ans, dans un moment de confrontation entre forces de l'ordre et protestataires. L'affaire, révélée par la presse locale le 7 novembre a causé l'embarras des autorités, y compris policières, lesquels ont admis un “usage de la force non provoqué et inapproprié”. Le 6 novembre, à Orlando (Floride), onze manifestants du collectif Occupy Orlando ont été arrêtés, dont deux membres de l'équipe média, privant le mouvement de toute diffusion d'images.

A Nashville (Tennessee), le 30 octobre, John Meador, du Nashville Scene Reporter a été arrêté, après avoir présenté son badge de presse à deux reprises, lors d'une manifestation devant le capitole de l'État. Le journaliste est désormais poursuivi pour “franchissement illicite” (“criminal trespass”) et “nuisance publique” (“public intoxication”).

Les premiers journalistes arrêtés lors des grandes manifestations inaugurales de New York connaissent, eux aussi, des sorts judiciaires variables. Détenu pendant huit heures le 24 septembre pour un défaut d'accréditation, John Farley, du magazine MetroFocus, a été relaxé, le 2 novembre, de l'accusation de “conduite désordonnée” (“disorderly conduct”). Tel n'est pas le cas de Natasha Lennard, collaboratrice indépendante du New York Times, et de Kristen Gwynne, du site AlterNet, arrêtées le 1er octobre.

Les « Indignés » après le sommet du G-20

LES RÊVES DES INDIGNÉS Qu'ont en commun les « Indignés », Michael Moore et Noam Chomsky ? Ces trois personnages – très médiatisés – ont un point en commun : ils rêvassent tous les trois. Non seulement ils rêvent mais chacun d'entre eux prend ses rêves pour la réalité, et chacun croit que, s'il rêve assez fort, il parviendra à transformer le monde. Malheureusement, ce monde cruel dans lequel nous souffrons ne changera pas par l'action des « Illuminatis » (...)

mercredi 9 novembre 2011

Taxes sur les semences : la liberté agricole en danger

Depuis 2001, l'industrie semencière française prélève une Contribution Volontaire Obligatoire (CVO) auprès des paysans qui réutilisent leur propre récolte de blé tendre comme semences. Aujourd'hui, alors que la spéculation sur les prix des céréales déclenche une nouvelle crise alimentaire mondiale, l'Union Française des Semenciers (UFS) réclame une augmentation de cette taxe sur les semences de ferme et sa généralisation à toutes les espèces cultivées. Le 9 novembre, (...)

Comprendre et contourner la censure sur Internet (infographie)

Comment faire comprendre au grand public comment fonctionne la censure sur Internet, et quels outils utiliser pour la contourner ? En guise de réponse, le site Hardabud.com nous propose de découvrir cette infographie qui évite d'entrer dans des détails techniques trop complexes, et qui a pour avantage de faire comprendre l'essentiel des méthodes de filtrage et de blocage et les moyens qui peuvent être employés pour les détourner. L'infographie est publiée sous licence Creative Commons By, qui autorise sa reproduction à la seule condition d'en citer l'auteur. [Lire la suite]

UMP piratée : Marland-Militello dénonce les cyber-idéalistes

Il fallait que 3M s'en mêle bien sûr

La députée UMP Muriel Marland-Militello a réagi ce mercredi à la fuite de données personnelles concernant un millier de cadres UMP. L'élue dénonce la béatitude des "cyber-idéalistes" et plaide pour une régulation efficace sur le net afin de protéger les droits et les libertés de chacun. [Lire la suite]

Surveillance du net : un député demande à Claude Guéant de s'expliquer

Le député socialiste Hervé Féron a demandé mardi au ministère de l'intérieur qu'il explique pourquoi le nombre de demandes d'informations sur les internautes adressées à Google a augmenté de près d'un tiers au premier semestre, faisant de la France le 3ème pays au monde le plus demandeur de données personnelles. [Lire la suite]

Origines de la crise (4) : si tu recules je te dérégule…

(comment les maîtres du monde montent d’un cran la déréglementation des échanges et de la finance pour créer The Big Market of The World qui va finir par tout avaler et nous mener là où on en est…)
Attention, restez concentrés, ne lâchez pas l’affaire, même si la décennie 90 dont on va parler est super costaude niveau comprenette, tellement ça bouge dans tous les coins, il faut vraiment se coltiner les délires financiaro-économiques qu’elle a mise en œuvre pour avoir une idée du comment-qu’on-en-est-arrivés-là. Si vous avez bien suivi les épisodes « ouane-tou-fri of the saga », vous savez que les taux de changes sont flottants, que les privatisations vont bon train, que le flouze circule pas mal, que les dettes grossissent et que les pousseurs de chariots d’Europe et des States signent des crédits aussi facilement qu’on siffle un demi à la terrasse d’un bistrot avec Bébert à la sortie du stade. Mais tout ça n’est rien en comparaison de ce qui va arriver à cette époque. C’était un apéro les 70′s et les 80′s, une rigolade côté économie libérale comparée aux 90′s. Bon, on y va, ça va saigner.

Chine - Les leaders de l'Internet chinois collaborent avec le gouvernement pour renforcer le contrôle du Net


Les autorités chinoises ne faiblissent pas dans leur volonté de contrôler le Net. Les dirigeants des entreprises de technologies et télécommunication ont été invités par le Bureau d'Information et d'Internet à se réunir avec les responsables du gouvernement, lors d'une rencontre de trois jours qui s'est achevée le 6 novembre 2011. Les entreprises Sina Corp (qui détient le site de micro-blogging Sina Weibo), Baidu (moteur de recherche) et Tencent (propriétaire du service de messagerie QQ) étaient représentées, parmi une quarantaine de sociétés.


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Robin Li, CEO de Baidu, et Charles Chao, CEO de Sina Corp.


Les leaders du Net chinois se sont engagés à appliquer les directives du gouvernement en matière de surveillance d'Internet. Les entreprises ont promis de lutter contre la pornographie en ligne, la fraude sur Internet et la diffusion de rumeurs et de fausses informations. Une collaboration que Reporters sans frontières déplore, et qui fait de ces entreprises des complices de la cybercensure.

Maio Wei, le Ministre de l'Industrie et des technologies de l'information, a encouragé les entreprises de télécommunications à investir davantage dans la surveillance de leurs utilisateurs.

Le gouvernement chinois semble restreindre toujours plus la libre circulation de l'information. Fin octobre 2011, les informations à propos d'émeutes dans l'est du pays avaient été filtrées, et les recherches sur le bourg de Zhili, lieu des incidents, avaient été bloquées. Les autorités ont également accentué leur contrôle du Net en Mongolie intérieure, suite aux protestations consécutives au décès d'un éleveur mongol le 20 octobre 2011. De nombreux sites mongols avaient appelé à manifester contre les tentatives du gouvernement pour étouffer l'affaire, et plusieurs ont été bloqués dès le 27 octobre 2011, comme Boljoo, Mongolian BBS et Medege.

