vendredi 18 novembre 2011

Grâce aux photos Benetton, le Pape pourrait goûter à l'effet Flanby

Le Vatican a annoncé qu'il comptait poursuivre en justice ceux qui diffusent le photomontage de Benetton dans lequel on voit Benoît XVI embrasser un imam. La stratégie employée par l'église catholique contre la dernière campagne de la marque italienne de vêtements risque pourtant de déclencher l'effet inverse. Un effet connu sous le nom d'effet Flanby.

Célèbre marque italienne de vêtements, la société Benetton doit sa notoriété internationale à une communication très particulière. Dans les années 80 et 90, le photographe Oliviero Toscani a réalisé quelques-uns des clichés les plus célèbres qui ont illustré les campagnes publicitaires du groupe Des thmes comme le racisme, la guerre, la religion ou le sida y étaient abordés, ce qui n'était pas courant pour une entreprise spécialisée dans le textile.

Est-il normal de confier l'Europe à des anciens banquiers de Goldman Sachs ?

Recruter des banquiers comme pompiers de l’Europe, telle semble être la politique des dirigeants européens, Nicolas Sarkozy et Angela Merkel en tête.

Mario Draghi nouveau président de la Banque centrale européenne (BCE), Loukas Papadimos nouveau 1er ministre grec et Mario Monti nouveau 1er ministre italien, trois financiers promus dont deux anciens responsables de la sulfureuse banque Goldman Sachs qui a aidé la Grèce à dissimuler des milliards d'euros d'emprunts d'Etat...

Mario Draghi, Loukas Papadimos, Mario Monti, trois banquiers formés initialement aux Etats-Unis, sans parler de l’économiste portugais Antonio Borges qui a été mis en place à la tête du département Europe du FMI par DSK ou de Paul Achieltner, conseiller du directeur général du Fonds Européen de Stabilité Financière (FESF) président du géant allemand de l'assurance Allianz et qui a travaillé douze ans pour la banque d'affaires américaine...

Aujourd’hui, leur rôle va être sans doute de préserver les intérêts des banques dans l’actuelle crise européenne. Leur programme est tracé d'avance, quoi qu'en pensent les peuples, réduction des dépenses publiques, diminution des prestations sociales, réforme libérale de l'économie.

Mario Draghi a fait ses études chez les Jésuites. Il est licencié en économie et commerce à l'université de Rome "La Sapienza" en 1970 et diplômé du Massachussetts Institute of Technology (MIT). Il a été de 1991 à 2001 directeur général du Ministère du Trésor, chargé des privatisations. A ce titre, il a été membre du conseil d'administration de plusieurs banques et sociétés en phase de privatisation (Eni, IRI, Banca Nazionale del Lavoro-BNL et IMI). De 2002 à 2005 il est le vice-président pour l'Europe de Goldman Sachs, la quatrième banque d'affaires mondiale. Il est devenu gouverneur de la Banque d’Italie en 2006.

Loukas Papadimos est diplômé lui aussi du Massachussetts Institute of Technology. Il a été professeur à l’Université américaine de Columbia avant de devenir conseiller économique de la Banque de réserve fédérale de Boston. De 1994 à 2002, il a été gouverneur de la Banque de Grèce, poste qu’il occupait lorsque la Grèce s’est « qualifiée » pour l’euro, grâce à des comptes falsifiés par Goldman Sachs. Puis, il a été vice-président de la BCE. Il vient d’être nommé, sur pression de l’Union européenne et du G20, premier ministre de Grèce avec le soutien des deux partis dominants dont le parti socialiste grec (PASOK).

Mario Monti est diplôme de l’Université de Yale. Il a étudié le comportement des banques en régime de monopole. Puis il a été durant dix ans commissaire européen, de 1994 à 2004, d’abord « au marché intérieur et aux droits de douane » (ou plutôt à leur suppression…) puis à la concurrence. Membre de la Trilatérale et du groupe de Bilderberg - selon Wikipédia - il a été nommé conseiller international de Goldman Sachs en 2005. Il vient d’être nommé sénateur à vie et l’Union Européenne avec le G20 viennent de l’imposer comme président du conseil italien.

Un gouvernement Goldman Sachs aux commandes de l’Europe

La banque Goldman Sachs est surnommée aux Etats-Unis « government Sachs » tant elle est influente sur le gouvernement américain. Le secrétaire au Trésor de Clinton, Robert Rubin, qui procéda à la dérégulation financière, venait de Goldman Sachs. Tout comme le secrétaire au Trésor de Bush, Hank Paulson, qui transféra aux Etats les dettes pourries des banques, lors de la crise financière.

L’actuel président de Goldman Sachs, Llyod Blankfein, aime à dire qu’il « fait le métier de dieu ». En fait, Goldman Sachs est au cœur de la prédation financière en étant impliquée dans de nombreux scandales financiers : celui des « subprimes », celui de la tromperie de ses clients (à qui elle recommandait d’acheter des produits financiers sur lesquels elle spéculait à la baisse), celui du maquillage des comptes grecs.

La nomination de ces trois hommes clarifie d’une certaine façon les choses. Avec la BCE notamment, ils défendent non pas l’intérêt des citoyens et contribuables européens, mais l’intérêt des banques. Une étude britannique citée récemment par le journal Les Echos a le mérite de quantifier nettement le processus en cours. Cette étude indique que grâce aux « plans de sauvetage » de la Grèce et au mécanisme européen de stabilité financière mis en place par la BCE, le FMI et l’UE, l’exposition de chaque foyer de la zone euro va passer de 535 € aujourd’hui à 1.450 € demain !

Le « sauvetage » de la Grèce et de l’Italie, est donc en fait une gigantesque opération de socialisation des pertes du système bancaire. Il s’agit de transférer l’essentiel de la dette grecque - mais aussi espagnole et irlandaise - des mains des banquiers vers celles des contribuables. Il sera ensuite possible de faire assumer les frais de l’inévitable restructuration de ces dettes par les budgets publics européens.

Comme le disent les Indignés espagnols, « ce n’est pas une crise, c’est une escroquerie ! ». Le Parlement européen a voté le « paquet gouvernance » qui réforme le pacte de stabilité en renforçant les contraintes sur les budgets nationaux et les sanctions contre les pays en infraction. Le Conseil européen a parachevé le travail par la suite. Enfin, avec l’accord européen du 26 octobre dernier, Nicolas Sarkozy et Angela Merkel, ont voulu faire croire à l’opinion publique européenne qu’on était sur la bonne voie.

Mais pour se donner enfin les moyens de résoudre durablement la crise, nous avons besoin d’un changement radical de tous les traités, d’une modification des statuts de la BCE, d’une « règle d’or » pour un minimum de niveau social, fiscal et environnemental en Europe.

Or, rien n’indique que nous allons dans ce sens. Une mesure pourtant simple et efficace n’a même pas été prise par les chefs d’Etat européens : que la BCE prête aux Etats à 1,25 % comme elle le fait aux banques privées qui, elles, prêtent ensuite à 18 % à la Grèce. Cette mesure ne cesse d’être refusée par l'Allemagne et par la BCE, qui se retranchent derrière le traité de Lisbonne qui l'interdit…

Autre mesure renvoyée une nouvelle fois aux calendes grecques : une simple taxe sur les transactions financières, qui la plupart du temps sont purement spéculatives et n’apportent rien à l’économie réelle, suffirait à redresser les finances publiques de tous les états européens...

