samedi 5 novembre 2011

Loppsi : les personnes habilitées à utiliser le mouchard dévoilées

Le gouvernement a publié au Journal officiel un décret détaillant les personnes, organismes, services et unités pouvant déployer un logiciel espion dans le cadre de la Loppsi. La publication de ce décret survient quelques semaines après la découverte par le Chaos Computer Club d'une faille dans le mouchard allemand, permettant à un tiers de le détourner. [Lire la suite]

Origines de la crise : mais pourquoi, pourquoi, pourquoi…?

(Cet article est une spéciale dédicace à Paulo). Origines de la crise : Episode 1 – Comment boire du Coca-Cola rend plus fort (et peu fada aussi).


Ah les lecteurs sont tenaces et demandent des comptes : ils ont raison. Parce qu’après tout c’est bien beau de se la jouer à expliquer « comment qu’on en est arrivés là », mais sans donner les motivations et le pourquoi, c’est moins bien. Surtout au vu du résultat actuel, pas franchement ragoutant. Enfin pas pour tout le monde, comme nous finirons par le voir.

Un peu d’histoire : il était une fois un petit moustachu très hargneux…

…qui avait décidé d’envahir l’Europe, voir le monde, et qui, après avoir massacré plus de 6 millions de personnes de façon industrielle a fini par se prendre une magistrale dérouillée (administrée par les boy’s dont les ancêtres avaient eux-mêmes massacré quelques millions d’indigènes qui n’avaient rien demandé, ainsi que par les buveurs de Vodka qui avaient eux aussi pas mal de morts déportés en Goulag, mais la contradiction n’étouffe personne en ce bas monde). Bien entendu, à la presque fin de cette immonde période (qui avait été en grande partie causée par une crise boursière et bancaire étatsunienne débutée en 1929, crise qui avait plongé le vieux continent dans la récession et permis au moustachu hargneux d’accéder au pouvoir dans son pays), l’économie occidentale était dans un état un peu bizarre. C’est donc là, en 1944, à Bretton Woods (USA) qu’un « super plan économique » des nations alliées (44 en tout, plus les Russes en planque) se prépare. Le fameux Keynes (buveur de thé et mangeur de viande bouillie au jus de menthe et tartinée de confiture de groseille, un british quoi) a planché dessus comme un dingue depuis quelques années et il a un truc sacrément cool à proposer : le bancor. Whaaaaaa ! Trop bien ! Mais c’est quoi ? Un étalon monétaire international fondé sur une réserve qui ne serait pas nationale. En face de Keynes, un challenger venu du pays des chercheurs d’or et de pétrole, les rois du massacre d’indiens : White. Les deux férus d’éco devaient bossser ensemble le plan mais n’étaient pas tout à fait d’accord. Le White, lui, le bancor ça le branchait pas trop, il avait en tête un autre plan beaucoup plus avantageux pour son pays : définir toutes les monnaies en dollar et indexer seulement le dollar sur l’or. Ca donne la création du Gold-Exchange Standard. Le dollar devient LA monnaie de référence. White : 1-Keynes : 0.

L'Europe et les USA s'entraînent à parer les cyber-attaques

Dans le cadre d'exercices liées à la cyber-défense de l'Union européenne et des États-Unis, deux scénarios ont été mis en place pour permettre aux agences spécialisées d'en tirer une expérience et d'adapter les protections des systèmes américains et européens. [Lire la suite]

La CIA surveille Facebook et Twitter

Les services de renseignement s'intéressent aussi aux réseaux sociaux, mais pas pour y retrouver des amis. La CIA s'en sert pour suivre les tendances mondiales et prendre le pouls de l'opinion publique. Elle observe ainsi en particulier à Facebook et Twitter, deux plates-formes très fréquentées par les internautes. [Lire la suite]

Let us stop with the buzz on TOR

Hi to all

Since a few weeks a huge buzz has arised around the TOR security and especially regarding the attack we have designed and experimented. I decided not to react, not to feed the buzz since I do not like it and if controversy may sometimes be constructive, in the present case, things have gone too far: stupid comments on comments from others (on which basis since we have published only a very few things yet?), personal attacks close sometimes to libelling, huge emotions, doubts and fear that may be understood however, collective hysteria...

However, going on sticking away would in some sense backing this buzz. It is time to remind that the only possible goal is to have more security, to determine whether really our attack can put serious TOR security into question and go ahead to try to find solutions to improve. Security is a too serious thing to be only a playground for buzz. Even if -- especially as a former military cryptanalyst -- I do not fully agree on a few conceptual choices in TOR, there must be no doubt for anyone about our will to contribute to the TOR security and this from the very beginning. We must not forget that a few people who use TOR are putting sometimes their life into danger (political opponents, militaries...) for a more democratic and free society. In this respect, we cannot waste a precious time. Up to me, the issue is very clear: there is absolutely no doubt that we need a solution like TOR even this solution is far from being perfect. But is there such a thing as a perfect solution, especially if you add policital and national security issues?

Oligarchie à l'américaine

Le rapport du Budget Office nous dit essentiellement que toute la redistribution des revenus en faveur des plus riches, s'éloignant ainsi des 80% les plus modestes est allée au 1% des Américains percevant les salaires les plus importants. Ainsi, les manifestants qui se décrivent eux-mêmes comme représentant les 99% restants ont en fait raison et les experts déclarant solennellement que le problème porte sur les études, et non sur les gains d'une petite élite, se trompent.

Pour la défense de la liberté d'expression, contre le soutien à Charlie Hebdo !

Parce que la liberté d'expression est pour nous un principe précieux, nous refusons catégoriquement l'instrumentalisation bouffonne et intéressée qui en est actuellement faite par le couple Guéant-Charb, par la classe politique et par les grands médias.

Le blocage de The Pirate Bay demandé en Grande-Bretagne

Après l'Italie, l'Irlande, le Danemark et la Belgique, le Royaume-Uni sera-t-il le prochain pays à filtrer The Pirate Bay ? L'association britannique BPI a demandé au fournisseur d'accès British Telecom de bloquer volontairement l'accès au site de liens BitTorrent. Le FAI a fait savoir qu'il ne pouvait accéder à cette demande, à moins d'une décision de justice en ce sens. [Lire la suite]

Ce qui indigne réellement les « indignés »

"Tout homme qui n'a pas été anarchiste à vingt ans est un imbécile, mais c'en est un autre s'il l'est encore à quarante." Georges Clémenceau. image prise ici Quand on traverse, par exemple, certains quartiers de Paris où l'on voit clairement la fameuse « fracture sociale », où le fric est exposé au tout venant, montré à tous les passants, on a envie de s'indigner, de se mettre en colère, entre les crapules, les filles légères et leurs « papas gâteaux (...) - Tribune Libre / , , , ,






Les Indignés veulent occuper la Défense

Des centaines d'Indignés ont répondu à l'appel et se sont réunis ce vendredi 4 novembre en fin d'après-midi sur la parvis de La Défense, à Paris, siège des plus grosses multinationales du CAC40 et centre névralgique de la finance française. - Citoyenneté /






vendredi 4 novembre 2011

La vidéo « NO to ACTA! » vue plus d'un million de fois ! Agissons maintenant !

Paris, le 4 novembre 2011 — « NO to ACTA! », la vidéo publiée la semaine dernière par La Quadrature du Net a été vue plus d'un million de fois. Elle est la mieux notée et la plus vue cette semaine dans la section « Actualités & Politique » de Youtube. Un accueil aussi impressionnant illustre la responsabilité cruciale qui repose sur les épaules des eurodéputés avec le vote à venir sur ACTA. C'est également un pas encourageant vers le rejet de ce dangereux accord — un effort qui demandera une large mobilisation citoyenne.

Avec plus d'un million de vues en moins d'une semaine (600k sur Youtube et près de 500k sur le mediakit de La Quadrature du Net), la vidéo « NO to ACTA! » a été un succès immédiat : n°1 des vidéos les mieux notées, n°1 des vidéos les plus vues, n°2 des vidéos les plus ajoutées aux favoris, et n°5 des vidéos les plus discutées de la semaine dans la section « Actualités & Politique » ! Elle a également atteint la place de 52è vidéo la plus vue et 87è la mieux notée de la semaine pour l'ensemble de Youtube !