La Chine fait partie de la liste des Ennemis d'Internet établie par Reporters sans frontières, et est placée 171ème sur 178 pays dans le classement mondial de la liberté de la presse.



La situation de la liberté d'expression se dégrade encore en Chine

27.10.2011

La Chine persiste dans sa politique liberticide à l'égard des blogueurs, journalistes et activistes, amenant les Etats-Unis à demander, le 19 octobre 2011, des éclaircissements sur les "restrictions à l'Internet en Chine", en violation des règles de l'Organisation mondiale du commerce (OMC).

La porte-parole de la diplomatie chinoise, Jiang Yu, a opposé une fin de non-recevoir à la requête américaine, déclarant, le 20 octobre dernier : "Nous nous opposons à ce que la liberté sur Internet serve d'excuse pour s'ingérer dans les affaires intérieures d'autres pays". Elle a ajouté : “Le gouvernement chinois encourage et soutient activement Internet et protège la liberté d'expression des citoyens”. Reporters sans frontières déplore la politique obsessionnelle de contrôle du Net et la propagande mensongère des autorités, alors que le nombre d'internautes a atteint les 500 millions et que l'utilisation des microblogs a explosé. L'organisation a recensé de nombreux cas récents qui illustrent l'étendue de la censure et de la répression à l'égard des blogueurs et des activistes en ligne.

Propagande

Le 20 octobre 2011, un éleveur mongol, M. Zorigt, a été écrasé par un camion de transport de pétrole chinois alors qu'il essayait de protéger ses terres, à Huhtolgoi Gachaa, en Mongolie Intérieure. Les autorités ont tenté d'étouffer l'affaire, et de faire passer la mort du berger pour un accident de la route. L'agence de presse officielle Xinhua a notamment publié un article soutenant cette version officielle des faits.

Les net-citoyens de Mongolie intérieure ont lancé un mouvement de protestation. Un appel à manifester circule actuellement sur Internet, en chinois et en mongol, malgré la censure des autorités chinoises. Plusieurs articles sur ce sujet ont “disparu” de la Toile chinoise.

La police locale aurait menacé les membres de la famille de l'éleveur et leur aurait interdit d'évoquer le drame. Toute forme de rassemblement est strictement interdite dans le district d'Uushin. Reporters sans frontières demande aux autorités de laisser les journalistes et blogueurs enquêter sur cette affaire et rendre public les résultats de leurs recherches.

Cinq mois plus tôt, de nombreuses manifestations avaient eu lieu dans le Sud de la Mongolie pour dénoncer la mort de M. Mergen, un autre éleveur tué dans des circonstances similaires. Plusieurs éleveurs ont été battus ou agressés lors de conflits liés au transport et à l'exploitation du pétrole et du gaz.

Des messages de propagande, provenant probablement des “50 cents”, blogueurs payés par le gouvernement, ont fleuri sur Internet. Un post annonce notamment : “chers étudiants et amis, ce n'était qu'un accident de la route. Certaines personnes mal intentionnées l'interprètent comme un conflit ethnique, ou en lien avec le pétrole ou le gaz. Le gouvernement prend ce cas très au sérieux. (....). Nous espérons que les étudiants ne croiront pas les rumeurs (...)”.

Censure du Net

Le plénum du Parti Communiste Chinois (PCC), qui s'est tenu du 15 au 18 octobre 2011, officiellement consacré aux “réformes culturelles”, a, en réalité, été l'occasion pour le gouvernement de légiférer à nouveau sur le contrôle du web. A l'issue du congrès, une directive visant à préserver la “sécurité” et élargir “l'influence” de la culture chinoise a été adoptée, laissant présager un renforcement du dispositif de censure.

Pour le PCC, “réformer le système culturel” signifie “s'assurer que les médias travaillent pour ses objectifs” en encourageant “le sentiment patriotique et nationaliste”, a déclaré Willy Lam, de la Chinese University à Hong Kong, à l'AFP. Le gouvernement chinois a toujours plus de mal, malgré le “Great Firewall” (“Grande Muraille de la censure”), à contrôler le flux des informations et critiques à son égard sur le Net. Les services de propagande du PCC ont récemment accentué leur pression sur les acteurs du Net chinois : Li Changchun, responsable de la propagande du régime, a rencontré Robin Li, le patron du principal moteur de recherche chinois, Baidu, en septembre. D'autres responsables ont également rencontré les patrons de Youku (équivalent chinois de Youtube) et Sina (site de micro-blogging), afin de les inviter à aligner leurs politiques commerciales sur les mesures politiques chinoises.

Plusieurs mots clés ont également été récemment censurés sur Internet : il est désormais impossible pour les internautes de combiner le mot “occuper” suivi d'une ville chinoise (ex : “Occupy Beijing”(占领北京), “Occupy Shanghai”(占领上海)...) dans leurs recherches sur le web, les autorités craignant la propagation du mouvement “Occupy Wall Street”. Le mot “jasmin”, du nom de la révolution qui a mis fin au régime de Ben Ali en Tunisie, est également censuré. Une liste non exhaustive des termes censurés sur le Net chinois a été publiée sur le site du China Digital Times.

Arrestations d'internautes pour diffusion de “rumeurs”

Reporters sans frontières condamne l'instrumentalisation de la lutte contre les “rumeurs” qui sert en réalité de prétexte au gouvernement chinois pour faire taire les voix dissidentes et justifier des arrestations arbitraires.

Dans un communiqué publié le 25 octobre 2011 sur des sites du gouvernement chinois, le Bureau d'information de l'Internet a annoncé que la loi interdisant la divulgation de rumeurs avait déjà été appliquée à plusieurs reprises contre des net-citoyens ayant publié des contenus sensibles. Le Bureau a également affirmé sa volonté de poursuivre ses efforts pour “arrêter les rumeurs et punir les individus et les sites web qui les propagent”.

Un étudiant du Yunnan a été interpellé pour avoir diffusé de “fausses informations” sur une affaire de meurtre sur des forums et des blogs. Un résident de Shanghai a quant à lui été détenu pendant quinze jours pour avoir mis en ligne des documents fiscaux prétendument “falsifiés”. Un site web dédié au récent accident d'un avion militaire a également reçu un avertissement pour avoir diffusé l'information sans “confirmation de la source ni des faits”.

Intimidations et harcèlement

Reporters sans frontières dénonce les pressions exercées par les autorités chinoises sur la cyberdissidente Govruud Huuchinhuu assignée à résidence surveillée depuis novembre 2010.