C’est pourquoi aujourd’hui, une avancée réelle pour obtenir une modification des traités allant dans le bon sens, ne peut advenir que si un gouvernement français futur montrait une vraie fermeté dans sa politique de récupération de souveraineté, en particulier monétaire, cette vraie fermeté consistant à être prêt si nécessaire à sortir de l'Union européenne…

« Grâce à HADOPI, le piratage a reculé de 35%. Mais il faut aller plus loin et s’attaquer au streaming » ® Nicolas Sarkozy

Nicolas Sarkozy tenait aujourd’hui même ces propos à Avignon, à l’occasion d’un forum modestement intitulé, Rencontres Internationales de la Culture, de l’Économie et des Médias, je cite : »Grâce à HADOPI, le piratage a reculé de 35%. Mais il faut aller plus loin et s’attaquer au streaming », ce pour « s’adapter aux évolutions technologiques ». Loin de s’en tenir là, Nicolas Sarkozy annonçait non moins finement dans la foulée une HADOPI 3. Notre président plaidera également pour une TVA harmonisée pour l’ensemble des biens culturels matérialisés ou non et surtout , qu’il allait « falloir travailler à adapter les systèmes à l’arrivée de la TV connectée et du cloud computing »… bref : on va te le taxer ton cloud.

Ça commence à faire beaucoup de bêtises en un seul discours qui fleure bon la campagne présidentielle et la récupération en mode sauve qui peut du jouet HADOPI…


Le mystère des 35% : d’où sort ce chiffre ? D’où diantre et de qui Nicolas Sarkozy tient-il ce chiffre de 35% de piratage en moins ? C’est assez subtil mais le président parle en fait de 35% de piratage par P2P en moins… alors que le direct download, lui, explose… Ce chiffre ne sort donc pas des labs de l’Hadopi, pas des Fournisseurs d’accès Internet, ni même d’un institut de sondage bidon à qui on aurait commandé une étude orientée omettant par exemple volontairement les solutions de repli. Les 35% sortent soit du chapeau, soit de la propagande des majors qui auront mesuré ce chiffre au petit doigt mouillé. Si vous avez une information sur comment ce chiffre s’est retrouvé dans le discours de Nicolas Sarkozy, venez nous l’expliquer car ça nous intéresse drôlement. Autre objection pour vous prouver que ce chiffre sort du chapeau de Nicolas « Copperfield » Sarkozy : si HADOPI était réellement venue à bout de 35% du piratage, il n’y aurait probablement aucun besoin de passer à une nouvelle étape répressive, HADOPI serait un immense succès et à en croire ce que notre président nous a vendu, les artistes vivraient tous bien mieux… sauf que voilà, les artistes, avec HADOPI, ils n’en ont pas vu la queue d’un.


Le Streaming, la nouvelle bête noire des ayants droit : après avoir tué l’échange non marchand entre particuliers, Nicolas Sarkozy s’est enfin rendu compte que des sociétés privées s’en collaient plein les fouilles en distribuant des matériaux copyrightés. Mais étrangement, on ne parle pas de direct download, mais du streaming. C’est assez curieux d’ailleurs, pourquoi le streaming ? Pourquoi Nicolas Sarkozy présente le streaming comme une « évolution technologique » alors que le streaming est une technologie qui a déjà plus de 10 ans, et qui comme tous les usages du Net évolue en fonction des débits offerts par les fournisseurs d’accès Internet ?


Alors ? Pourquoi pas le direct download ? Et bien tout simplement parce que le blocage de sites existe déjà dans notre corpus législatif, et le blocage, c’est la LOPPSI 2. La LOPPSI 3 saura se passer du juge, c’est toujours sur la roadmap… le filtrage en revanche, c’est HADOPI 3 !


Voici une théorie qui vaut ce qu’elle vaut, en tout cas c’est la mienne. Que feriez-vous à la place des ayants droit pour être autorisés à utiliser une technologie ultra intrusive, dont une utilisation détournée permettrait d’épurer le Net de tout contenu piraté ? … oui du Deep Packet Inspection utilisé à des fins de reconnaissance des contenus, et pas que sur le streaming, mais sur l’ensemble des protocoles ? Qu’est ce qui empêcherait les ayants droit d’analyser vos emails à la recherche d’une image ou d’un smiley en 3d piraté en pièce jointe de vos emails ? Le président de Qosmos lui même nous assurait qu’en anonymisant le trafic, ça fouillait dans votre vie privée… mais « respectueusement »…


Petit rappel des effets réels d’HADOPI :



  • Migration massive des utilisateurs d’une technologie favorisant l’échange de personnes à personnes non marchand vers le direct download

  • Le direct download implique naturellement la saturation de liens optiques, souvent à destination des Pays-Bas, ou, plus onéreux, des USA, où se trouvent les serveurs des gros sites de direct download. Ce point à lui seul fait que les fournisseurs d’accès laissent ces liens se dégrader, voire, dégradent volontairement les débits « pour le bien du réseau », comprenez « pour ne pas payer plus de transit » à des transitaires comme Cogent. Le cas Orange est à ce sujet emblématique mais tous les fournisseurs d’accès grand public en font de même, même s’ils s’en défendent.


Le discours de Nicolas Sarkozy est la démonstration d’une politique clientéliste, de copinage avec les majors, et d’une convergence d’intérêts visant à introduire le Deep Packet Inspection à des fins autres que le bon fonctionnement des réseaux opérateurs. Il s’agit de faire rentrer cette technologie dans le paysage « normal » du Net et de l’utiliser pour tout et n’importe quoi, surtout pour n’importe quoi. Lentement mais sûrement, Nicolas Sarkozy vous installe une société de surveillance, comme ça sous votre nez, dont vous n’accepteriez jamais d’équivalents dans un environnement non virtuel… en vous racontant que c’est pour votre bien. Reste maintenant à savoir si la Haute Autorité saura aller dans le sens de l’intérêt public et du réseau Internet, là où la volonté présidentielle est d’aller vers une répression aux effets inconsidérés pour faire plaisir aux petits copains du Fouquet’s.


Merci à @btabaka pour le livetweet


flattr this!

La démocratie par tirage au sort

Le suffrage par le sort est de la nature de la démocratie ; le suffrage par choix est de celle de l’aristocratie. – Montesquieu.


Il peut paraître choquant aujourd’hui de se demander si suffrage universel et la démocratie sont identiques, tant le droit de vote a été difficile à acquérir, et tant il est évident que les peuples qui en sont privés sont pour cela même privés de démocratie. De fait, il n’est pas de démocratie sans que le peuple opère ses choix par le suffrage universel.


Cela signifie-t-il pour autant que tout suffrage universel soit démocratique ? Aux Etats-Unis par exemple, parce que les juges sont élus, ils peuvent faire campagne en surfant sur les passions populaires du moment, quitte à ignorer ce que les lois ont de plus légitime et, dans certains Etats, usent même de la peine de mort à cette fin. A l’inverse, en France par exemple, on trouve normal de ne pas élire les jurés d’assises, mais de les tirer au sort, parce que les élire conduirait ici aussi à faire dépendre la justice de la perception passionnelle de tel ou tel fait divers du moment. Dès qu’il s’agit d’appliquer une règle décidée par le peuple, et de rien d’autre, et surtout pas de donner le pouvoir de modifier les règles, le tirage au sort ou la nomination administrative paraissent plus démocratique que l’élection par suffrage. Ce principe est admis, sauf dans l’exception notable… de la nomination des gouvernants !