« Des chiffres et récompenses aussi impressionnants révèlent un profond intérêt des citoyens pour la protection de leurs libertés en ligne contre des attaques illégitimes et anti-démocratiques menées par les gouvernements. Les députés du Parlement européen ne peuvent ignorer l'impact majeur d'ACTA sur nos vies et sur un Internet libre. Nous devons leur faire comprendre qu'il est de leur devoir de nous protéger contre ACTA en rejetant cet accord à l'occasion de leur vote de consentement. », déclare Jérémie Zimmermann, co-fondateur et porte-parole de l'organisation citoyenne La Quadrature du Net.


La procédure comporte encore plusieurs étapes 1 avant le vote final de consentement. Les eurodéputés auront alors une occasion historique de mettre ACTA en échec, début 20122.


« Si chaque personne qui a regardé cette vidéo envoyait un courrier ou passait un coup de téléphone à un eurodéputé, nous gagnerions contre ACTA. Mais il y a de nombreuses manières d'agir : informer autour de soi à propos d'ACTA, partager cette vidéo et des éléments d'analyse, créer des outils de sensibilisation, contacter ses représentants, etc. Notre imagination et notre énergie feront la différence. », conclut Zimmermann.


La Quadrature du Net a publié un guide wiki « Agir contre ACTA », régulièrement mis à jour. Les citoyens peuvent dores-et-déjà contacter leurs eurodéputés de la commission du commerce international (INTA), ainsi que ceux des commissions (JURI, LIBE, ITRE, DEVE) travaillant sur ACTA dans le Parlement européen.




  • 1. La commission du Commerce international (INTA) du Parlement européen est la commission principale saisie sur ACTA. Les commissions des Affaires juridiques (JURI), du Développement (DEVE), ainsi que les commissions des Libertés publiques LIBE) et de l'Industrie (ITRE) donneront leur avis sur le texte. Ces derniers influenceront le rapport final de la commission INTA. Voir la fiche de procédure de l'ACTA (qui doit encore être mise à jour avec les rapports pour avis de ITRE et LIBE): http://www.europarl.europa.eu/oeil/file.jsp?id=5924982

  • 2. La date exacte est encore incertaine. Le vote pourrait avoir lieu au plus tôt à la mi-janvier

Des pirates confondent un indice boursier avec un club de rugby

L'histoire est étonnante. Désireux de s'attaquer l'indice boursier allemand DAX, des pirates informatiques se sont attaqués... à un club de rugby français portant le même nom. [Lire la suite]

Anonymous calls off outing of cartel after release of kidnapped member

Anonymous IberoAmerica, the Latin American collective within
the Anonymous hacktivist group, has called off
its operation to expose members of the Zetas narcotics cartel after announcing
that a kidnapped Anonymous member was released. The released hostage also reportedly delivered a message: that the Zetas would kill ten
people for every name of a Zeta associate released by Anonymous.


Anonymous members launched an effort called OpCartel last week after claiming a member had been kidnapped during a "Operation Paperstorm"
protest in Veracruz. The group threatened to "dox" members of the cartel, releasing names and addresses of taxi drivers, journalists, and members of law enforcement associated with the group. To collect information to aid in their effort, the group posted a
"plug-in" Web application to allow would-be informants to protect their
identities while providing names and other information.

Google est-il devenu totalement irresponsable ?

Par sa position ultra-dominante, Google est devenu un agent économique aussi influent que l'Etat ; mais il agit de manière beaucoup plus irresponsable, avec son seul intérêt particulier en ligne directrice. En témoigne la dernière mise à jour de l'algorithme de son moteur de recherche, qui impacte plus d'un tiers des pages de résultats dont dépendent un très grand nombre d'entreprises. [Lire la suite]

Piracy is NOT Theft: Problems of a Nonsense Metaphor

A few years ago best-selling author Paulo Coelho made a Russian translation of The Alchemist available without permission from his publisher. As a result the sales in Russia skyrocketed from 1,000 books a year to over 1,000,000.

The above is just one of the many examples which show that there are many positive sides to the act of ‘copying’. Despite these nuances, piracy is often referred to as theft. This is a problem according to Stefan Larsson, lawyer and socio-legal researcher at Lund University in Sweden.


Larsson addresses the issue in his thesis “Metaphors and Norms – Understanding Copyright Law in a Digital Society,” for which he just received his doctorate. Talking to TorrentFreak, he explains why copyright infringement isn’t theft, and how this problematic metaphor keeps the gap between public norms and the law intact.


“The theft-metaphor is problematic in the sense that a key element of stealing is that the one stolen from loses the object, which is not the case in file sharing since it is copied. There is no loss when something is copied, or the loss is radically different from losing something like your bike,” Larsson explains.


One of the obvious problems is that it suggests that every “stolen copy” is a lost sale.


“Following this conception, some iPods could be valued at millions of dollars and a file sharing service could aid in copyright infringements representing more value than the Gross Domestic Product of entire countries,” Larsson says.


And indeed, if we look at the court case against The Pirate Bay in Sweden, the renumeration model of the entertainment industry would mistakenly put the “value” of the site at billions of dollars.




Piracy vs. Theft


“I think that one important aspect lies in that the legal regulation is built on fundamentally different conceptions of reality,” Larsson told TorrentFreak.


The researcher explains that the public perception of the law, or social norms, is out of line with what the law actually says. In part this is because the “theft” metaphor is built into law, while there is no such thing as theft where piracy is concerned.


“In other words, this means that legal concepts can become metaphorical if their meaning expands into new areas, and the fixed conceptions that once ensured their legitimacy may seem unjust in the eyes of a reality that has moved on. This supports the gap between legal and social norms regarding parts of copyright today.”


This gap between the law and what people see, feel and experience in real life is a problem, one that lawmakers are now trying to address with even more draconian laws based on the same nonsense metaphors.


But are tougher laws the best solution? Will these change people’s norms? Larsson is not convinced.


“There are naturally many examples of when tougher laws change behavior, and there are also even examples of when tougher laws have made a substantial contribution in changing social norms. However, there are a few possible drawbacks when law turns repressive.”


He explains that these laws “would need to make everyone think differently about reality,” something that’s easier said than done. Another problem according to Larsson is that may people will simply find ways to hide what they do, such as using VPN services or proxies when downloading via BitTorrent.


Larsson doesn’t think that the current trends of stronger copyright laws and more surveillance of Internet users is the right path to take. These measures often violate the rights of the masses to benefit the interests of a few, which can never be a good solution.


Instead of changing people’s norms and twisting reality, perhaps society might be better off when copyright law adapts to the digital age?


Source: Piracy is NOT Theft: Problems of a Nonsense Metaphor


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Charlie Hebdo et les mots

Choisis ton camps camarade, tu es pour ou contre la liberté d’expression, pour ou contre le soutien à Charlie.

Oui, mais non.


Je suis pour la liberté d’expression, mais je regrette qu’elle soit employée à tort et à travers pour dire et faire n’importe quoi.


Par exemple, cela m’ennuie qu’un ministre de l’intérieur puisse dire que quand il y a trop d’arabes, c’est là qu’il y a un problème. Je suis contre l’idée qu’un président de la république puisse stigmatiser « l’autre » à ce point. Je suis mal à l’aise lorsque Charlie Hebdo en fait trop et mal sur l’islam sous couvert de lutte contre les intégristes. Parce que le résultat, c’est que Marine Le Pen lui apporte son soutien. Elle profite de l’occasion pour se faire de la pub à peu de frais, continue son oeuvre de « dédiabolisation » de façade de son parti qui reste raciste, et pour taper un bon coup sur les musulmans. Je me demande s’il est judicieux, lorsque l’on se dit tolérant, de gauche, anar, progressiste, décalé, humaniste… de faire rire les racistes les plus abjects.


Cela m’inquiète de voir le ministre de l’intérieur actuel, Claude Guéant, apporter son soutien à Charlie Hebdo alors qu’il a maintes fois démontré son hostilité à la liberté de la presse, notamment en étant informé de la mise sur écoute de journalistes pour protéger son camp politique. Cela me gène un peu lorsque le ministre de l’intérieur parle de « terrorisme » pour qualifier cet incendie. Les mots ont un sens et dans ce cas précis, il ne s’agit pas de terrorisme, mais d’un incendie, volontaire, probablement, l’enquête le dira. Voici un meurtre, cette fois, provoqué il y a quelques jours par le jet d’un cocktail molotov. Mais bien moins médiatisé.