Selon Xi Hai Ming (ショブチョード・テムチルト), un dissident de Mongolie intérieure réfugié en Allemagne, Govruud Huuchinhuu fait l'objet d'un harcèlement permanent depuis des années : “elle est sous surveillance, son téléphone est sur écoute, son accès Internet a été coupé, mais elle ne s'avoue pas vaincue”, a-t-il déclaré au Southern Mongolian Human Rights Information Center (SMHRIC).

Dans une lettre ouverte accessible sur le site du SMHRIC, M. Cheel, le fils de Govruud Huuchinhuu, appelle les autorités chinoises à libérer sa mère et l'opinion publique à se mobiliser. Il décrit les intimidations qu'elle subit. Sous pression permanente, son état de santé se serait dégradé.

Condamnation d'activistes

Reporters sans frontières déplore le rejet de la demande d'appel de la cyberdissidente Wang Lihong (王荔蕻), annoncé le 20 octobre 2011, par le tribunal de Pékin. La condamnation à neuf mois de prison, prononcée le 12 août dernier, est maintenue par la Cour.


Chinese Internet Activist Wang Lihong Given 9... par NTDTV

Wang Lihong est accusée d'avoir “troublé l'ordre public” lorsqu'elle a organisé, via Internet, en mars 2011, une manifestation de soutien à trois blogueurs jugés pour diffamation par le tribunal de Fuzhou, dans le sud de la Chine. Arrêtée le 21 mars dernier, elle a été détenue cinq mois avant d'être traduite en justice, le 12 août 2011.

Han Yicun, un de ses avocats, a déclaré que le procès n'avait pas été équitable et que le juge avait fait obstruction en interrompant à plusieurs reprises la défense et l'accusée.

L'artiste Ai Weiwei a apporté son soutien à la blogueuse via un tweet en août 2011 (en chinois et en anglais). Un blog de soutien et une pétition sur Twitter sont également accessibles sur le net.

Vers une légalisation des “disparitions” ?

Un projet de loi actuellement à l'étude vise à amender le code pénal chinois afin de légaliser les “disparitions” forcées. Les suspects pourraient à l'avenir être arrêtés et détenus dans un lieu tenu secret, sans que leurs proches soient prévenus, et ce pour une durée variable. Reporters sans frontières dénonce cette disposition qui viole les droits fondamentaux, et s'inquiète des conséquences d'un tel amendement qui permettrait au gouvernement de museler toute forme de contestation sans fournir de justification publique. L'organisation rappelle qu'elle est toujours sans nouvelles de l'avocat des droits de l'homme Gao Zhisheng.

La Chine fait partie de la liste des Ennemis d'Internet établie par Reporters sans frontières, et est placée 171ème sur 178 pays dans le classement mondial de la liberté de la presse en 2010. L'organisation rappelle également que Liu Xiaobo est toujours détenu, un an après avoir obtenu le prix Nobel de la paix.

mardi 8 novembre 2011

Sri Lanka - Le gouvernement censure les sites critiques à son égard et tente de justifier ses actes par la loi


Quatre sites d'information indépendants majeurs, SriLankaMirror, SriLankaGuardian, Paparacigossip9, et LankaWayNews, ont été bloqués sur ordre du ministère de l'Information, le 6 novembre 2011, soit un jour après avoir subitement annoncé que “tout site d'informations portant sur le Sri Lanka, (doit) s'enregistrer auprès du ministère, au plus vite”.

“Nous condamnons cette mesure qui renforce la mainmise du gouvernement sur les médias en ligne. Alors que plusieurs sites d'information sont déjà bloqués par le régime, l'obligation de s'enregistrer auprès du ministère de l'Information et des médias met sérieusement en danger la liberté d'informer sur Internet, déjà fortement réduite. Nous condamnons toute tentative du gouvernement sri lankais de contrôler l'information sur l'affaire du “White Flag” et les critiques à son égard, aussi virulentes soient-elles, et pour lesquels plusieurs journalistes ont été menacés”, a déclaré Reporters sans frontières.

“Le ministère de l'Information doit revenir sur ces blocages et annuler cette réglementation. Nous appelons enfin les entreprises de télécommunication privées à cesser tout blocage de sites en collaboration avec les autorités sri lankaises”, a ajouté l'organisation.

Les sites d'information devront désormais s'enregistrer auprès du ministère de l'Information et des médias du Sri Lanka pour obtenir une accréditation. Cette décision, annoncée le 5 novembre 2011, intervient après une déclaration de W.B. Ganegala, secrétaire du ministère, qui avait affirmé, le même jour, que de trop nombreuses plaintes pour diffamation avaient été déposées contre ces sites. Les modalités de l'enregistrement ne sont pas encore connues, pas plus que les sanctions prévues pour les sites refusant de se soumettre à la loi. Certains journalistes des sites d'information se seraient déjà rendus au ministère afin d'obtenir le formulaire d'enregistrement, et auraient découvert qu'aucune procédure n'avait encore été mise en place.

Le nombre de sites censurés au Sri Lanka n'a cessé d'augmenter ces dernières semaines. C'est d'abord le site Lanka-e-News qui avait été bloqué dès la fin du mois d'octobre 2011 par Sri Lanka Telecom (SLT), détenu par l'Etat, et le fournisseur d'accès à Internet privé Dialog Axiata PLC, sans qu'aucune explication ne soit fournie à la direction du site. A cette occasion, Reporters sans frontières avait interviewé Sandaruwan Senadheera, rédacteur en chef de Lanka-e-News (lire l'interview). Ce blocage a été confirmé par une décision de la justice sri lankaise rendue le 8 novembre 2011.

Le Sri Lanka fait partie des Pays sous surveillance et se situe à la 158ème place, sur 178 pays, dans le classement annuel de la liberté de la presse de Reporters sans frontière.

Le Parti Pirate allemand ||veut chavirer la politique


QG du Parti Pirate à Berlin, novembre 2011


Jouer les « trolls » le plus sérieusement du monde. Un mois et demi après avoir remporté quinze sièges au Parlement de Berlin, le Parti Pirate opte à court terme pour ce rôle, comme nous l’a expliqué Pavel Mayer [de], un des élus :


Comme parti d’opposition, vous pointez les failles, vous trollez le gouvernement, c’est votre boulot.