On ignore trop souvent qu’au XVIIIe siècle encore, Montesquieu pouvait écrire comme une évidence que “le suffrage par le sort est de la nature de la démocratie ; le suffrage par choix est de celle de l’aristocratie”. De même que dans la Grèce antique, où fut inventée la démocratie, Aristote considérait “comme démocratique que les magistratures soient attribuées par le sort et comme oligarchiques qu’elles soient électives.” Pourquoi donc pendant des siècles a-t-on considéré qu’élire des gouvernants était opposé à la démocratie ? La raison en est que celui qui est tiré au sort ne peut se prévaloir d’un choix par le peuple pour ses idées et qualités personnelles, et ne peut donc prétendre qu’on lui a confié le pouvoir de décider en son nom, à sa place, voire contre lui. Tandis que celui qui a été élu se sent investi d’une confiance qui se transforme bientôt en prétention qu’on lui a délégué le pouvoir de décider de la sorte, c’est-à-dire à la place du peuple.


C’est pourquoi à Athènes le tirage au sort fut pratiqué pendant deux siècles pour désigner l’immense majorité des magistrats de l’administration, étant entendu que les décisions essentielles appartenaient au vote direct de l’ensemble des citoyens. C’est pour les mêmes raisons qu’à l’aube de la Renaissance italienne, dans les périodes républicaines de cités comme Florence, les démocrates refusèrent l’élection des gouvernants au suffrage universel et préférèrent encore une fois les tirer au sort.



Proposer de tirer au sort le Président de la République et les députés passerait bien sûr pour une plaisanterie dans la France d’aujourd’hui : il y faut des “compétences”, se moquera-t-on. Et puis le peuple d’un grand pays ne peut passer son temps à voter ! Mais alors, pourquoi parle-t-on encore de “démocratie”, si le suffrage universel donne des pouvoirs à l’ensemble des incompétents ? Et si consulter le peuple est si dangereux, pourquoi prétendre le “représenter” ? Décide-t-on en son nom ou à sa place ? Après tout, il y a peu de temps, on entendit à droite et dans une certaine gauche qu’il serait mauvais de refaire voter les Français sur le Traité de Lisbonne car ils risqueraient de le refuser une seconde fois ! Ajoutons que si la France est capable de vendre à des dictatures des moyens électroniques de surveillance de l’ensemble d’un peuple, pourquoi les mêmes techniques ne permettraient-elles pas de consulter le peuple sur une foule de questions qui le concernent ?


En fin de compte, vingt-cinq siècles de démocraties diverses et de réflexions philosophiques tout aussi diverses sur la démocratie nous enseignent une chose finalement très simple : le suffrage universel est à la fois la condition absolue de toute démocratie, et le moyen le plus efficace jamais inventé pour conduire un peuple à déléguer lui-même toute sa souveraineté à quelques-uns. Le problème devient donc celui que nous posions dans notre première chronique : celui de la verticalité des processus de décisions, du haut vers le bas comme du bas vers le haut, et de l’urgence de déployer pleinement l’activité citoyenne horizontalement.


Le développement multiforme des manifestations d’‘indignés”, de Tunis au Caire, de Madrid à Tel Aviv et de New-York à Paris, ne traduit-il pas l’émergence d’une nouvelle façon de pratiquer la démocratie, et de substituer à des shows médiatiques générateurs de passivité citoyenne une communication sociale entre tous les acteurs sociaux, génératrice d’inventions citoyennes ? Le sentiment que les “représentants” du peuple ne le re-présentent plus vraiment conduit ainsi au désir de manifester directement sa présence. Loin d’être donc un risque pour la démocratie et une dépolitisation, ces pratiques nouvelles annoncent-elles peut-être une réinvention très politisée de la démocratie active. A la confiance aveugle et la dépossession de sa souveraineté, qui conduisent de fait à l’abstention, aux exaspérations dangereuses et à la soumission, il n’est pas impossible que se substitue peu à peu, de façon tâtonnante, une conception plus exigeante de la politique.

PayPal permet l'échange d'argent entre amis sur Facebook

Mafia ²

PayPal met tout en oeuvre pour faciliter les transferts d'argents entre amis et rendre cet acte naturel. La firme lance donc une application Facebook qui permet également de joindre une carte éléctronique à sa transaction. Cela renforce le lien entre les réseaux sociaux et les transactions financières. [Lire la suite]

Internet : l'opération séduction de Nicolas Sarkozy dénoncée

Nicolas Sarkozy s'efforce de tisser des liens nouveaux avec les acteurs du numérique. Plusieurs initiatives ont été lancées tout au long de l'année, afin d'atténuer les précédentes politiques menées dans ce domaine (Hadopi, filtrage, ACTA). Une opération séduction que dénonce la Quadrature du Net. [Lire la suite]

Appel citoyen d'Occupons la Défense

J'ai participé, comme 150 autres "occupants" de la Défense, à la rédaction de cet appel fruit d'un consensus global.
Merci de le diffuser autour de vous

Nous, occupants de la Défense, adressons aux peuples de France et du Monde ce message d’alerte et d’espoir.

Nous sommes réunis ici, au cœur de la finance française, afin de débattre, de réfléchir et d'agir au sein d'un espace public qui appartient à tous les citoyens.

Nous refusons de n’être que de simples pions manipulés par la mécanique d’un système opaque, sur lequel nous n’avons aucune prise. Alors qu'une grande partie de notre classe gouvernante s’est mise au service du monde financier et des grands groupes industriels, nous estimons que le système de démocratie dit « représentatif » ne nous représente plus.

Ainsi, unis comme un seul peuple, nous reconnaissons ce fait indéniable : l'avenir de l'Humanité exige la coopération de ses membres.

Nous n'aspirons pas à jouer le rôle d'un parti politique. Ce qui nous distingue, c'est que nous ne voulons pas accaparer le pouvoir, mais le rendre accessible à tous. Notre action, via internet et les assemblées populaires, va dans le sens de la démocratie directe et réelle.

Or malgré une attitude strictement non-violente, nous avons été molestés ou spoliés de nos biens par la force publique. Cette même force publique instituée selon la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen « pour l'avantage de tous, et non pour l'utilité particulière de ceux auxquels elle est confiée. »

Nous sommes avant tout des citoyens conscients, et des êtres humains indignés par le monde qui nous entoure.

Voilà pourquoi, nous appelons tous les citoyens et citoyennes qui refusent les divisions que l'on nous impose à unir leurs talents et intelligence, à se rencontrer pour œuvrer ensemble à la création d'un nouveau projet, dont l'essence sera le respect des individus et de leur environnement.

Nous pouvons libérer et reprendre l'espace public sous toutes ses formes.

Rejoignez-nous !

Le Parlement européen vote massivement en faveur d'un Internet neutre

Paris, le 17 novembre 2011 – Le Parlement européen a aujourd'hui massivement adopté sa résolution sur la neutralité du Net appelant la Commission européenne à protéger Internet, qui est aujourd'hui sous la menace d'un nombre croissant de restrictions imposées par les opérateurs télécom. Cette résolution globalement positive demande instamment à la Commissaire européenne Neelie Kroes d'abandonner sa position attentiste vouée à l'échec en évaluant rapidement le besoin de régulation plus poussée pour préserver l'Internet libre et ouvert. Ce vote représente un engagement politique de la part du Parlement européen en faveur de la protection d'Internet contre toute forme de restriction ou de censure.