Connaissant la propension de la droite décomplexée qu’illustre si bien Claude Guéant, à stigmatiser, l’usage du mot « terrorisme » n’est pas anodin. Cet homme cultivé et loin d’être idiot connait parfaitement le sens des mots, il ne les emploie pas à tort et à travers.


Personnellement, Charlie Hebdo ne m’a jamais fait rire. La période Val ayant été un must… Il y a mille voies pour parvenir à un même but. Nous n’empruntons pas la même et il me semble que celle choisie par Charlie comporte des risques collatéraux de développement du populisme. Ne parlons pas de la beaufitude (.com) évidente qu’il génère.


Maintenant, revenons à l’incendie.


Une enquête est en cours. Elle dira peut-être qui est responsable de cet acte odieux. Mais déjà, tout le monde pointe les méchants islamistes d’Al Qaida… Pourquoi ? Parce que Charlie Hebdo sortait un numéro spécial sur l’Islam radical ?


Pourquoi ne pas mettre toutes les possibilités sur la table ?


Prenons un exemple trivial qui n’est évoqué par personne. Ces temps-ci, l’extrême droite la plus conne est particulièrement active. Le FN, bien sûr, mais aussi des groupuscules plus « actifs ». Notamment des catholiques extrémistes.


Dénonçant une violence faite contre les catholiques, ces nouveaux croisés s’en prennent à l’islam, responsable, bien entendu de cette haine du catholique. Serait-il totalement incongru d’imaginer qu’un groupuscule (quel qu’il soit) mêlant extrême droite (la haine de l’arabe) et catholicisme intégriste (la haine de l’islam) ait profité du numéro spécial de Charlie Hebdo pour mener une action de déstabilisation. Le contexte permet de faire accuser les méchants islamistes.


Voie dans laquelle se sont engouffrés Claude Guéant, Marine Le Pen, et consorts.


C’est peut-être aller un peu vite en besogne et la moindre des choses serait d’attendre le résultat de l’enquête. Il est regrettable que Charlie Hebdo n’ait pas énoncé plus clairement ce type de position.


Pourquoi est-ce que cela ne m’étonne qu’à moitié ?




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Charlie Hebdo : blocage du compte Facebook, retour en ligne sur Wordpress

La zone de turbulence que traverse Charlie Hebdo produit des effets inattendus. Alors que les locaux parisiens de l'hebdomadaire ont été ravagés par un incendie et que le site web du journal a été piraté, c'est au tour de la page Facebook d'être bloquée. En attendant une normalisation de la situation, Charlie Hebdo est revenu en ligne via WordPress. [Lire la suite]

Ethique en toc…

Depuis des mois, précisément depuis février 2011, Reflets.info crie dans le vide : des sociétés occidentales, et particulièrement françaises vendent du Deep Packet Inspection à des dictatures notoires où se pratique la torture des opposants sur une base régulière depuis des lustres. Ces sociétés ne peuvent pas ne pas savoir à qui elles vendent leurs produits et à quoi ils vont servir.
Leur éthique est définitivement très éloignée de la nôtre.

RÉFÉRENDUM GREC, APOLOGIE DE LA DÉMOCRATIE VRAIE, par Pierre Sarton du Jonchay

L’annonce du référendum grec fait tomber les masques. Les acteurs de la grande tragédie sont nus dans le rôle qu’ils ont choisi de jouer. Le système monétaire et financier international était le décor de la pantomime bicentenaire du régime de la loi économique privée ; le régime de la réalité humaine historique en deux théâtres sur la même scène : le théâtre de la démocratie et le théâtre de l’économie.
Le sujet de l’animation était le capital. Les héros étaient les demi-dieux de la politique et de la finance. La trame de l’histoire était la captation de la plus-value. Et la pièce se jouait à la fois dans la société et dans les consciences individuelles. La tragédie s’est nouée dans le secret des consciences enfermées dans l’individualisme. Ce qui était plus-value dans les consciences ne l’était pas dans la société. Ce qui était plus-value sociale du capital ne l’était pas dans les consciences.

jeudi 3 novembre 2011

Faut pas charia !

Non, ce n’est plus de Reflets qu’il s’agit cette fois, qui je le rappelle avait reçu indirectement des menaces de mort qui visaient également les agents Telecomix, mais de Charlie Hebdo. On ne vous apprend rien, l’affaire a fait suffisamment de bruit. En l’espace de quelques heures, des personnes visiblement mal intentionnées ont :

Nous nous sommes longuement exprimés sur les armes de censure et de surveillance des réseaux potentiellement à disposition des gouvernements, tel que cela a été observé en Libye et tel que cela est actuellement à l’oeuvre en Syrie. L’article sur Milipol à ce propos a d’ailleurs soulevé une quantité impressionantes de réactions divergentes, bien que celles-ci n’étaient pas forcément centrées sur les armes numériques en particulier. Les divers argumentaires qui s’en sont suivis étaient pour certains enrichissants, et quoi qu’on en dise, ils représentent un excellent exemple de liberté de communiquer et d’échanger des idées sur Internet.


Même si certains dirigeants d’États et/ou d’entreprises sont ceux qui représentent (peut-être) potentiellement le danger le plus grand pour la liberté d’expression étant donné qu’ils contrôlent les infrastructures (pour l’instant), l’effacement du contrôle hierarchique inhérent à la structure d’Internet implique que d’autres entités, collectives ou individuelles, sont à même de pratiquer des actions dont la finalité est d’empêcher un acteur de s’exprimer.


Cet effacement du contrôle est approximativement équivalent à la notion de neutralité du Net (je prends des pincettes car je ne suis pas sûr à 100% de connaître toutes les nuances du concept), qui est défendue en permanence sur Reflets.


Seulement voilà. Cette horizontalisation de la société (sur Internet, j’entends) est une bonne chose, mais à une condition : que chaque citoyen du réseau prenne conscience de sa place et joue son rôle pour défendre la liberté d’expression – si tant est qu’il croit fermement en cette valeur. Puisqu’on ne veut pas que le réseau soit contrôlé de façon centralisée, c’est aussi à chacun de contribuer à son bon fonctionnement. Internet nous permet d’accroître notre libre arbitre et nous facilite les moyens d’actions. Il n’empêche, agir ne se fait pas tout seul.


Donc, effet Streisand oblige, les quelques personnes qui ont commis ces attaques regretteront sans doute amèrement que leur acte ne conduise en fait qu’à une publicité énorme pour Charia Hebdo. Telecomix et Reporters Sans Frontières devraient remettre d’aplomb au moins une partie du site de l’hebdomadaire. Le cache Google peut être utile à qui souhaite faire de même.



Et on va peut-être être menacés de mort ? Peu importe, il y aura eu plusieurs dizaines de mirroirs du site entre-temps. Il va falloir trouver autre chose, parce que les menaces, ça devient ringard, en plus d’être bête et méchant. Trois mille Syriens sont morts, ça ne les empêche pas de continuer à faire la révolution.


Il est hors de question de se laisser museler par quelques extrémistes, ni plus ni moins qu’il est hors de question de se faire censurer au nom de la lutte anti-terroriste.

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Les indignés s’occupent de La Défense

Les indignés s’apprêtent à occuper La Défense, le quartier d’affaires à l’Ouest de Paris. Mercredi soir, 19h, une trentaine de partisans se sont rassemblés boulevard Richard Lenoir, à deux pas de Bastille dans le XIIe arrondissement de Paris. Objectif : préparer l’occupation de ce week-end. “Nous avons l’autorisation de la préfecture pour vendredi entre 17 et 21h” s’exclame l’un des militants à l’adresse de son auditoire, plus ou moins en cercle, plus ou moins silencieux, plus ou moins nombreux.
Parmi la trentaine de participants à la réunion nocturne, des jeunes surtout, mais aussi des personnes plus âgées, des femmes et des hommes de tous horizons, venus de quartiers branchés et d’abris de fortune. Nico, la trentaine, est l’un des organisateurs, un coordinateur plus qu’un donneur d’ordre dans cette structure horizontale où les décisions sont prises par consensus :

Plusieurs collectifs sont à l’origine de cet appel : Acampada Paris, les Indignés, démocratie réelle et Occupy France notamment. Nous sommes rejoints par des activistes, d’anciens militants déçus et des nouveaux militants conquis par le mouvement indigné.