Le tout jeune parti, cinq ans d’existence en Allemagne, ne rejoindra donc pas une coalition. Une prise de position pragmatique, nous a argumenté Alex Morlang [de], un autre élu :


En Allemagne, des partis surgis de nulle part ont explosé, ils ont rejoint une coalition et ils ont perdu. Il est difficile et long d’apprendre comment le système marche, ce n’est pas une option, si nous rejoignons la coalition, nous serons réduits en pièce ou déchiquetés. Nous avons tant à faire, le premier trimestre sera consacré au budget, c’est un travail de spécialiste. La première étape sera d’apprendre à survivre ici, même en tant que parti d’opposition. Nous cherchons d’abord à travailler ensemble, au sein du groupe, ce que nous n’avons jamais fait. Il faut que nous restions soudés, si l’un d’entre nous part, il n’y a plus de groupe.


Ouvrir la porte par principe


S’il a bien été question de laisser la porte ouverte à des négociations, début octobre, c’est par principe et sans illusions. Pavel clarifie ce point :


Nous voulions montrer au public que nous ne sommes pas des gens qui fuyons leurs responsabilités et seulement en s’opposant aux idées des autres. Vous ne pouvez pas concrétiser vos idées, ce qui est notre but. Les autres partis n’ont pas voulu nous parler, il n’y a donc pas encore eu de négociations.


Alex Morlang à la section locale de Prenzlauerberg, Berlin, novembre 2011


« Le SPD a le choix entre une coalition avec les Verts, qui a échoué pour des raisons assez complexes, et avec la CDU, précise Frédéric Happe, correspond à Berlin de l’AFP. Les Pirates ne pourraient entrer en jeu que dans deux “constellations” tout aussi irréalistes l’une que l’autre. D’une part Rot-Rot-Orange, avec le SPD et die Linke, car le PP a indiqué qu’ils auraient du mal à collaborer avec Die Linke, notamment en raison des liens ou une part de nostalgie de certains de ses membres envers la RDA et la Stasi, l’ancienne police politique de l’Allemagne de l’Est ; ou Schwarz-Grün-Orange (la CDU et les Verts). On imagine mal les Verts accepter de coopérer avec les Pirates qui ont gagné le gros de leurs presque 9% en rognant sur l’électorat contestataire écologiste. »


Toutefois, dans la jungle parlementaire, certains seront plus amicaux que d’autres : « Nous essayerons aussi de former des alliances, nous avons des choses en commun avec les Verts et die Linke », poursuit Alex Morlang. Des Verts pas si rancuniers que ça, à l’en croire : « il y a trente ans, les partis détestaient les Verts, ils ont fait tout ce qu’ils ont pu pour les bloquer. Les Verts ont donc pris une décision pour nous soutenir car ils ne veulent pas que cela se reproduise pour d’autres. »


De même, cela n’exclut pas des alliances au niveau des arrondissements : « Le PP a fait quatre propositions et ils ont parlé aux Verts, qui étaient ennuyés de voir ces jeunes débouler et vouloir changer les règles. Ils en ont parlé aussi avec le SPD et Die Linke, ils en ont même parlé à la petite fraction conservatrice de quatre personnes. À la fin tous ont voté pour nos propositions », détaille Alex.


Affiches de la dernière campagne berlinoise


Si coalition il doit y avoir à Berlin, ce sera plus tard, d’ici deux ans avance Pavel, après avoir ouvert le capot de la machine. En bon hacker -il est proche du Chaos Computer Club, célèbre club de hackers, ces adeptes de la bidouille technologique-, Pavel file la métaphore informatique :


La machine politique du Parlement a des boutons, des leviers, que vous pouvez contrôler, vous devez comprendre ce qui se passe si vous les actionnez. On modifie la machine quand on sait exactement comment elle fonctionne.


Pavel s’est déjà attelé à cette tâche, dès la session inaugurale, fin octobre. Il a annoncé que le règlement intérieur devait évoluer afin que le parlementaire en tant qu’individu ait plus de pouvoir, car actuellement, il favorise le groupe. « Cela fausse le principe de démocratie, avance-t-il. Un élu, qui représente 20.000 citoyens, est amené à faire le choix du groupe, au lieu du sien. » Une tentative d’« update », de « patch incrémental de l’OS » accueillie par de l’incompréhension : « la plupart des autres élus n’ont pas compris. Ils sont là depuis 10, 20 ans, ils ne questionnent plus le système. » Il va porter l’affaire devant la Cour constitutionnelle.


« Démocratie liquide »


Aujourd’hui tout frais, tout neuf, le propos exalté où perce parfois une sincère émotion, nos pirates courent le danger le risque de l’institutionnalisation, comme les Verts, broyés par le jeu des coalitions, divisés en deux fractions et embourgeoisés après trente ans dans le jeu politique. Alex se marre :


«Bien sûr que cela nous fait peur ! Comme certains anciens des Verts ont rejoint le PP, nous avons la possibilité de regarder leur histoire, nous sommes assez différents. Les Verts des débuts, comme les Nazis, voulaient protéger les arbres allemands, et de l’autre côté, il y avait des féministes et des pacifistes, qui discutaient de savoir s’il fallait imprimer, beaucoup de débats chronophages. Maintenant nous avons Internet, beaucoup de choses sont devenues possibles. Nous avons des pad, des wiki, nous pouvons travailler indépendamment du temps et de l’espace, l’esprit le plus brillant peut collaborer, cela change les choses de façon fondamentale. La prochaine étape, c’est la démocratie liquide. »


La démocratie liquide consiste somme toute à revenir aux fondamentaux de la démocratie, en permettant aux gens de participer directement au processus politique : proposer des initiatives, les soutenir, les amender. L’accent est mis sur l’horizontalité, la transparence et l’obligation d’être constructif : vains trolls, passez votre chemin. Sa mise en œuvre passe par un outil tout neuf développé par le PP allemand depuis 2009, LiquidFeedback [en]. Il est déjà aussi utilisé en Autriche, en Suisse et au Brésil. On attend encore la traduction française.


Pavel Mayer, élu du Parti Pirate à Berlin, novembre 2011


L’outil est là, opérationnel, mais les citoyens s’en empareront-ils ? « Au niveau fédéral, ⅓ du PP participe, argumente Alex. L’idée attire les gens, certains nous ont rejoint pour ça. En Bavière, le système n’est pas implémenté, les gens qui sont venus l’utiliser demandent “où est-il, où est-il ?” » Le propos se fait plus enflammé :


Ce n’est pas l’idée classique de révolution, “emparons-nous de l’usine”, nous n’avons pas pris l’encyclopédie, nous avons construit la nôtre à la place de ça, et ils ont construit des réseaux pour la consommation, on s’en fout, à la place, nous avons construit l’Internet. Ils ont voulu nous vendre des logiciels, on s’en fout, nous avons fait des logiciels libres, ils nous disent comment diriger un gouvernement, on s’en fout.


On s’en fout, sauf que la loi ne permet pas de considérer des serveurs informatiques comme un membre du PP et que la prise de décision passe toujours pas le bureau ou le convent.