L'adoption par le Parlement européen d'une résolution sur la neutralité du Net1 vient à point nommé, alors que la Commissaire européenne à l'Agenda numérique Neelie Kroes continue de nier2 les restrictions illégitimes que les opérateurs télécoms imposent de par l'Europe, et mises en évidence sur la plate-forme de signalement RespectMyNet.


Ce vote est également un signal envoyé au BEREC — l'organe des régulateurs européens des télécoms qui doit prochainement rendre son rapport très attendu sur les atteintes à la neutralité du Net3 — les eurodéputés ayant rappelé les dangers que font peser les restrictions d'accès sur la liberté de communication ainsi que sur la concurrence et l'innovation dans l'économie numérique.


Bien que la résolution contienne certaines failles4, il s'agit d'un engagement politique fort en faveur de l'Internet neutre. En particulier, le Parlement exige de la Commission qu'elle évalue rapidement le besoin de nouvelle réglementation pour protéger la neutralité du Net, et ce dès que BEREC aura conclu son étude5.


« Les opérateurs télécom européens violent déjà allégrement6 la neutralité du Net en restreignant l'accès à Internet de manière totalement illégitime. Si la Commissaire Neelie Kroes est réellement attachée à la défense de la liberté d'expression, comme elle l'a affirmé dans le passé, elle doit agir en conséquence en imposant par la loi la neutralité du Net, comme cela a été fait aux Pays-Bas. Le vote massif du Parlement européen fait clairement monter la pression sur la Commission pour qu'elle garantisse la concurrence, l'innovation ainsi que la liberté d'expression et la vie privée des citoyens. Alors que le Parlement européen s'engage à défendre l'universalité du Net, il doit maintenant aller plus loin en continuant d'appeler à une réglementation effective et en rejetant toute tentative d'imposer des restrictions d'accès ou une censure au nom d'un régime du droit d'auteur dépassé, comme l'ACTA. », déclare Jérémie Zimmermann, porte-parole de l'organisation citoyenne La Quadrature du Net.




Mexique - Travailleurs de presse disparus à Zacatecas, attaque de rédaction à Coahuila : la fédéralisation des crimes contre la profession arrêtera-t-elle le désastre ?

Reporters sans frontières exige des autorités de l'État de Zacatecas (Nord) de mettre tout en œuvre pour retrouver les deux collaborateurs du département de distribution du quotidien national El Financiero, Osvaldo García Iñiguez et José de Jesús Ortiz Parra, portés disparus depuis le 14 novembre 2011 alors qu'ils se rendaient à Guadalajara (Jalisco, Centre-Ouest). Les recherches mobilisent désormais les polices locales et fédérales.

"Cette double disparition démontre une nouvelle fois qu'en plus des journalistes, les travailleurs de presse sont exposés à des attaques ou représailles quel que soit leur emploi. Le 11 février dernier, à Torreón (Coahuila, Nord), Rodolfo Ochoa, technicien pour la chaîne Canal 9, avait été tué lors d'une attaque de sa rédaction. Les dispositifs de protection des locaux de médias ne règlent rien, tant que dure l'impunité dans les enquêtes. Nous espérons que les deux employés d'El Financiero seront localisés sain et sauf le plus tôt possible", a déclaré l'organisation.

Selon les témoignages recueillis par Reporters sans frontières, Osvaldo García Iñiguez et José de Jesús Ortiz Parra, respectivement inspecteur de circulation régionale et chauffeur du journal, ont envoyé depuis leur téléphone portable un message sur Twitter indiquant qu'ils étaient suivis par deux patrouilles de la police fédérale lorsqu'ils se trouvaient sur la route reliant Zacatecas à Jérez. Aucune nouvelle des deux hommes n'est parvenue depuis. Le journal a annoncé la suspension de sa distribution dans l'État de Zacatecas jusqu'à ce que les routes soient sécurisées.

A Torreón, le 15 novembre, des individus armés ont attaqué les bureaux du journal El Siglo de Torreón. Javier Garza, sous-directeur du journal, a relaté l'événement à Reporters sans frontières : "Vers 2h40 du matin, trois personnes à bord de deux véhicules se sont garées en face de la porte principale de l'édifice, un des deux véhicules a été stationné sur le trottoir et les individus y ont mis le feu". Les agresseurs ont ensuite tiré des coups de feu contre la façade d'El Siglo de Torreón.

Il s'agit du deuxième attentat ciblant le journal, après celui survenu en août 2009. L'enquête n'a pour l'instant donné aucun résultat. “Nous n'avons rien publié d'extraordinaire. Ce pourrait être un message, un avertissement ou une intimidation mais nous ne savons pas de quel type”, a expliqué Javier Garza, qui reconnaît qu'“il n'y a aucune garantie pour exercer la profession de journaliste” dans sa région. L'affaire d'El Siglo de Torreón s'ajoute à la série noire des attaques directes contre les rédactions, à l'image de celle commise contre le quotidien El Buen Tono, dans l'État de Veracruz, le 6 novembre dernier.

Régulièrement invoquée par le gouvernement de Felipe Calderón, la réforme constitutionnelle facilitant le traitement au niveau fédéral des crimes contre la profession et autres atteintes au droit d'informer a été adoptée par la Chambre des députés, le 11 novembre. Elle doit maintenant recevoir l'aval du Sénat.

“Reporters sans frontières accueille cette réforme avec intérêt pourvu que les moyens nécessaires en consacrent l'application. Cette fédéralisation arrêtera-t-elle l'hécatombe ? Elle tombe bien tard compte tenu du nombre d'assassinats (80) et de disparitions (14) de journalistes constatés en une décennie et les faibles résultats du parquet fédéral spécialisé dans les attaques envers la liberté d'expression (FEADLE), institué une première fois en février 2006. Elle ne saurait davantage faire oublier le bilan de l'offensive fédérale contre le narcotrafic, qui a considérablement fragilisé l'exercice des libertés publiques fondamentales”, a conclu l'organisation.

Dessin : Rius

Veut-on vraiment que ce CSA là régule Internet ?

Le CSA, qui a sanctionné France Culture pour avoir lu en pleine journée des extraits du Marquis de Sade, souhaite pouvoir sanctionner tout site internet qui diffuse ce type de contenus sans les interdire aux moins de 16 ans. Est-ce vraiment souhaitable ? [Lire la suite]

Facebook invité à rendre des comptes au Sénat US sur ses cookies

Le Sénat américain souhaite auditionner Facebook à propos de ses cookies. En effet, un blogueur avait révélé en septembre dernier que le réseau continuait de tracer ses utilisateurs même lorsqu'ils se déconnectaient du service. Après avoir modifié les fichiers incriminés, Facebook semble pourtant assumer ses actes. [Lire la suite]

jeudi 17 novembre 2011

Mon village sous surveillance

René Bourgeois, est adjoint à la sécurité de Saint-Arnoult, à côté de Deauville, dans le Calvados (maire sans étiquette). La commune aura 15 caméras courant 2012, dont trois en intercommunalité, pour 1 100 habitants. Un investissement d’un montant de 50 000 à 100 000 euros HT, subventionné à 40% (sur le HT). Voici la retranscription partielle de l’entretien que nous avons eu avec l’élu dans le cadre d’un article sur le développement de la vidéosurveillance dans les villages. Lui préfère le terme de vidéoprotection dans son cas : « Vous parlez de vidéosurveillance, c’est de la vidéoprotection, il n’y aura personne derrière l’écran. »

Pourquoi avoir installé la vidéosurveillance ?