9 millions d’Israéliens à poil

Le fichier de la population israélienne, comprenant les données personnelles de plus de 9 millions d’Israéliens morts ou vivants, a été disponible sur le Net de 2009 à octobre 2011. Au menu : nom, prénoms, date et lieu de naissance (et, au besoin, de décès ou d’immigration en Israël), âge, sexe, adresse, n° de téléphone, statut marital, noms et prénoms des parents et enfants.
Un employé du ministère des affaires sociales l’avait copié sur son ordinateur personnel en 2006, puis confié à un ami, qui le vendit à un professionnel du commerce des fichiers clients, qui demanda à un informaticien d’en développer un logiciel. Ce dernier, Agron 2006, qui permettait de cartographier les liens familiaux des Israéliens, fut mis à la vente, par téléchargement, surun site web par un autre informaticien, puis rendu disponible sur les réseaux P2P.

L’information a été révélée, la semaine dernière, par l’Israël Law, Information and Technology Authority (ILITA), l’autorité de protection des données personnelles israéliennes, dont l’enquête a conduit à l’arrestation de six suspects, dont le voleur présumé, Shalom Bilik, ainsi que Meir Leiver, le responsable du site qui expliquait comment se procurer la base de données, et utiliser le logiciel.

Syrie - Les disparitions et arrestations arbitraires de journalistes et blogueurs se poursuivent au quotidien

Reporters sans frontières exprime son inquiétude pour le sort des journalistes et blogueurs disparus ou enlevés depuis le début du mouvement de protestation contre le régime de Bachar Al-Assad. La liste ne cesse de s'allonger.

Lina Ibrahim, du quotidien pro-gouvernemental Tichrine, a disparu depuis le 25 octobre 2011. Un de ses proches a déclaré que la journaliste avait quitté son domicile, situé dans la banlieue de la capitale (Harasta), le 25 octobre au matin, et n'y était plus retournée. Toutefois, les circonstances entourant la disparition de la journaliste restent floues, laissant penser à un enlèvement perpétré par les forces de sécurité. D'après les informations recueillies par l'organisation, elle aurait été placée dans un centre de détention.

La journaliste travaillait pour Tichrine depuis 2005. Elle avait auparavant collaboré avec les quotidiens en langue anglaise Syria Today et Syria Times. Certaines sources affirment que la disparition de la journaliste serait liée à la publication d'un article critique, “Lettre au soleil”, sur sa page Facebook, désormais introuvable sur le net.

L'organisation est également sans nouvelles du journaliste freelance Wael Youssef Abaza, également disparu le 25 octobre dernier.

Le blogueur Jehad Jamal, connu sous le surnom de “Milan”, a été arrêté le 14 octobre 2011. Il a déjà été arrêté à deux reprises depuis le début du soulèvement populaire, sa dernière arrestation ayant eu lieu le 8 août 2011, et a duré près de deux mois. Selon une page de Facebook créée en soutien au journaliste, les derniers mots qu'il a écrits avant d'être arrêté auraient été : “Le peuple veut toujours la chute du régime”.

Reporters sans frontières exhorte les autorités à mettre un terme aux arrestations et aux enlèvements, qui sont autant de disparitions forcées. Nous exigeons qu'elles soumettent de l'information fiable sur le sort de toutes les personnes arrêtées pour avoir fait usage de leur droit à la liberté d'expression et que, dans les plus brefs délais, elles soient toutes libérées.

Sont toujours détenus (liste certainement non exhaustive) :

Hossein Ghoureir, blogueur, disparu le 24 octobre 2011 (www.ghrer.net), qui souffre de problèmes de santé

Qaïs Abatili, très actif sur Internet, arrêté le 25 septembre 2011.

Nizar Al-Baba, militant sur la Toile, détenu depuis le 21 septembre 2011.

Malak Al-Shanawany, blogueuse et militante, arrêtée le 22 septembre 2011 en pleine rue à Damas (troisième arrestation). Elle collabore à de nombreux sites Internet.

Jehad Jamal, blogueur plus connu sous le pseudonyme de “Milan”, arrêté le 8 août 2011 puis le 14 octobre dernier.

Nizar Adleh, journaliste collaborant pour de nombreux sites Internet, détenu depuis le 6 septembre 2011.

Miraal Brourda, écrivain et poète qui collabore à de nombreux sites Internet.

Ahmed Bilal, réalisateur pour la chaîne Falesteen, arrêté à Mo'adamieh dans la banlieue de Damas le 13 septembre 2011.

Amer Matar, journaliste pour le quotidien Al-Hayat, arrêté le 4 septembre 2011 (seconde arrestation).

Alwan Zouaiter, journaliste, a collaboré pour de nombreux quotidiens libanais. Il avait été arrêté par les services de renseignements dans la ville de Raqqa, lors de son retour de Libye. Suite à une condamnation initiale à 5 ans de prison, accusé d'avoir contacté l'opposition syrienne, sa peine a été allégée à 13 mois de prison ferme.

Omar Abdel Salam.

Amer Al-As'ad, étudiant en dernière année à la faculté des sciences de l'information, journaliste et collaborateur pour de nombreux quotidiens en langue arabe. Arrêté à deux reprises, les 3 juillet et 4 août 2011, on est sans nouvelles de lui depuis.

Hanadi Zahlout
, journaliste freelance, qui a écrit de nombreux articles pour des publications en ligne. Arrêtée le 25 juillet, elle avait été libérée quatre jours plus tard, avant d'être à nouveau arrêtée le 4 août 2011 (troisième arrestation, actuellement détenue à la prison d'Adra).

Omar Al-As'ad
, journaliste et collaborateur pour de nombreux quotidiens en langue arabe. étudiant en dernière année à la faculté des sciences de l'information. Arrêté à deux reprises, les 3 juillet et 4 août 2011, on est sans nouvelles de lui depuis.

Rudy Othman et Asim Hamsho, blogueurs arrêtés au début du mois d'août

Abd Qabani, net-citoyen arrêté le 8 août 2011.

Ammar Sa'ib, net-citoyen arrêté le 1er août 2011 à Damas.

Mohamed Tahan Jamal, membre de la Ligue des écrivains arabes et du Syndicat des journalistes, signataire de l'”Appel d'Alep pour la nation”, arrêté le 20 juillet 2011.

Abd Al-Majid Tamer et Mahmoud Asem Al-Mohamed, journalistes indépendants travaillant pour des sites d'information kurdes, arrêtés par les forces de sécurité le 31 mai 2011.

Manaf Al Zeitoun
, arrêté le 25 mars 2011. L'organisation reste sans nouvelles de lui depuis.


Sami Al-Halabi
, aurait, selon certaines sources, été relâché depuis le 17 août 2011.

Zouheir Al-Mihsan, collaborateur pour le quotidien Al-Kassioun, aurait été arrêté le 16 mars 2011 et remis en liberté le 6 octobre.

Neutralité du net : le manque de volontarisme européen dénoncé

L'Union européenne ne peut pas se contenter de la seule transparence sur les pratiques des opérateurs pour informer les utilisateurs. Pour la Quadrature du Net, il est essentiel d'imposer un cadre de régulation fort pour imposer le respect de la neutralité du net sur le Vieux Continent. [Lire la suite]

Charlie Hebdo : menacé de mort, l'hébergeur n'a pas remis le site en ligne

Le site web de Charlie Hebdo est toujours inaccessible. L'hébergeur du journal satirique, Bluevision, n'ose en effet pas le remettre en ligne suite à la réception de menaces de mort. Charlie Hebdo envisage en conséquence de changer de prestataire. [Lire la suite]

Choquant ! Un juge frappe sa fille à coups de ceinturon pour avoir téléchargé illégalement

Jusqu'où peut aller l'obsession de la protection de la propriété intellectuelle et du droit d'auteur ? Visiblement très loin, et surtout beaucoup trop loin... [Lire la suite]

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La démocratie n'a jamais existé, mais les peuples imbéciles oui !

Les derniers rebondissements de la crise grecque ont servi de tremplin pour tous les défenseurs des peuples européens, ces démocrates autoproclamés qui, de Mélenchon à Le Pen, saluent la décision d'organiser un référendum prise par Papandréou. Dans le sillage de ces déclarations politiques, tous les eurosceptiques peuvent enfin dire que c'est prouvé, que l'Europe n'est pas démocratique, que les gouvernants, Grèce excepté, ne consultent pas les peuples et décident (...)