Des sauveurs, pas des ennemis


Un tantinet optimiste, – voire prétentieux ? -, Pavel estime que cette envie de changement est au fond partagée par les politiques :


Les autres parties placent beaucoup d’espoir en nous. Ils pensent que nous avons un secret qu’ils doivent apprendre, ils ne nous attaquent pas vraiment encore, ils sont curieux, ils ne nous regardent pas comme les ennemis mais comme les sauveurs. Ils commencent à comprendre que la société change, vers la société de l’information. Ils ne la comprennent pas mais veulent l’embrasser, c’est le futur, ils ne peuvent l’éviter.


Pourtant, quand de jeunes Verts ont proposé d’implémenter LiquidFeedback, les anciens ont refusé. Démocratie pâteuse.


Texte : Sabine Blanc


Photos : Ophelia Noor

Israël - Cinq journalistes arrêtés par l'armée israélienne ; deux toujours détenus

Reporters sans frontières condamne fermement l'arrestation, le 4 novembre 2011, par l'armée israélienne de cinq journalistes à bord des deux flottilles solidaires qui tentaient de briser le blocus de la bande de Gaza imposé par Israël depuis l'arrivée au pouvoir du Hamas à Gaza. Deux d'entre eux sont toujours détenus.

Affrétés en Turquie, les bateaux, qui battaient pavillons irlandais et canadien, transportaient des médicaments à destination de Gaza. Les autorités israéliennes ont arraisonné les embarcations alors qu'elles se trouvaient à 45 milles nautiques de la bande de Gaza et ont procédé à l'arrestation des membres embarqués, dont les cinq journalistes, conduits au centre de détention de Givon.

Parmi les 27 personnes arrêtées à bord des deux navires, se trouvaient la journaliste Lina Attalah, de la section anglaise du quotidien égyptien Al-Masry Al-Youm, Casey Kauffmann d'Al-Jazeera English, Ayman Al-Zubair d'Al-Jazeera, Jihan Hafiz, correspondante de l'organisation Democracy Now de nationalité américaine et Hassan Ghani, de la chaîne Press TV.

Le lendemain, les trois journalistes du quotidien égyptien et d'Al-Jazeera ont été expulsés du territoire israélien. Le matériel d'enregistrement de Lina Attalah aurait été confisqué par l'armée. Quant à Jihan Hafiz et Hassan Ghani, ils sont toujours incarcérés.

Les autorités israéliennes ont demandé aux journalistes de signer un document écrit en hébreu, dans lequel ils reconnaissent être entrés illégalement en Israël et ne pas être autorisés à s'y rendre à nouveau pendant dix ans. Reporters sans frontières a également appris que l'armée a exercé des pressions sur les journalistes pour signer le document.

Jihan Hafiz aurait quant à elle refusé de le signer, exigeant une traduction en arabe ou en anglais. Demande qui a trouvé une fin de non recevoir.

Reporters sans frontières est également très inquiète du sort du journaliste britannique Hassan Ghani, travaillant pour la chaîne en anglais de la République islamique d'Iran Press TV, toujours en détention. Hassan Ghani avait déjà été arrêté en mai 2010, alors qu'il couvrait une opération similaire. D'après le témoignage de journalistes arrêtés en même temps, il a été immédiatement placé en détention à l'écart des autres personnes interpellées.

Reporters sans frontières exige des autorités israéliennes la libération immédiate de Jihan Hafiz et de Hassan Ghani ainsi que la restitution intégrale du matériel technique confisqué par l'armée israélienne aux professionnels de l'information venus couvrir cette opération humanitaire.

En août dernier, les autorités israéliennes avaient empêché les passagers et les journalistes devant participer à une nouvelle flottille d'embarquer. Le 26 juin 2011, le directeur du bureau de presse du gouvernement avait décidé que les journalistes embarquant à bord d'une flottille à destination de Gaza seraient considérés comme hors-la-loi, et par conséquent seraient interdits d'entrer en Israël pour dix ans. Devant le tollé suscité par cette annonce, le Premier ministre israélien était revenu sur cette décision le lendemain.

En mai 2010, la « Flottille de la Liberté » à destination de Gaza avait fait l'objet d'un violent assaut de la part de l'armée, faisant 9 morts et 36 blessés parmi les passagers. Les autorités israéliennes avaient temporairement interdit la diffusion de toute information sur les victimes transférées vers les hôpitaux en Israël. Plus d'une soixantaine de journalistes avaient été arrêtés et expulsés. Leur équipement avait été confisqué. Beaucoup en attendent toujours la restitution.

En juin 2009, deux journalistes d'Al-Jazeera, embarqués à bord du bateau “Spirit of Humanity“ pour couvrir une opération humanitaire organisée par l'organisation Free Gaza, avaient été arrêtés par les autorités israéliennes avant d'être expulsés quelques jours plus tard.

Les petites négligences caractérisées de Franck Riester


Pour fêter l’arrivée du député Riester sur Twitter, Reflets.info ne résiste pas à la tentation de contribuer à l’effort pédagogique en matière de sécurité informatique, que nous avions déjà initié avec TMG, et si ardemment souhaité par Franck Riester. Cette volonté pédagogique qui transpire dans HADOPI 1 et 2, brillant texte que le député a honoré de ses plus belles et sincères tirades tout au long des « débats », en tant que rapporteur.


La pédagogie, sur un site web, ça commence souvent par un robots.txt.



Et quand le robots.txt est aussi bavard, et le cms aussi bien « documenté »… on tombe par exemple là dessus… un changelog qui a le bon gout de nous donner le numéro de version… et argh … il n’est pas à jour !



Simple curiosité, une petite recherche dans Google … et là.. c’est le drame , le site est vulnérable à une petite XSS toute mignonette… ça commence à sentir la négligence caractérisée



Et comme on est en pleine période de tragédie grecque, le drame ne s’arrête pas là, la négligence est tellement caractérisée que le site affiche aux 4 vents son (très bavard) Error Log !



EDIT: Le error.log contient un epic path disclosure… carrément énorme, qui ressemble à une bonne blague de geek. L’hébergeur semble tellement fan des travaux du député qu’il a rangé ce site dans un répertoire un peu particulier… Et il est où le site de Franck Riester ? …. DTC !!



Le député Riester ne nous avait pas menti, HADOPI est une loi vraiment très populaire.


Re-EDIT : Le DTC pourrait en fait correspondre à ceci. Il ne s’agirait donc pas de l’acronyme d’un hébergement de type « Dans Ton Cloud ».