C’est normal. Nous avons fait une enquête de proximité pendant deux ans avant, il y avait des cambriolages à droite à gauche, parfois inquiétants, une attaque au bélier. La population était favorable. Beaucoup de personnes ne se sont pas senties concernées et n’ont pas répondu, c’est peut-être des résidences secondaires, ils ont une alarme. En tout 50% ont répondu.


Il y a beaucoup de résidences secondaires dans votre village ?


On n’a pas tellement de résidences secondaires finalement, peut-être 20%. Cinq ou six personnes étaient contre, car elles ne connaissent pas la réalité du fonctionnement.


En quoi cela va vous aider à régler les problèmes ?


La vidéosurveillance a plusieurs facettes. Déjà cela filme et enregistre les rues. Et ensuite cela permet de voir ce qui s’est passé.


Mais les voleurs peuvent mettre des cagoules ?


Ils seront vite repérés s’ils font ça.


La nuit, vous êtes sûr ?


Ils sont obligés d’avoir une plaque d’immatriculation.


Ça se change…


La police fera une recherche.


Et donc c’est efficace comme outil ?


Une personne de l’entreprise 2AD [une société de télésurveillance, NDLR] qui installe des caméras nous a dit qu’ils constataient une baisse de 30% sur les vols et les cambriolages. C’est des spécialistes. Et nous sommes allés voir à Cabourg, ils sont satisfaits, ils ont retrouvé un enfant en moins de trois minutes. Ça peut jouer aussi sur les accidents de la route.


Mais ce n’est plus de la délinquance alors…


… qui détériore le matériel urbain. Ça surveille l’école. Le but c’est d’être relié au commissariat de Deauville.

Il y a une personne habilitée à regarder, en différé.


Pourquoi vous ne mettez pas plus d’hommes ?


L’humain ça coûte cher ma p’tite dame [...] On a installé des caméras sur les axes d’entrée et de sortie des lotissements, les trois sont protégés ainsi.


Les délinquants peuvent aller ailleurs…


Ils vont se déplacer sur une autre commune, c’est évident, chacun son problème. Ça sert aussi, si quelqu’un se plaint par exemple que le ramassage des ordures n’est pas bien fait, on pourra le signaler à l’entreprise.


Vous avez lu le rapport de la Cour des comptes ?


Vous savez, j’en ai lu beaucoup, celui-là ne me dit rien. Nous on fait du très sérieux. [...]



Photo par Mixy [cc-by-nc-sa] via flickr

mercredi 16 novembre 2011

US military wants to shoot hackers

The US Military has decided that the best way to fight a cyber war is with traditional guns, bombs and the odd cruise missile.

The Pentagon has just sent a report to Congress where it says that it has the right to retaliate with military force against a cyber attack.


This means that if anyone carries out a decent attack on the Pentagon website, the Navy Seals will land on his roof, run through his house shooting anything that moves and bury the body at sea. Out of respect.


It's a fairly tough approach, but the Pentagon said in a report made public that it will act as a deterrence on those people who think they can carry out "significant cyber attacks directed against the U.S. economy, government or military."


According to Reuters, one of the problems that the US military has with cyber war is identifying where the attacks are coming from. The report said that before it calls for a strike against a cyber enemy the army needs to improve its ability to identify the attacker.


After all, it's a bit tricky to call back a cruise missile when the hacker masked their attack behind another's IP address.


Most attacks that the US has complained about have ended up appearing to come from China.


The US has to think very hard about attacking China as its economy is propped up by that country and most of its goods are made there. It would be better if any tracing would reveal that, instead of attacks coming from a Chinese hairdressing school, as they have done in the past, they were actually launched from a secret volcano base in the South Pacific.


The Pentagon is paying boffins to to come up with behaviouristic algorithms to assess the likely identity of attackers. This will limit the number of rooftops its Seals have to parachute on top of.


US security agencies are also training a crack team of highly skilled cyber forensics experts and are working with international partners to share information about cyber threats, including malicious code and the people behind it, it said.


This would have meant that in the case of Gary McKinnon, the US would have invaded the UK, shot McKinnon and cleared off, probably to a US base in the UK. Still, at least there would have been no time for a public outcry about an extradition.



Stoppons la censure du Net aux US avant qu'ACTA ne l'impose en Europe

Paris, le 16 novembre 2011 – La Quadrature du Net se joint à d'importantes organisations de la société civile de par le monde à l'occasion d'une lettre envoyée à la Chambre des représentants des États-Unis pour dénoncer le projet de loi Stop Online Piracy Act (SOPA). SOPA vise a créer une censure globale d'Internet au nom d'un régime du droit d'auteur dépassé. Si cette dangereuse législation était adoptée aux États-Unis, elle deviendrait la norme mondiale dans la guerre contre le partage de la culture, avec l'Accord Commercial Anti-Contrefaçon (ACTA) comme vecteur. Alors que l'Union européenne entame les débats sur la ratification d'ACTA, les citoyens doivent se mobiliser pour défendre leurs libertés en appelant au rejet de cette impitoyable répression en ligne.

Defeat ACTA!Dans une lettre envoyée au Président de la commission des Affaires juridiques de la Chambre des représentants des États-Unis1, plus de 40 organisations de la société civile critiquent le Stop Online Privacy Act (SOPA), et son équivalent au Sénat américain, le Protect IP Act (PIPA). Ces deux projets visent à créer un mécanisme de censure basé sur la saisie des noms de domaines de sites web suspectés d'enfreindre le droit d'auteur, et violeraient le droit à un procès équitable avec d'inévitables « dégâts collatéraux » pour la liberté d'expression.


Dès notification par les industries du divertissement, les moteurs de recherche ainsi que les prestataires de services de paiement et les annonceurs publicitaires se verraient également interdits de fournir des services ou de contracter avec les sites visés, et ce sans aucune intervention judiciaire2. Comme le fait remarquer le professeur de droit Yochai Benkler3, SOPA et PIPA cherchent à légaliser le type de méthodes de censure utilisées contre WikiLeaks fin 2010, transposant dans le domaine civil des mesures auparavant réservées à l'anti-terrorisme4.


« Des mesures de censure du Net aussi vastes et disproportionnées au nom du droit d'auteur sont la conséquence directe de la guerre globale des industries du divertissement contre le partage sur Internet, dont l'OCDE et le G8 se font désormais le relais5. Alors que la Commission européenne et les États Membres de l'Union européenne poussent à la ratification de l'ACTA pour intensifier la guerre contre le partage, il est clair que les mesures inclues dans SOPA et PIPA seront bientôt discutées en Europe si rien n'est fait pour les arrêter. En effet, le chapitre numérique de l'ACTA vise à exercer des pressions sur les acteurs d'Internet pour qu'ils “coopèrent” avec les ayants droit, et serait l'instrument idéal pour faire adopter des mesures aussi draconiennes6. Les citoyens doivent agir et faire entendre leur voix ! », déclare Jérémie Zimmermann, porte-parole de l'organisation citoyenne La Quadrature du Net.




Un message explicatif sur la copie privée dans les clés USB ?