Le blocage de Newzbin au Royaume-Uni a commencé

Le fournisseur d'accès à Internet British Telecom a commencé depuis quelques jours à bloquer l'accès au site Newzbin.com. Cette mesure est la conséquence d'une décision de justice rendue en juillet dernier. Newzbin est accusé de favoriser le téléchargement illicite en proposant des liens menant vers des contenus protégés par le droit d'auteur. [Lire la suite]

Comment Skype peut servir à identifier les utilisateurs de BitTorrent

Des chercheurs allemands, américains et français viennent de révéler avoir exploité une faille de sécurité majeure de Skype (que l'on pourrait également exploiter dans d'autres logiciels de messagerie instantanée basés sur une architecture Peer-to-Peer) pour déterminer avec précision l'identité d'un utilisateur, sa position géographique et la liste des fichiers qu'il est en train de télécharger sur BitTorrent. Ils ont même répliqué l'expérience sur 100 000 utilisateurs différents. Explications. [Lire la suite]

E-Parasites : la loi anti-piratage américaine ciblée par une pétition

Actuellement examinée par les parlementaires américains, la proposition de loi anti-piratage E-Parasites Act est la cible d'une pétition qui demande à l'administration Obama d'intervenir pour empêcher le texte d'entrer en vigueur. 8100 signatures ont été collectées depuis le 31 octobre. [Lire la suite]

30 ans de bidouille politique

Trente ans de hack et tous ses bits : depuis septembre 1981, le Chaos Computer Club [en] rassemble des hackers, ces adeptes passionnés de la bidouille et du détournement de finalité, en particulier dans l’informatique. Le petit groupe créé à Hambourg a ensuite migré à Berlin avant de faire des petits dans tout le pays, et même à l’étranger, au point de devenir la première organisation de ce type en Europe. Ils sont parvenus à acquérir, à coup de hacks restés dans les mémoires, une véritable influence politique dans le domaine des libertés numériques et de la protection de la vie privée.
Nous sommes revenus sur son histoire en compagnie d’Andy Müller-Maguhn, un de ses anciens, rentré en 1985, à l’âge de 14 ans. Membre du bureau, longtemps porte-parole, Andy navigue aujourd’hui entre plusieurs activités : journalisme (Buggedplanet [en]), consulting en informatique et communication sur Internet et enfin société de chiffrement des communications téléphoniques. Prolixe, affable, le regard étonnamment alerte et l’esprit fin, plein d’humour, l’homme fait vite oublier son physique imposant de nerd grassouillet.

L’entretien a eu lieu autour d’une bouteille de Club-Mate, la très caféinée boisson préférée des hackers, dans les locaux du CCC de Berlin. Un foutraque espace envahi d’objets plus ou moins utiles, souvent récupérés, comme les hackerspaces en regorgent : vieilles consoles d’arcade, tableau d’affichage d’aéroport détourné, stickers de revendication, canapés antédiluviens, et bien sûr câbles à foison, le tout formant un parfait contraste avec le bourgeois quartier de Mitte qui l’abrite.

Le CCC vient de fêter ses 30 années d’existence. À ses débuts, pouviez-vous imaginer ce qu’il deviendrait aujourd’hui ?

Le CCC a été créé de façon informelle en 1981, par des pros de l’informatique qui se réunissaient pour discuter de l’impact des outils informatiques et de leur utilisation sur la société en tant que tel. Ils avaient dressé une liste des problématiques comme la privacy.

La résistance de la langue française face à l'hégémonie anglo-saxonne

Alors que la langue anglaise tend de plus en plus, depuis la seconde guerre mondiale, à s'imposer comme « la langue internationale par excellence », cette dernière pourrait, dans les années à venir, voir sa domination décliner. Parmi les causes qui entraîneraient sa chute se trouve, en tête de liste, la résistance et le retour en force, prochainement, de la francophonie sur le devant de la scène internationale. Face à l'impérialisme linguistique de son grand rival, la langue (...) - Tribune Libre / , , , , , , , ,






Orbot-1.0.6-Tor-0.2.3.7-alpha-RC3.apk

Orbot-1.0.6-Tor-0.2.3.7-alpha-RC3.apk


Description Release Candidate 3 for Orbot 1.0.6 (with Tor 0.2.4.6-alpha)
Date 2011-11-01
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Turquie - Un pionnier de la liberté de publier en prison jusqu'à nouvel ordre

“La justice turque est donc bien décidée à faire payer Ragip Zarakolu (voir ci-dessous) pour son activisme en faveur de la liberté d'expression. Journaliste de renommée internationale et figure respectée de la lutte pour les droits de l'homme, il est à son tour victime des travers récurrents de l'appareil judiciaire : le détournement de l'argument ‘antiterroriste' pour réprimer les voix critiques, et le recours abusif à la détention provisoire. Le placement en détention d'un personnage de cette envergure, alors même que sa santé est fragile, est un très mauvais signal à l'égard de la presse. Nous exigeons sa remise en liberté immédiate”, a déclaré Reporters sans frontières.

Le 1er novembre 2011, le juge de la 14ème chambre de la Cour d'assises d'Istanbul a ordonné l'incarcération du journaliste et éditeur Ragip Zarakolu au terme de sa garde à vue. Le directeur des Editions Bilge, chroniqueur pour le quotidien Günlük Evrensel et président du comité pour la liberté de publier de l'Union des éditeurs turcs (TYB) restera donc en détention jusqu'à ce que le procureur ait rédigé l'acte d'accusation à son encontre. Ce qui, en Turquie, peut prendre plusieurs mois, voire plusieurs années. Comme dans le cas de nombreux autres journalistes incarcérés, rien ne permet pourtant de supposer que Ragip Zarakolu pourrait “détruire des preuves, faire pression sur des témoins ou prendre la fuite” s'il était remis en liberté, ce qui justifie la détention provisoire en droit turc. Le 1er novembre 2011, il a été transferé à la prison de Metris à Istanbul.

90 personnes ont été interpellées récemment dans le cadre d'un vaste coup de filet contre des “collaborateurs” présumés du KCK (Union des communautés du Kurdistan). Conformément à la demande du procureur Adnan Cimen, 47 d'entre elles ont été placées en détention à l'issue de leur garde à vue, dont Songül Karatagna, collaboratrice du quotidien pro-kurde Özgür Gündem dont Ragip Zarakolu a été directeur de la publication.

Des centaines de personnes, dont la veuve du journaliste assassiné Hrant Dink et des représentants de plusieurs partis politiques dont le BDP (pro-kurde) et le CHP (kémaliste), ont protesté lundi 31 octobre devant le palais de justice de Besiktas (Istanbul), en brandissant des pancartes sur lesquelles on pouvait lire : “ça suffit !” Même le célèbre journaliste conservateur Fehmi Koru s'est montré critique quant à la tournure que prenait l'enquête sur le KCK, sur la chaîne Kanal 7, le soir du 31 octobre. De nombreuses organisations professionnelles turques et internationales ont également fait part de leur soutien à Ragip Zarakolu, récipiendaire du Prix 2008 de la liberté de publier de l'IPA (Association internationale des éditeurs) et du Prix 2007 de l'Association turque des journalistes (TGC).



31.10.2011 - Le journaliste et éditeur Ragip Zarakolu arrêté

Reporters sans frontières condamne avec vigueur l'arrestation de Ragip Zarakolu, chroniqueur pour le quotidien de gauche Günlük Evrensel et directeur des Editions Belge, au cours d'une rafle contre des militants pro-kurdes dans la nuit de vendredi 28 octobre 2011 à Istanbul.
Une nouvelle fois, l'utilisation abusive de la loi antiterroriste sert à faire taire les activistes sur la question difficile des minorités. L'organisation demande sa libération immédiate.

La vague d'arrestation lancée dans le cadre de l'affaire du KCK (Union des communautés du Kurdistan, branche du PKK, Parti des travailleurs kurdes, interdit en Turquie) vendredi soir à Istanbul a touché une quarantaine de personnes.