Re-Re-Edit : Et pour parfaire le décor, un internaute nous signale une belle fuite de données personnelles sur le site du député Riester, une bien chouette base de données pour spammeurs (vu qu’il y a des données personnelles, Reflets ne communiquera pas le lien) :



Bienvenue sur Twitter monsieur le député, le réseau social qui vous rendra au centuple toute la pédagogie dont vous avez su faire preuve avec Internet… ceci est un échange de bons procédés.


Afin de mieux sécuriser votre site web, nous vous proposons comme solution d’appliquer le patch firewallesque OpenOffice à l’aide la commande


# apt-get install OpenOffice-Fw-edit-beta2

NB : aucune intrusion n’a été réalisée pour accéder à ces données, en cliquant sur les liens de cet article, vous verrez que tout est parfaitement public… peut être le fruit d’une négligence caractérisée, un peu comme le décret d’application qui omet de définir ce qu’est une connexion à Internet ?… allez savoir.


Billets en relation :




flattr this!

lundi 7 novembre 2011

Origines de la crise (3) : i belieeeeve i caaaaan fly

(ou comment après un deuxième crack pétrolier le cowboy Reagan se lance dans la vente à crédit des entreprises publiques de son pays appuyé par sa copine Margaret, tandis qu’un peu partout on construit des temples marchands à la gloire du libéralisme)


Youpi ! C’est chouette, ultra bat ! On va s’en mettre plein les fouilles sur le dos de tous ces couillons à qui on va vendre du crédit en masse, des saloperies distrayantes et du rêve de pacotille, tout en leur piquant leurs entreprises nationales ! Ouaaaaaaais ! C’est un peu comme ça qu’on pourrait résumer la « première révolution libérale des années 80″, particulièrement poussée du côté de la City de Londres et du pays du rêve en toc, outre-atlantique, chez les tueurs de bison. Le deuxième choc pétrolier de 1979 ne s’est pas bien passé, c’est vrai, on est entré dans une crise économique basée sur un dollar de plus en plus rare, des taux d’intérêts super élevés (donc un crédit très cher) et au final, début 80, le chômage grimpe à mort, mais on s’en cogne. Parce que comme le souffle Friedman à l’oreille de Reagan : « il y a un taux naturel de chômage pour que la démocratie libérale puisse se déployer, l’enrichissement du plus grand nombre passe par la libération des marchés qui s’auto-régulent dans une splendide valse de dévaluations, modifications des taux d’intérêts, rachats, ventes, et surtout élévation des capitaux de la rente ». Alors, le chômage, hein, c’est peanuts…

Pourquoi la théorie libérale prend-elle aussi bien un peu partout alors que c’est en train de merdouiller grave ?

Les journalistes indépendants des favelas confrontés à la censure de l'armée ; attentats et agressions se multiplient en régions

Les opérations de “pacification” de l'armée dans les favelas, au nom de la lutte contre les trafiquants, suscitent des craintes de plus en plus sérieuses en matière de respect des droits de l'homme et des libertés publiques. L'objectif de sécurisation de ces quartiers, dans la perspective de la Coupe du monde de football en 2014 et des Jeux olympiques de 2016, se traduit par une pression accrue sur les forces de l'ordre au détriment des communautés et de leurs propres journalistes. Ce travail d'information réalisé par les habitants des quartiers, en particulier à Rio de Janeiro, doit bénéficier des mêmes garanties de sécurité et d'absence de censure que la couverture produite par les grands médias.

Le mauvais précédent créé au début de ce mois par l'affaire du Complexo do Alemão – conglomérat de treize favelas de Rio de Janeiro – révèle une inquiétude des forces de l'ordre. L'affaire a débuté, le 2 octobre 2011, avec la diffusion d'une vidéo tournée par le reporter local Patrick Granja, montrant le passage à tabac d'un habitant par huit militaires.

Relayant ce contenu sur leurs sites, les équipes du journal A Nova Democracia (AND) et de l' Agence d'informations des favelas (ANF) (http://www.anf.org.br/) se sont heurtées le lendemain à un acte de censure de la part de militaires en faction au moment de tourner de nouvelles images dans la favela.

Empêchés de filmer, les journalistes se sont vu opposer le motif d'une absence d'autorisation de tournage émanant de l'armée, avant d'être filmés à leur tour par les soldats.

“Malgré des excuses ultérieures du commandement qui a expliqué l'incident par un ‘ordre mal interprété', la question se pose : au Brésil, certaines zones ou quartiers seraient-ils sujets à un état d'exception qui suspendrait l'exercice normal du droit d'informer ? Reporters sans frontières partage à cet égard l'inquiétude exprimée par la rédaction de l'ANF. Selon des habitants du Complexo do Alemão, une équipe de la chaîne SBT a également été victime de ces restrictions. La lutte, nécessaire, contre le crime organisé ne doit pas conduire à créer des enclaves où certaines libertés publiques fondamentales seraient moins respectées qu'ailleurs. Le ministère de la Défense ne doit pas transiger sur ce point”, a déclaré Reporters sans frontières.

Les journalistes brésiliens restent exposés à une insécurité élevée dans certains territoires, surtout lorsqu'ils appartiennent à des médias locaux, communautaires ou alternatifs. Cette situation concerne également les blogueurs. Depuis le début de l'année, le pays compte quatre journalistes assassinés en lien direct ou probable avec la profession. Les efforts de lutte contre l'impunité, bien que réels, restent inégaux selon les lieux et les cas.

En moins d'une semaine, trois attaques sérieuses ont été constatées dans plusieurs régions. Elles appellent une mobilisation urgente des autorités. Le 3 octobre à Russas (Ceará, Nord-Est), la maison de Cid Ferreira, animateur de programmes sociaux et politiques pour la radio communautaire Araibú FM, a été la cible de balles. Deux jours plus tard, un attentat du même type a été commis contre la voiture d'un autre journaliste de radio et spécialiste de faits-divers, Sérgio Ricardo de Almeida da Luz, à Toledo (Paraná, Sud). Enfin, le 9 octobre à Itaporã (Mato Grosso du Sud, Centre-Ouest), le journaliste Antonio Carlos Ferrari a été agressé en public par deux membres d'une famille de propriétaires ruraux, mise en cause dans une affaire d'esclavage moderne.