En Commission, les députés ont adopté une mesure qui vise à inclure au sein même des supports vierges une "notice explicative" sur les raisons d'être de la taxe copie privée. [Lire la suite]

Piratage : l'examen de la loi américaine débute sous un déluge de critiques

Le comité judiciaire de la Chambre des représentants examine à partir de ce mercredi le texte de loi anti-piratage SOPA (Stopping Online Piracy Act), également connu sous le nom de Protect IP Act ou E-Parasite Act. Soutenu par l'industrie du divertissement aux États-Unis, le texte a été la cible d'un feu nourri de critiques en provenance d'internautes, d'organisations représentant les intérêts de la société civile, de grandes entreprises américaines, de personnalités politiques et de professeurs de droit. [Lire la suite]

Honte aux députés refusant la réduction de 10% des indemnités parlementaires

Rappel : Rémunération des élus politiques y compris celle des ministres en France Malgré les efforts demandés aux Français avec un deuxième plan de rigueur, les députés s'entêtent, « ils ont rejeté lundi, après un débat assez bref et dépassionné, la proposition du député UMP Lionnel Luca et d'une trentaine de ses collègues de réduire de 10% leurs indemnités parlementaires pour participer à l'effort de solidarité en ces temps de rigueur budgétaire. » Autrement dit, (...)

De nouvelles façons de traquer les indignés ?

Barack Obama en personne l'a dit : il craint autant les Indignés que le Tea-Party, qu'il met sur le même niveau. Libre à lui de mélanger les torchons avec les serviettes, mais il serait mieux inspiré, en ce moment, de surveiller... ces propres services secrets. Non pas à l'étranger, pour le nombre de personnes tuées par ses drones, chose dont les américains ne se préoccupent que fort peu, mais au sein même de son pays, où des techniques de surveillance à la Big Brother prennent une dimension importante. On s'en est aperçu récemment une nouvelle fois en Californie, ou un jeune étudiant a découvert un drôle de boîtier GPS sous son véhicule. Ce n'est pas la première fois, je vous avais parlé il y a un an pile de la première tentative en affirmant qu'elle était déjà grave. La seconde est du même tonneau : le procédé de surveillance semble depuis s'être nettement amélioré... aujourd'hui, face à un mouvement qui s'attaque en priorité aux racines mêmes du capitalisme, en ayant popularisé le mot de "bankster" on doit s'attendre dans les jours à venir à trouver d'autres méthodes des pouvoirs en place pour dénigrer les indignés, où tous ceux qui seraient tentés de les rejoindre. L'arsenal s'étoffe de jour en jour.
La première fois c'était un étudiant iranien qui avait été visé par la méthode : Yasir Afifi, un jeune étudiant en marketing âgé de vingt ans du Mission College de Santa Clara, en Californie. Cette fois "l'heureux élu" se prénomme Greg, c'est un hispano-américain : visiblement, le procédé ne s'intéresse pas aux américains blancs. Il s'est aperçu de sa présence de l'engin en allant voir sa mère à Modesto, à 80 miles de San José. A peine la vérification faite, l'engin avait déjà disparu : le photographe que Greg avait fait venir le lendemain pour constater la présence du bidule était reparti hélas bredouille. Ne la surveyant pas toutes les deux minutes, cela avait en effet pu se produire, c'était lui qui passait alors pour un affabulateur. Ayant néanmoins raconté son aventure à ses amis, l'un d'entre eux lui dira que quelques jours plus tard, il avait vu quelqu'un s'approcher à nouveau du dessous du véhicule, à l'arrière gauche : près de l'emplacement du petit boîtier qui avait été facilement détecté, car son antenne orientée ver le sol était trop visble.. En vérifiant le jour-même, Greg avait constaté que l'engin était revenu à son emplacement, ou presque, seulement l'avait-on un peu bougé d'emplacement : on l'avait donc remis en place pour qu'il devienne cette fois encore moins visible ! (...)

Tails 0.9 Released

The latest version of the anonymous operating system Tails is now available.

Notable user-visible changes include:


## Tor

- Upgrade to 0.2.2.34. This fixes CVE-2011-2768 and CVE-2011-2769 which prompted for manual updates for users of Tails 0.8.1.

- Suppress Tor's warning about applications doing their own DNS lookups. Some users have reported concerns about these warnings, but it should be noted that they are completely harmless inside Tails as its system DNS resolver is Torified.


- Linux 3.0.0-6, which fixed a great number of bugs and security issues.


## Iceweasel

- Upgrade to 3.5.16-11 ((fixes CVE-2011-3647, CVE-2011-3648, CVE-2011-3650).

- Torbutton: upgrade to 1.4.4.1-1, including support for the in-browser "New identity" feature.

- FireGPG: upgrade to 0.8-1+tails2. Users are notified that the FireGPG Text Editor is the only safe place for performing cryptographic operations, and these operations has been disabled in other places. Performing them outside of the editor opens up several severe attacks through JavaScript (e.g. leaking plaintext when decrypting, signing messages written by the attacker).

- Replace CS Lite with Cookie Monster for cookie management. Cookie Monster has an arguably nicer interface, is being actively maintained and is packaged in Debian.


## Software

- Install MAT, the Metadata Anonymisation Toolkit. Its goal is to remove file metadata which otherwise could leak information about you in the documents and media files you publish. This is the result of a Tails developer's suggestion for GSoC 2011, although it ended up being mentored by The Tor Project.

- Upgrade WhisperBack to 1.5~rc1. Users are guided how to send their bug reports through alternative channels upon errors sending them. This will make bug reporting easier when there's no network connection available.

- Upgrade TrueCrypt to 7.1.


## Miscellaneous

- The date and time setting system was completely reworked. This should prevent time syncing issues that may prevent Tor from working properly, which some users have reported. The new system will not leave a fingerprintable network signature, like the old system did. Previously that signature could be used to identify who is using Tails (but not deanonymize them).

- Erase memory at shutdown: run many instances of the memory wiper. Due to architectural limitations of i386 a process cannot access all memory at the same time, and hence a single memory wipe instance cannot clear all memory.

- Saner keyboard layouts for Arabic and Russian.

- Use Plymouth text-only splash screen at boot time.


Plus the usual bunch of minor bug reports and improvements. The full technical changelog is available.


The full version of this release is available at http://tails.boum.org/news/version_0.9/.


Download from here, http://tails.boum.org/download/index.en.html

Décidément, « Il y a des limites désirables à l'extension de la démocratie politique »

« Il y a des limites désirables à l'extension de la démocratie politique » expliquait en 1975 un rapport d'experts de la Commission trilatérale [1]. Il semble que cette leçon de bon sens soit désormais bien ancrée dans les têtes des dirigeants de l'Union européenne.
L'adoption laborieuse du Traité de Lisbonne (et ce malgré son rejet par referendum en France, aux Pays-Bas, puis Irlande) n'était donc qu'un avant-goût. Comme dans un mauvais film, la crise de la dette, loin de conduire à une remise en question de l'absence de régulation financière – qui en est pourtant la cause première – a permis aux marchés d'accroître leur emprise sur les pays de l'Union européenne. (...)

mardi 15 novembre 2011

L'information en France ? Tu la répètes ou tu la quittes...