Aucun motif officiel d'arrestation n'a été pour l'instant établi. Selon son avocat Özcan Kiliç, il a été interrogé sur plusieurs articles publiés dans la revue pro-kurde Özgur Gündem, sur des voyages effectués à l'étranger entre 2001 et 2011 et sur sa participation à l'inauguration de l'Académie politique d'Istanbul, perquisitionnée le vendredi 28 octobre). Il a été entendu par le procureur d'Istanbul le 31 octobre.

Accusé en août 2010 de propagande terroriste pour avoir publié l'ouvrage de Mehmet Güler « Le dossier KCK : L'Etat global et les Kurdes sans Etat », Ragip Zarakolu avait fait appel de sa condamnation. Son dossier est depuis examiné en cour de cassation.



2 août 2010 - Un nouveau procès contre les voix de la minorité kurde

Reporters sans frontières dénonce l'ouverture d'un nouveau procès à l‘encontre de Mehmet Güler, auteur du livre « Le dossier KCK : L'Etat global et les Kurdes sans Etat » et de son éditeur, Ragip Zarakolu.

Ils seront jugés le 30 septembre prochain par la 10ème chambre de la cour d'assises d'Istanbul pour « publication de déclarations du PKK » (Parti des travailleurs du Kurdistan) et « propagande du PKK ». S'ils sont reconnus coupables, ils encourent un minimum de huit mois de prison. Le PKK est en lutte armée contre la Turquie depuis 1984 et placé sur la liste des organisations terroristes par le gouvernement.

L'ouvrage d'investigation journalistique « Le dossier KCK : L'Etat global et les Kurdes sans Etat », a été publié en mai dernier par les Editions Belges, sous la direction de Ragip Zarakolu. Le KCK désigne le système politique du PKK, qui a pour projet d'établir un régime de « confédéralisme démocratique » en Turquie. Le livre a été saisi par la cour d'assises d'Istanbul dès sa parution, à l'occasion de la Foire de livre, à Diyarbakir (sud-est de la Turquie).

Le procureur Hakan Karaali a réclamé la condamnation du journaliste et de l'éditeur en vertu des articles 6 et 7 de la Loi antiterroriste (LAT). C'est en vertu de ce texte que de nombreux journalistes des médias kurdes sont poursuivis et condamnés à de lourdes peines.

L'éditeur Ragip Zarakolu a affirmé que l'ouvrage avait été publié afin d'assurer « le droit à l'information des lecteurs » et de pouvoir présenter « une autre version des faits ». Mehmet Güler affirme avoir « évité d'employer un langage qui soit au profit ou au détriment de quiconque ». « Les partis politiques des Kurdes sont interdits. Des anciens ministres et maires, des intellectuels, des militants des droits de l'homme et des avocats sont incarcérés. Les citoyens ont le droit de savoir ce qui se passe. J'ai rédigé ce livre en toute objectivité », s'est défendu l'auteur.

Ragip Zarakolu et Mehmet Güler avaient récemment été jugés en raison du livre « Des décisions à prendre plus difficiles que la mort ». Le 10 juin dernier, la cour d'assises d'Istanbul avait condamné Mehmet Güler à 1 an et 3 mois de prison pour « propagande du PKK » et avait relaxé Ragip Zarakolu. Les deux hommes craignent à présent le verdict de ce nouveau procès.

Reporters sans frontières s'inquiète de la situation des médias et de la liberté de la presse en Turquie. Les pressions judiciaires et physiques sont de plus en plus fréquentes sur les professionnels des médias, et en particulier sur les médias kurdes.

L'inquiétude de Reporters sans frontières porte également sur les nouvelles résolutions, concernant la diffusion des informations à la télévision, adoptées par le gouvernement turc le 15 juillet.

Le ministre de l'Intérieur, Besir Atalay, a annoncé que le haut conseil de l'audiovisuel avait déterminé, avec l'accord des responsables des chaînes nationales, que « certains principes devaient être suivis en situation de risques terroristes et autres circonstances extraordinaires ». Selon ces « principes », les chaînes de télévision s'engagent à limiter la durée et la fréquence des flashs d'information.

Une autre résolution, qui ressemble surtout à une mise en garde à l'adresse des médias, concerne la responsabilité des chaînes dans la diffusion « d'émissions, interviews et déclarations, qui semblent donner raison aux actes terroristes, susceptibles d'être interprétées comme de la propagande des personnes à l'origine d'attentats ou encourager de futures attaques » .

Le ministre de l'Intérieur s'est félicité de ces « positions très décisives concernant le terrorisme ». L'Association contemporaine des journalistes a, elle, critiqué l'adoption de ces résolutions, « susceptibles d'entraîner des abus ».

Reporters sans frontières craint que ces formulations imprécises, qui laissent libre cours à de multiples interprétations, ne poussent les chaînes d'information à l'autocensure. Ces résolutions, qui viennent compléter la phase judiciaire de la LAT, risquent effectivement de fournir aux autorités de nouveaux prétextes pour procéder à des arrestations et engager des procès arbitraires.

Consultation sur la neutralité du Net : La Quadrature dénonce l'échec de l'approche attentiste

Paris, le 2 novembre 2011 — La Quadrature du Net publie aujourd'hui sa réponse1 à la consultation2 du BEREC sur la « transparence et la neutralité du Net ». Le BEREC et la Commission européenne doivent délaisser l'approche attentiste défendue par la Commissaire Neelie Kroes, en adoptant une réglementation européenne pour protéger la neutralité. Les citoyens peuvent contribuer à la protection d'Internet en répondant à la consultation3 pour dénoncer la « transparence » comme solution aux atteintes à la neutralité du Net.

Le BEREC4 a publié son projet de lignes directrices5 concernant « la transparence et la neutralité du Net », et les a soumises à consultation. Ces lignes directrices proposent de laisser les opérateurs gérer leurs réseaux sans aucun égard pour la neutralité du Net tant que leurs pratiques sont documentées, et expliquent que la « transparence » permettra aux consommateurs de choisir. Pourtant, les défauts de cette approche attentiste défendue par le BEREC et la Commission européenne sont manifestes. Elle reproduit en effet la politique du régulateur britannique, l'Ofcom, et échouera de la même manière puisqu'elle ne garantit aucunement aux citoyens une réelle possibilité d'opter pour un opérateur neutre.


Comme le montre clairement la plate-forme de signalement RespectMyNet.eu6, les violations de la neutralité du Net deviennent monnaie courante dans les marchés européens de l'accès Internet, en particulier dans le secteur mobile. Ces atteintes portent gravement préjudice aux droits fondamentaux, à la concurrence, et à l'innovation. De plus, l'attitude laxiste des régulateurs vis-à-vis de ces pratiques nuisibles de gestion de trafic décourage l'investissement dans les réseaux haut-débit, fixes et mobiles.


« Par le passé, la Commission européenne, au travers de la Commissaire Kroes, s'est engagée7 à préserver la neutralité du Net. Elle fait maintenant marche arrière, et se refuse à toute action concrète. Il est temps que cesse cette ambivalence, et que soit adoptée une réglementation européenne en matière de neutralité du Net. Le BEREC doit rapidement publier son étude sur les pratiques discriminatoires de gestion de trafic, comme l'exige le Parlement européen8, afin que la nécessité d'une réglementation en la matière soit clairement établie. Les citoyens concernés par la neutralité du Net devraient répondre à la consultation du BEREC pour dénoncer l'approche attentiste et la « transparence », vendue comme solution miracle aux atteintes à la neutralité du Net ! » déclare Jérémie Zimmerman, co-fondateur et porte-parole de l'initiative citoyenne la Quadrature du Net.


Téléchargez la réponse de la Quadrature à la consultation du BEREC.

Envoyez vos réponse à la consultation du BEREC et dénoncez l'approche attentiste selon laquelle la simple transparence peut protéger l'universalité d'Internet. La date limite pour les réponses est le mercredi 2 novembre 2011, mais elles seront probablement acceptées jusqu'à la fin de la semaine. Envoyez vos réponses libres à berec[a]ec.europa.eu ou voyez notre page de campagne pour plus d'informations.




mercredi 2 novembre 2011

La stratégie du choc : la montée d'un capitalisme du désastre

Qu’y a-t-il de commun entre le coup d’État de Pinochet au Chili en 1973, le massacre de la place Tiananmen en 1989, les attentats du 11 septembre, la guerre en Irak, le tsunami , le cyclone Katrina, la crise financière aujourd’hui ?
Pour Naomi Klein, tous ces moments de notre histoire récente sont liés à l’avènement d’un « capitalisme du désastre » qui met sciemment à contribution crises et désastres pour substituer la loi du marché et la barbarie de la spéculation aux valeurs démocratiques auxquelles les sociétés aspirent...
Nouvelle diffusion de l’entretien avec Naomi Klein, traduit par Renaud Lambert.