Quand le peuple se rebelle

Le peuple, si on entend par là les classes moyennes et inférieures, aurait surtout aujourd'hui pour mission, et pour définition, le sacrifice : se serrer la ceinture, participer à l'effort de relèvement des comptes, se conduire exemplairement comme le doit un débiteur, rogner sur ses privilèges puisque la conjoncture l'exige. Et outre-Atlantique, où le peuple de la Déclaration d'indépendance, comme celui des droits civils, semble avoir été annihilé depuis longtemps par l'entertainment et les fonds de pension, le peuple ne peut être qu'obtus, milice de blancs-becs racistes du Midwest, le fonds de commerce du Tea Party et des groupes antiavortement. Bref, le peuple, c'est bien connu, si on lui laisse le choix, il vous fabrique un Hitler ou, au mieux, vous promeut au goût du jour une Marine Le Pen et une Sarah Palin. Le peuple, mantra de leader populiste, label d'historien douteux ou d'intellectuel démagogue. Et pourtant. (...)
Source: Le Monde

Hillary Clinton affirme que libertés sur Internet et droit d'auteur vont de pair

Peut-on défendre la propriété intellectuelle sur Internet sans porter atteinte aux libertés d'expression ? Dans une réponse de principe, la Secrétaire d'Etat Hillary Clinton affirme que oui, et promet d'obliger les partenaires des Etats-Unis à défendre les deux concepts avec autant de vigueur. [Lire la suite]

Les « indignés », indignés par les médias (2) : Aux Etats-Unis

Le mouvement d'occupation de Wall Street, débuté fin septembre, a rapidement pris de l'ampleur . Le 6 octobre, des campements ont vu le jour dans près de 146 villes états-uniennes. Ce mouvement s'est heurtés au quasi-silence des grands médias américains, voire à la morgue et au mépris des plus conservateurs d'entre eux,, et particulièrement de Fox News, du magnat Ruppert Murdoch). Comme en juin dernier en Espagne, comme on peut le lire ici même, la critique des médis s'inscrit au coeur du mouvement…
Source: Acrimed

dimanche 6 novembre 2011

Origines de la crise (2) : tu l’a vu mon gros baril ?

(ou comment les pingouins du Golfe Persique se vengent de la séance de rasage de Nixon alors que Giscard vend la souveraineté monétaire du pays aux 450 fromages à la finance internationale)


Pour ceux qui ont suivi l’épisode ouane, nous en étions restés à la fin de la parité du dollar avec l’or et l’adoption des taux de change flottants décidés par Nixon. Il ne faut pas croire que ces mesures ont été sans conséquences. Parce que si l’oncle Tom évitait de se faire doubler par l’économie teutonne (en particulier) avec l’abandon des accords de Bretton Woods, une grosse, une énorme inconnue survenait : la fluctuation de la valeur du dollar.


Il est pas cher mon baril ! qui veut de mon baril ?


Attention, ça devient super bordélique, un vrai western spaghetti à tiroirs à l’échelon planétaire. Premier tiroir : le dollar est dévalué. Ca ne gênait pas énormément les yankees puisqu’un dollar trop fort empêche de se remplir les poches au niveau export. Mais ça en gênait d’autres, les fourgeurs de brut. Deuxième tiroir : le pic de pétrole est atteint et Nixon le sait. La vache ! C’est pas cool pour les ricains de savoir qu’ils vont plus pouvoir siphonner leur sous-sol comme au bon vieux temps, mais surtout devoir devenir dépendants des pingouins du Golfe en devant leur acheter le pétrole. Troisième tiroir : Israël. Le soutien inconditionnel des Youniteude Staitsse of América à l’Etat sioniste ne plaît pas à sa majesté saoudienne qui décide de punir les cow-boys en baissant la production de pétrole de 5% (l’Arabie Saoudite exportait plus de 20% de l’or noir of the world à l’époque, quand même). Quatrième tiroir : la dépréciation du dollar fait perdre beaucoup aux pays membres de l’organisation des pétroleux (OPEP), parce que le prix du baril est indexé sur le dollar, relire le premier tiroir.


Aaaaah ouais, un peu gênant aux entournures pour ses seigneuries de l’OPEP, qui se grattent la tête et décident un truc assez basique : mon prix de baril indexé sur le prix du dollar est plus assez cher pour que je m’en mette plein les fouilles ? Je multiplie le prix de mon baril par 3, oh et puis non, par 4, et 5, 6, enfin bon je te fais payer un maximum comme ça je récupère mes billes perdues sur ton foutu dollar déprécié. Non mais oh ! Résultat des courses : le premier choc pétrolier nous arrive en pleine poire. Conséquences économiques diverses et variées dont : les prix de l’énergie qui flambent, l’augmentation du coût de production des entreprises, la baisse de la consommation la perte d’emplois, enfin bon : le début des 40, voir 50 « misérables » (opposés aux 30 glorieuses) dans lesquelles nous sommes englués d’un point de vue socio-économique. Enfin pas encore trop misérables à l’époque.


Mais tout ça ne nous explique pas pourquoi la crise actuelle a ses origines dans cette période…


Et bien quand même un peu, si. Pas mal même. Parce que le crack pétrolier de 1973 engendre un paquet de trucs déjà en cours mais qui n’étaient pas encore bien établis. Première chose intéressante : l’essoufflement de la production industrielle et l’inflation galopante qui se retrouvent doublées d’un chômage jusqu’alors inconnu (tout ça autour de 1974-75) : cette conjugaison inflation-stagnation économique, la « stagflation » est une sacrée épine dans le pied des pays industrialisés qui vont commencer à faire deux choses : pousser au crédit et alourdir la fiscalité. Et ouais coco, t’empruntes un max et je te taxe un max. Le départ du hold-up de l’économie mondiale par la finance internationale commence à ce moment là. Parce que c’est cette même année du premier crack pétrolier (1973) que Giscard et ses potes décident de jeter la souveraineté monétaire de notre belle France en pâture aux requins de la finance, avec la loi sur la Banque de France. Et que le « problème de la dette » débute.


Mais pourquoi qu’il fait ça Giscard, il était timbré ou quoi ? Il a reçu des valises en échange ?


La question a été posée, et elle est judicieuse : pourquoi Giscard sort-il une loi interdisant à la Banque de France de prêter au Trésor ? Dans son article 25 il est stipulé qu’il est désormais « interdit au Trésor Public d’emprunter directement à la Banque de France à un taux d’intérêt faible ou nul ». Personne n’est dans la tronche de Valery pour expliquer avec 100% de fiabilité pourquoi il l’a fait, mais un petit paquets d’indices peuvent nous aider à nous faire une idée. Premier indice : Pompidou est un ancien banquier de chez Rotschild…et Giscard son ministre de l’économie et des finances. Certains mauvais esprits ont parlé de conflits d’intérêts, mais qui pourrait les croire : on sait bien qu’en France ce genre de choses n’existe pas ! Deuxième indice : Giscard lance la même année, juste après la loi sur la « privatisation de la dette », le fameux emprunt Giscard de 6,5 milliards de francs (5 milliards d’euros corrigés par l’inflation) à 7% d’intérêts indexés sur l’or. Parce que plus il y a d’inflation, moins les prêteurs ont confiance (l’Etat a besoin d’emprunter plus). Donc, son explication à Giscard est la suivante : « La réforme des statuts de la Banque de France, adoptée sous le mandat de Georges Pompidou et lorsque j’étais ministre des Finances, est une réforme moderne qui a transposé en France la pratique en vigueur dans tous les grands pays : il s’agissait à l’époque de constituer un véritable marché des titres à court, moyen et long terme, qu’il soit émis par une entité privée ou publique » et évitant ainsi « une situation d’inflation monétaire permanente ». Super explication de politique anti-inflation, rien à dire. Chapeau l’artiste. En tout cas le super-emprunt Giscard finira par coûter 90 milliards en intérêts et capital une fois remboursé. Et la loi Pompidou-Giscard permettra de vendre l’emprunt d’Etat aux banques privées et débuter le grand carnaval du je-te-tiens-par-la-barbichette entre Etats et finance internationale.