On le savait déjà : chaque année la France dégringole un peu plus dans le classement mondial de la liberté de la presse établi par Reporters sans Frontières, et en huit ans elle est passée de la 10ème place (2002) à la 44ème place (2010). Un récent sondage effectué dans leurs rangs permet de révéler la conscience des journalistes sur cette dégradation de leurs conditions de travail, même si certains paradoxes dans leurs réponses suggèrent l'existence d'un certain climat de peur en leur sein, probablement dû aux différentes évictions de journalistes importants. A-t-on voulu faire des exemples pour soumettre l'ensemble des journalistes ? Et est-ce que tout ça a marché ? C'est ce qu'on va essayer de voir ici...

A l'occasion des Assises du journalisme, assemblée qui se tenait à Poitiers du 8 au 10 Novembre, un sondage CSA révèle que 85% des 513 journalistes interrogés répondent être plutôt heureux voire plus d'exercer leur métier, mais que 53% d'entre eux pensent que leurs conditions de travail ne sont pas satisfaisantes (http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5jtv9dVgGz_vuPKa11QXa4Xx7tORw?docId=CNG.5d92fcff6f7468a19d3f0513f138928e.5a1). Étrange paradoxe... Car comment peuvent-ils être heureux d'exercer leur métier dans des conditions dégradées ? Et d'ailleurs comment s'effectue cette dégradation des conditions de leur travail ? Est-ce là l'expression de la conscience de la perte de la liberté de la presse dénoncée par Reporters sans Frontières ?

Autres chiffres issus du même sondage : pour 76% des journalistes leur métier évolue négativement (contre 63% en 2007 au dernier sondage de ce type), 62% considèrent que la liberté de la presse s'est détériorée ces dernières années (dont 73% des moins de 29 ans), et un peu plus de la moitié considère que les sujets liés à la politique ne sont pas traités correctement et que les partis politiques n'ont pas les mêmes conditions pour exprimer leurs opinions.

2012 : Le vote n'est ni un droit ni un devoir, c'est un piège

Personne ne pourra l'éviter : si par malheur il vous arrive de remettre en cause le système politique qui a le monopole actuellement dans nos pays développés, et que vous poussez l'argumentation jusqu'à prétendre que voter revient à légitimer le système en place, une foudre vous tombera dessus.

"Comment peux-tu rejeter ce droit pour lequel des personnes se sont battues ?!"

L'immense majorité des "citoyens" pensent que notre système politique est le fruit d'une mûre réflexion, et surtout, la plupart des citoyens pensent qu'il a été créé pour le bien commun.

Ils ont à moitié tort. Les systèmes politiques actuels, que nous nommerons dorénavant "oligarchies déguisées", car ils poussent la majorité à conférer les pouvoirs dans les mains d'une minorité, sans contrôle, tout en faisant croire qu'ils sont démocratiques, ont été savamment réfléchis. Mais ils n'ont pas été réfléchis pour le bien commun. Au cours du 18ème siècle de multiples facteurs ont mis en avant une volonté de progrès dans plusieurs parties du monde. Le progrès est synonyme de liberté. Seulement voilà, les révolutions qui ont abouties à la chute de systèmes politiques monarchiques (ou oligarchiques, sans la participation des citoyens à choisir les membres de l'oligarchie) ont été menées ou récupérées, comme c'est très souvent le cas, par un petit nombre de personnes, plus puissantes( économiquement ou politiquement) ou plus libre de s'investir. Les constitutions des nouveaux systèmes politiques ont été créées par des personnes qui avaient des intérêts particuliers (économiques). Ainsi il a fallu réfléchir à une manière de contenter la population avide de liberté tout en s'assurant de la continuité des privilèges économiques et politiques. La "démocratie représentative" est ce qu'il leur fallait.

La "démocratie représentative" est une expression qui est apparue au cours du 19ème siècle. Lors de la mise en place des oligarchies légitimées par une participation minimale des citoyens, personne ne parlait de démocratie, puisque ceux qui s'intéressaient à l'étude des systèmes politiques savaient la différence fondamentale entre ces nouveaux régimes et la démocratie véritable à l'image de la démocratie athénienne. C'est avec la sortie du livre "De la démocratie en Amérique", en 1835 par Alexis de Tocqueville qu'on assimile les "oligarchies déguisées" à la démocratie. Un gros problème qui n'arrange pas les choses : on nomme dorénavant la défaillance (oligarchie déguisée) par son contraire et par la solution : la démocratie. De fait, la plupart des gens pensent que nous vivons en démocratie.

(...) - Tribune Libre






Veracode: Infographic: Google vs. Facebook on Privacy and Security

Veracode, an application security company, has created a graphic concerning consumer privacy and the products of Google and Facebook. Veracode says: “Whether you use Social Networks for games, video and photos, or just to re-connect with old friends, you should be aware of how your Personally Identifiable Information (PII) is protected. This infographic details several of the ways Google and Facebook handle Privacy and Security.”

Finlande : des Anonymous piratent des mails. 10 % de la population touchée ?

Le mouvement Anonymous multiplie les actions ces derniers mois. Dernièrement, des internautes se revendiquant du mouvement affirment avoir piraté pas moins de 495 000 boîtes aux lettres en Finlande. Ce piratage pourrait concerner près de 10 % de la population. [Lire la suite]

Le filtrage de The Pirate Bay réclamé aux Pays-Bas

Alors que des mesures de filtrage contre The Pirate Bay sont en cours dans quatre pays européens, l'association néerlandaise d'ayants droit BREIN a entamé une action en justice contre deux FAI pour obtenir le blocage du site aux Pays-Bas. [Lire la suite]

The Google TMG effect … ou quand les ayants-droit censurent bêtement des sites d’information

Et voilà, ça commence… comme prévu. On pourra coller ça directement comme une conséquence directe de lois techniquement non maîtrisées pour le seul profit d’une poignée de crétins, qui comme prévu, opèrent une censure aveugle, idiote, bête et méchante… une censure sur mots clés, avec tout le surblocage que cela implique. Elles se nomment iPred, ACTA, HADOPI…. C’est un lecteur qui nous remonte cette information franchement pas amusante. Peut être avez vous vu passer le petit coup de gueule d’une personne de Google mettant en garde sur les dérives de certains pays vers une lente mais sûre censure du Net ? SI ce n’est pas le cas, lisez bien attentivement ceci. C’est fait ? Vous voulez encore vous faire mal ? Et bien lisez ces chiffres.
L’initiative Chillingeffect, permet à Google de publier un petit encart en bas de page menant sur le site de l’initiative et qui recense la liste des URLs qui ont été censurées. Cette initiative, outre la transparence, a aussi le bon goût de vous offrir un super répertoire warez des fichiers que vous cherchez (au lieu d’avoir un seule réponse visible, en un seul clic vous en avez des dizaines… c’est la classe non ?).


Et bien en voici un exemple très concret de censure bête et méchante, avec cette page du site PapyGeek, qui a semble t-il fait l’objet d’une demande de désindexation (Google/Bing). Notez que cette page a été censurée car elle contient le hash de « xbox360: F1 2010″, sans même offrir le moindre lien de téléchargement !


Anonymous oublie les cartels

Le mois dernier, un groupe prétendant représenter les Anonymous dans la région de Veracruz (Mexique) a annoncé le lancement de l’Opération Cartel (#OpCartel). Ils menaçaient de révéler le nom des membres et associés du cartel de drogue mexicain des Zetas, en réponse à l’enlèvement supposé d’un Anonymous qui tractait dans les rues de Veracruz. Dans le Guardian, Deborah Bonelle, une journaliste mexicaine a commenté ainsi l’annonce des Anonymous :
La capacité de diffuser sur pléthore de plateformes des informations non-vérifiées provenant souvent de sources anonymes est à la fois une bénédiction et une malédiction. Une bénédiction parce qu’il est plus difficile de supprimer et contrôler ces informations. Mais une malédiction aussi car la diffusion de propagande et de désinformation rapportée par les médias laissent penser au public qu’il s’agit de faits.