Guéant et Bauer à pieds joints dans le meilleur des mondes sécuritaires

Les contours de la LOPPSI-3, la prochaine loi sur la sécurité intérieure qui devrait donner le ton de la campagne présidentielle, se matérialisent plus nettement. D’abord avec la sortie fort opportune d’un « Livre Blanc » signé par l’incontournable Alain Bauer, et ensuite par le service après-vente assuré en personne par le Sinistre de l’Intérieur Claude Guéant.
Au programme, en vrac : inscrire das la loi un couvre-feu pour les mineurs de moins de 13 ans, alourdir les peines planchers, exploitation du vidéoflicage pour créer un fichier des « empreintes faciales », traiter les manifestants comme des hooligans, etc.

Ce fameux « Livre Blanc » (doc PDF – bizarrement absent du site du ministère) est en fait co-signé par le préfet de police de Paris, Michel Gaudin, et Alain Bauer, véritable fou du Roi en matière de sécurité, publique comme privée.

A la fois consultant privé (gérant du cabinet AB Associates) et « bénévole » de l’action publique (il affirme en effet que toutes ses responsabilités au service du gouvernement ne sont pas rémunérées… ben voyons — sa « chaire de criminologie » au CNAM doit le contenter), Alain Bauer est surtout à la tête d’une « bande organisée » qui recrute même jusque dans les rangs de l’ex-groupe d’ultra-droite Occident, qui se réclamait dans les années 60 du « nationalisme blanc et chrétien », farouchement anticommuniste et nostalgique de l’Algérie française. C’est ce qu’a si bien montré le sociologue Mathieu Rigouste dans son dernier ouvrage « Les marchands de peur » (Libertalia, 2011).

La Palestine se dit victime d'une attaque informatique

La Palestine a annoncé ce mercredi avoir été la cible d'un attaque informatique de grande ampleur destinée à "l'effacer du net". Pour le ministre en charge des communications, il est clair que ce piratage a été orchestré par un État et qu'il est la conséquence du vote d'adhésion du la Palestine à l'Unesco. [Lire la suite]

Proposed Copyright Bill Threatens Whistleblowing and Human Rights

In the past week, the larger Internet community has joined EFF in sounding the alarm about the new copyright bill, now known as the Stop Internet Piracy Act (SOPA), as it makes its way through the U.S. House. The bill threatens to transform copyright law, pushing Internet intermediaries—from Facebook to your ISP—to censor whole swaths of the Internet. SOPA could forever alter social networks, stifle innovation and creativity, and destroy jobs, which is why Rep. Zoe Lofgren wasn’t exaggerating when she said SOPA “would mean the end of the Internet as we know it."

But this bill could also have a huge impact on the work of human rights advocates and whistleblowers who depend on online tools to protect their anonymity and speak out against injustice. Platforms created to provide anonymity software to human rights activists across the world, as well as next generation WikiLeaks-style whistleblower sites, could be major casualties of this bill—all in the name of increasing Hollywood’s bottom line.


Under SOPA, private companies will be able to force payment processors to shut down payments to websites by merely claiming the site “engages in, enables or facilitates” infringement. This broad provision could target websites behind important Internet projects such as Tor, the anonymity network that has been vital for protecting activists from government surveillance in Tunisia and Egypt. While Tor is designed to promote free expression, privacy, and human rights (and has had an amazing impact on the Arab Spring), it can unfortunately also be used to mask one’s IP address when downloading copyrighted content, such as music. Corporations concerned about users illegally downloading music could use SOPA to force Visa and Mastercard to cut off donations to Torproject.org—despite Tor’s aim to facilitate human rights activism, not piracy.


Political and human rights video hosting sites like EngageMedia, which is committed to raising awareness about social justice and the environment in the Asian Pacific region, might also be under threat. If a single video on the site arguably contains infringing content (keep in mind that only a portion of a site has to be engaging in infringement), an IP rightsholder could reach out to Paypal and demand it shut down EngageMedia’s account.


We’ve seen the effect of this kind of action before, in the recent attack on WikiLeaks. In December, WikiLeaks started publishing its cache of leaked State Department cables, which also exposed many human rights violations. The First Amendment barred the government from censoring WikiLeaks directly, but that didn’t stop Senator Joe Lieberman from pressuring private companies to stop doing business with WikiLeaks. The media organization lost its domain name and servers. Then Visa, Mastercard, and PayPal stopped processing their donations—cutting off 97% of the global payment processing market for Wikileaks. As Harvard Law Professor Yochai Benkler put it, “This…allowed [the government] to obtain results (for the state) that the state is prohibited by law from pursuing directly.”


Last week, WikiLeaks announced that it would have to temporarily suspend its publishing operations because of this private-sector censorship, despite the fact that the organization has not been convicted, or even formally accused of, any crime. A similar fate awaits the next WikiLeaks if SOPA passes—even if the government never gets involved or has a legal leg to stand on.


Emerging nonprofit whistleblower sites could find themselves in the jaws of SOPA if they post any documents related to corporate corruption or law breaking, if those documents contain trade secrets or are copyrightable. In 2010, Microsoft unsuccessfully tried to knock the whistleblower website Cryptome offline in a comparable situation. Now, the offended corporation may simply send a notice to the payment processor alleging the posted documents violate their rights and the processors will have five days to cut off the whistleblowing site’s service. Those sites could be starved out of existence before they can ever gain traction to defend themselves. Potential whistleblowers wishing to prevent the next Enron could be shut out of the Internet, even though the Enron whistleblower herself has said how important sites like WikiLeaks can be for exposing corporate wrongdoing.


It’s unclear whether SOPA’s authors intended it to cover these websites that are vital to whistleblowing and human rights. If they didn’t, they need to press re-set; and next time, consult with the numerous Internet communities the bill could affect, rather than exclusively Hollywood lobbyists. But the immediate need is clear: the bill must be killed. If you care about free speech and a free Internet, act now!



Google abuse

À Bruxelles, OWNI a essayé d’en savoir plus sur la plainte pour abus de position dominante contre Google. Un an après l’ouverture de cette procédure par la Commission européenne, tous les acteurs de ce dossier entretiennent le mystère. Préservant ainsi d’éventuelles négociations.

L’affaire a donc démarré par une plainte, déposée par les sociétés eJustice , Ciao et Foundem auprès de la Commission, reprochant à Google ses visées monopolistiques. Depuis d’autres plaignants se sont ajoutés, notamment le groupe Microsoft qui a fini par rejoindre les trois premiers en mars 2011.


Verrouillage de la Commission


Au sein de la Commission, la direction générale de la concurrence (DG Comp) mène l’enquête, actuellement en phase II – soit, selon la nomenclature européenne, celle réservée aux cas prioritaires. Contrôlant les aides d’État attribuées aux entreprises, elle examine également les fusions/acquisitions – notamment le rachat de Double Click par Google en 2008 [PDF] – et les ententes et/ou abus de position dominante. De son propre chef ou en cas de réception d’une plainte. Dans l’affaire Google, l’attitude de la petite équipe qui décortique les affaires de l’entreprise américaine s’apparente à celle d’un pongiste de haut niveau. Les questions qui dérangent reçoivent des réponses rapides et vides de sens. Même sur l’identité de tous les plaignants, la DG concurrence ne dit rien :


Il y en a effectivement d’autres [NDLR : plaintes]. Mais vous comprendrez, j’en suis sûr, que compte tenu de la médiatisation plus que suffisante de cette affaire, je préfère laisser le soin aux entreprises et boîtes de relations publiques qu’elles emploient, d’en faire la publicité.


Autrement dit, aux lobbyistes et aux relations presse de communiquer. Près du parc Leopold à Bruxelles, Google vous accueille dans ses bureaux avec vue sur le Parlement européen – dans le même petit immeuble où loge l’ambassade d’Irlande, un État qui accueille la plupart des sièges financiers de Google.