Pourquoi ce grand mouvement de dérégulation monétaire ? Hein, pourquoi ?


Avant d’en finir pour cette deuxième partie des origines (potentielles) de la crise il faut quand même dire quelques mots des « penseurs en économie » de l’époque. Parce que si on commence à entrevoir des raisons logiques et objectives de la dérégulation du système économique (pour ceux qui prenaient des décisions), qu’on pourrait résumer par : stopper le rachat de l’or de la fed, emm…les saoudiens, lutter contre l’inflation, compenser le ralentissement industriel et permettre aux nation richardes d’emprunter plus facilement, il y a des types qui ont pas mal influencé l’affaire. L’un d’entre eux a un nom assez connu, c’est Friedman. Ah ouais, Milton Friedman…


Pour faire court : ce formidable intellectuel écrit un bouquin intitulé « capitalisme et liberté » en 1962 dans lequel il théorise le libéralisme qu’il appelle de ses vœux, et qu’on peut résumer avec cette phrase : « la réduction du rôle de l’État dans une économie de marché est le seul moyen d’atteindre la liberté politique et économique ». Le père Friedman a bouffé tous les bouquins du Machiavel de l’économie, Adam Smith, et a adapté ses théories de « la main invisible du marché » au monde moderne : il théorise le principe des taux de change flottatnts dans « The Case for Flexible Exchange Rates » en 1953, et devient conseiller de qui, en 1969 ? Devinez, devinez ? Ben de Nixon, et ouais ! Il faut savoir que Friedman est allé loin dans les idées qui nous bouffent la vie actuellement. Imaginez que le type a parlé de « taux naturel de chômage », a expliqué qu’il ne fallait jamais pratiquer de politique de relance, et qu’au final les interventions économiques des Etats n’étaient jamais bonnes. Avec Friedman c’est la privatisation complète de l’Etat qu’il faut effectuer. Ce pur génie de la pensée libérale et du laisser-faire a reçu le prix noble de l’économie en 1976 et comme nous le verrons dans l’épisode suivant, il va ensuite devenir conseiller de Reagan durant ses deux mandats.


La pensée de Friedman a influencé la plupart des décideurs politiques occidentaux : leurs choix de l’époque, et ceux qui suivront ne sont pas innocents… Mais vous me direz, il est où le rapport avec la crise de 2008-2011, puisqu’on a quand même fonctionné sans gros problèmes majeurs pendant un peu plus de 30 ans avec ce système ? Et bien, si les différentes crises de l’époque étaient conjoncturelles (en gros dues à une situation précise, comme le prix du pétrole), la crise actuelle, elle, est structurelle. Et là, ça va chercher beaucoup plus loin qu’un remède à appliquer par rapport à une situation donnée. Ca questionne sévèrement une crise structurelle, parce que les solutions durables pour sortir du bourbier socio-économique dans lequel nous sommes plongés semblent ne pas pouvoir se passer d’un changement radical de « logiciel économique ». Et ça, l’Oligarchie qui contrôle les Etats et s’est enrichie de manière incroyable depuis la dérégulation économique, et bien elle n’en veut pas. Parce que l’Oligarchie n’est pas inquiète par la crise. Elle s’en repaît de la crise. Ce qu’elle craint simplement, c’est que les populations se rebellent.


Mais comme nous le verrons dans le dernier épisode des origines de la crise, un paquet de choses se sont mises en place à partir des années 80, puis 90 et 2000 pour nous mener là où nous en sommes : au bord du gouffre…et qu’en sortir, et ben, c’est pas gagné…

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Major Usenet Provider Shuts Down Following Court Order

Two years ago BREIN, representing the movie and music industries, took News-Service.com (NSE) to court.
Although the name NSE might not ring a bell with many people, it is the largest usenet provider in Europe and has many high-profile resellers such as Usenext.

Through the court BREIN demanded that the NSE delete all infringing content from its servers, and six weeks ago the Court of Amsterdam sided with the copyright holders.

In an attempt to keep their service operational, NSE asked the Court to put the execution of the verdict on hold while the Usenet provider appealed its case, but this week that request was denied. As a result NSE was forced to shut down its services.

“This means that we are forced to cease our operations with immediate effect,” NSE said in a statement.

Despite the setback the Usenet provider will persist with its appeal, not least because the landmark verdict could have disastrous consequences for other Usenet providers.

“For reasons of principle, News-Service.com will not accept the verdict and has lodged an appeal,” NSE announced.

The verdict of the Amsterdam Court is very similar to the one that decimated BitTorrent site Mininova two years ago. It requires NSE to finding a way to identify and delete all copyrighted files from its servers, which is practically impossible.

Une Défense occupée

Ce samedi soir à Paris, quelques Indignés bravaient encore les limites fixées par la Préfecture de police. Ils continuaient à occuper La Défense, quartier d’affaires de l’Ouest parisien siège de plusieurs grands groupes du CAC 40, et symbole des dérives de la finance selon les occupants. La manifestation était autorisée par la Préfecture jusqu’à 21 heures vendredi soir, mais certains irréductibles comptent y rester plus longtemps et y installer un camp sur le modèle du mouvement Occupy Wall Street, lancé le mois dernier outre-atlantique.
17h35, vendredi. Sur l’escalier de l’Arche de La Défense, Jean-Jacques annonce au mégaphone :

Occupons La Défense vient de commencer.

Applaudissements et sourires lui répondent dans l’assemblée, un petit millier de personnes réunies pour protester contre le capitalisme en général et ses dérives financières en particulier. Le rassemblement n’occupe qu’une maigre part de l’immense esplanade, sous le regard des tours GDF-Suez, SFR, Areva, EDF et Coeur Défense. Un symbole sur lequel ironise un homme, la cinquantaine, à la nuit tombée. Désignant la tour GDF, il plaisante : “Ils parlent d’économies d’énergie et regarde toutes ces lumières qui restent allumées !”