Cinq lobbyistes


Alistair Verney, communication manager pour Google à Bruxelles, justifie la bonne foi de son entreprise et leur volonté de travailler aux côtés de la Commission :


Depuis que nous avons crée Google, nous travaillons dur pour faire en sorte que nous gardions au coeur de notre activité les intérêts de nos utilisateurs et de notre secteur – en garantissant que nos publicités soient toujours clairement identifiées, en rendant simple pour les utilisateurs et les publicitaires la récupération de leurs données quand ils changent de service et en investissant massivement dans des projets open source. Mais il y a toujours une marge d’amélioration et nous travaillons avec la Commission pour répondre à toutes les interrogations qu’ils pourraient avoir.


Depuis ces bureaux, Google fait son propre lobbying avec cinq cadres et gère ses dossiers stratégiques, du droit d’auteur à la neutralité du net, selon une source familière des relations entre parlementaires et groupes d’influence. Ses lobbyistes interviennent directement auprès du législateur. Mais selon cette même source, ”les petits de Google n’ont pas le temps extensible et ratent parfois des dossiers”.



Ils connaissent pourtant bien le fonctionnement des équipes de la Commission. Le chef des lobbyistes de l’équipe Google à Bruxelles depuis 2008, Antoine Aubert, n’est autre qu’un ancien policy developer (chargé des politiques publiques) de la Commission européenne pour laquelle il a travaillé pendant trois ans.


Et le silence de Google Bruxelles concernant cette plainte n’est pas l’apanage de la Belgique. La même opacité plane en France, où Google possède sa propre équipe en interne, Olivier Esper en tête, directeur des relations institutionnelles (une autre façon de dire “chef des lobbyistes”) : les portes sont fermées bien avant le sas d’entrée dans leurs bureaux. Dans le grand hall du 38 avenue de l’Opéra à Paris, pour rencontrer un des lobbyistes sur le sujet Google à la Commission européenne, la réponse est claire :


Si vous n’avez pas rendez-vous, vous ne pouvez pas le voir. Envoyez un mail ou appelez directement la personne, si elle vous a confié son numéro… Mais je doute qu’ils veuillent vous recevoir.


Les raisons du silence


Entre accord à l’amiable souhaité par Google et crainte du géant américain, les explications de ces silences sont multiples. Pour justifier son refus de répondre aux questions posées, un proche des plaintes confie à OWNI :


Nous avons peur des représailles de Google.


À supposer que les menaces soient réelles, dans une interview donnée au Telegraph en février dernier, Eric Schmidt, le PDG de Google avouait qu’il comprenait que son entreprise avait un rôle majeur en Europe. Et implicitement que cette position dominante leur permettait de ne pas communiquer sur leurs sujets qualifiés de sensibles.


Sophia In’t Veld, députée européenne appartenant à l’alliance des démocrates et des libéraux pour l’Europe, estime que la situation est complexe, notamment parce que :


Google est une force d’innovation.


En attendant, Google cherche toujours son accord à l‘amiable. Comme pour justifier le mystère qu’il laisse planer autour de cette affaire. Et un proche de la Commission d’avancer : “si l’affaire est trop difficile, elle peut être clôturée dans les six mois sur décision du commissaire.”



Illustrations Flickr PaternitéPas d'utilisation commercialePartage selon les Conditions Initiales renatotarga et PaternitéPas d'utilisation commerciale gholzer

L'Union européenne se fait voir chez les grecs

Référendum. Voilà un mot qu'il ne faut plus prononcer en Union Européenne. Un mot maudit. Capable de ruiner l'Euro, de disperser l'Union, qui sait ? Vouer les Grecs au ban de l'humanité...
Référendum !
Mais quelle idée saugrenue que celle de Papandréou ?
Soumettre un accord européen à une ratification directe par le peuple hélène. Comme si les peuples avaient encore leur mot à dire !
Un référendum ? Quel affront ! Non. Quel crime de lèse majesté !

#OpSyria : Bluecoat au coeur d’attaque MITM de grande envergure ?

Devant l’avalanche de preuves remontée par le groupe Telecomix, la société BlueCoat a finalement admis que certaines de ses machines étaient présentes en Syrie, et qu’elles étaient utilisées pour censurer le Web.
Le débat est-il clos pour autant ?

D’après BlueCoat, les machines repérées par Telecomix avaient été commandés par un distributeur de Dubaï en 2010 et étaient destinée au ministère des communications irakien. Comment sont-elles passées de l’Irak à la Syrie ? Mystère. Mais si cette dernière livraison de 14 appliances parait avoir eu pour but de servir à contrer le printemps Arabe, le régime de Bachar el-Assad s’est toujours montré friand des appliances BlueCoat. Le WSJ parle de plus de 25 appliances ayant trouvé leur chemin vers la Syrie depuis les années 2000. Celles-ci étaient déjà probablement à la base de la machine à censure du régime.

Le débat qui s’ouvre maintenant au Etats-Unis est celui de la surveillance des exportations et du contrôle des embargos. L’enquête va essayer de déterminer les responsabilités de BlueCoat, du distributeur basé à Dubaï et celles du ministère des communications irakien. L’affaire est entre les mains du ministère du commerce.

Mais le débat nous a-t-il vraiment échappé ? Peut-être pouvons nous contribuer à le garder vivant et à le faire évoluer ?

Je vous invite à plonger dans les logs de la censure syrienne. Logs que nous savons issus des quatorze proxy BlueCoat commandées par le régime de Bachar en fin 2010. Proxys encore à l’oeuvre, à l’heure ou nous écrivons ces lignes, pour contrer la déferlante révolutionnaire issue du printemps arabe.

Nous allons devoir parler technique. Mais nous nous efforcerons de rester compréhensibles pour les moins techniciens d’entre vous.

A Guide to Sniffing Out Passwords and Cookies (and How to Protect Yourself Against It) [Video]


Roughly one year ago, a tool called Firesheep introduced a lot of us to just how easily another person on the same network as you can snoop on your browsing session and even masquerade as you on sites that require a login, like, perhaps most notably, Facebook. Here's a closer look at how network snooping works and how to protect yourself from it.

Bientôt 1000 sites bloqués en France sans contrôle judiciaire

La Loppsi va bientôt pouvoir agir contre les sites pédopornographiques. Le décret d'application de l'article 4 de la loi doit arriver avant la fin de l'année. Pas moins d'un millier de sites web sont dans le collimateur du gouvernement et seront bloqués d'ici janvier 2012. Sans aucun contrôle judiciaire. [Lire la suite]

TOR Attack Technical Details

Hi to all

As announced in a previous one, this post presents and details the different technical details on our TOR attack. These data will be released little by little but everything should be finally available before the end of November. So stay tuned to follow regular additions to this post.

We do prefer take time and release the most recent developments with respect to the TOR foundation updates, patches... But we also understand that people are looking forward to have those technical details. Since some of them are ready and since making them public does not challenge the interests of H2HC2011/PacSec 2011 organizers, well why wait more?

An updated version of the attack (to adapt to the forthcoming updates and patches of the TOR code in November and December and to present the TOR security evaluation dedicated botnet we are currently developping) will be presented at the 28th Chaos Communication Congress (28C3) in Berlin.

Here are the data provided:
  • The Google Earth maps of existing ORs (public and hidden ones; allOS ORs and Windows ORs) at the date of November 1st, 2011. Hidden TOR relay bridges (195 extracted by now; text list here) have been automatically extracted with the tor_brige library provided hereafter. This map is essentiel and is part of the intelligence step of the attack. Building large, coordinated, multilevel attacks -- as militaries usually do -- requires to have this generalized view of the target.
  • The tor_extend library which enables (1) to automate the extraction of hidden TOR nodes (relay bridges) and (2) to execute the spinning technique (second of the 3 combined techniques to force 3-node routes towards compromised nodes). This library has been written by Oluwaseun Remi-Omowoson. Available after PacSec2011 (November 10th)
  • H2HC 2011/Pacsec 2011 slides. Available after PacSec2011 (November 10th).
  • Technical paper which also contains the SCAPY script code to play the TCP Reset technique (first of the 3 techniques combined to force 3-node routes towards compromised nodes). Available by end of November.
  • The malware part (installing the dynamic cryptographic trapdoor) is not public. The malware also embeds a few structures to contribute to forcing 3-route nodes (refer to the paper).
Please note that the source code provided (when relevant) is the PoC version only (not optimized). Optimized versions are not public (since they are part of the TOR security evaluation botnet which is currently developped).


E.F.