Elle parlait du cercle vicieux des informations non-fiables et de la peur qui entoure les cartels, mais ses mots pourraient tout aussi bien s’appliquer aux Anonymous eux-mêmes.

Cliquer ici pour voir la vidéo.

La vidéo, postée le 6 octobre, a commencé à capter l’attention quand le site d’un ancien procureur général a été piraté et affichait un message prétendant qu’il était membre du cartel Zeta. Anonymous Mexico a publié une déclaration réfutant son implication dans cette opération. Au même moment, #OpCartel avait atteint les médias grand public qui ont publié allègrement les détails sur la dernière confrontation avec les forces de l’oppression.

Music Rights Group Claims Money From Creative Commons Event

Music royalty collection agencies are known for going to extremes as they go about their business and the practices of Germany’s GEMA are a good example of just how far these merciless outfits can go.

The group recently sent an invoice to the organizers of a dance event where only Creative Commons licenced music was played.


The organizers of the event had informed GEMA beforehand that they would only play royalty-free CC music, but the music rights group isn’t buying this ‘excuse’.


After inspecting the list of tracks that were played, GEMA sent a 200 euro invoice to the organizers. The group claims that some of the artists on the list are very familiar to “pseudonyms” that are also registered with GEMA.


Since German case law dictates that the burden of proof lies with the people who hosted the event, the organizers now have to prove that these artists are not associated with GEMA. This is a problem, since these netlabel artists are often hard to trace, and some are not even known publicly by their full names.


An absurd, unworkable and totally outdated situation.


The process may have made sense 15 years ago when nearly all artists were members of royalty agencies, but not anymore. Today there are hundreds of thousands of creators who publish their work under Creative Commons licenses, and many of them are musicians. Why should they have to prove that they are not related to a royalty collecting agency?


Unfortunately GEMA’s ‘mistake’ of claiming money from Creative Commons content is not an isolated incident. Just a few weeks ago the group demanded money from the nonprofit organization Musikpiraten for publishing a CD with Creative Commons licensed tracks.


At the time GEMA used the same arguments, but the claims turned out to be a mistake.


Michael Koch, singer and guitarist of “the.princess.and.the.pearl,” was one of the people who had to prove that he was not a member of GEMA. Kock cancelled his membership earlier because it did more harm than good.


“We don’t think highly of GEMA. I used to be a member, and our band actually lost a couple of gigs, because the organisers of small festivals were unable to afford the GEMA fees, of which hardly anything flows back to the band in terms of royalties,” he said.


“The fact that we, as non-members, must prove that our music has not been composed by a GEMA member, demonstrates that the society has too much power – and that it abuses it ruthlessly,” Koch added.


German Pirate Party chairman Christian Hufgard recently filed a complaint through which he hopes to reverse this backwards situation, and put the burden of proof on GEMA instead of the artists and organizers of music events.


Source: Torrentfreak

flattr this!

Wikileaks : la justice américaine "Pirate légalement" Twitter

Dans le cadre d'une enquête sur Wikileaks, un tribunal américain a autorisé les autorités américaines à accéder au contenu du compte Twitter d'une députée islandaise, Birgitta Jonsdottir, qui a été l'une des porte-parole de Wikileaks. Dans une tribune au Guardian, la députée dénonce ce "piratage légal", rapporte Lemonde.fr.

L’empire Hollywood attaque Internet

Sauf mention contraire, les liens de cet article sont en anglais.

Les lobbyistes d’Hollywood font pression pour faire adopter devant le Congrès américain une importante réforme législative, qui prévoit le filtrage et le blocage systématiques des sites soupçonnés d’encourager le piratage d’œuvres protégées. Ce mercredi 16 novembre, les élus à la Chambre des représentants étudieront en commission le projet de loi Stop Online Privacy Act (SOPA).

[Cette loi] signifierait la fin d’Internet tel que nous le connaissons.


La démocrate Zoe Lofgren, représentante élue de la Silicon Valley, emboite le pas “d’éminents activistes et des ingénieurs réseaux qui ont émis des réserves et méritent largement d’être pris en considération”. D’autant qu’au Sénat c’est autour du Protect IP Act que se sont engagés les débats. Deux projets législatifs distincts mais qui ont pour objectif de renforcer (encore) les mesures de protection du copyright.


“Peine de mort” pour les sites Internet


Faire disparaître les sites Internet qui font prétendument entorse au droit d’auteur est une idée qui a fait du chemin. En 2010 déjà, le projet de loi Combating Online Infringement and Counterfeits Act (COICA), prévoyait la possibilité pour les services gérant les noms de domaine de suspendre l’accès aux sites enfreignant les droits d’auteur. N’ayant pas été adopté, il refait surface sous le nom plus évident de Protect-IP Act.


Actuellement en discussion au Sénat, le projet de loi prévoit la mise en place d’une procédure visant à la disparition pure et simple du site visé. Une fois une décision de justice rendue à l’encontre un site qui “facilite” le téléchargement illégal, la loi prévoit l’intervention de toute une série d’acteurs et met en place une véritable machinerie. Les services gérant les noms de domaine (registrar) ou les fournisseurs d’accès se verraient dans l’obligation de bloquer l’accès au site. Il serait dès lors toujours accessible via son adresse IP, mais plus par une adresse du type http://xxxxx.com.


Les moteurs de recherche, quant à eux, se verraient dans l’obligation de ne plus référencer le site en question, tandis que les intermédiaires financiers de type PayPal ou les régies publicitaires seraient contraintes de mettre un terme à leurs transactions avec le site incriminé.


Il s’agit donc de renforcer l’arsenal juridique pour protéger la propriété intellectuelle, à tout prix. Pour certains professeurs de droit, dont Mark Lemley, enseignant à Stanford, le projet de loi instaure une “peine de mort” pour les sites Internet. Dans une lettre, ils en soulignent l’aspect inconstitutionnel. En effet, empêcher l’accès à un nom de domaine sans laisser la possibilité à la personne incriminée de se défendre pose quelques problèmes concernant le droit à un procès équitable. De plus, sous un même nom de domaine peuvent se côtoyer contenus légaux et illégaux, ce qui met en péril le sacro-saint premier amendement de la Constitution des États-Unis, qui consacre le droit à la liberté d’expression. Et les juristes de conclure:


Une telle loi compromettrait notre capacité à défendre le principe d’un Internet unique et mondial. En l’état, elle représente la plus grande menace pour Internet de toute son histoire.



L’intervention conjointe de différents acteurs pour bloquer l’accès à WikiLeaks, en décembre 2010, peut être analysée comme un exemple de ce que prévoit le Protect-IP Act. Dans un article récent, Yochai Benkler, professeur de droit à Harvard, s’alarmait du fait que le législateur souhaite s’attaquer à l’ensemble des contenus d’un site, et non pas seulement aux contenus jugés illicites. Ce qu’il appelle “les partenariats public-privé” conduisant à la censure d’Internet représentent selon lui une menace pour la liberté d’expression.


Guerre des lobbys


Stopper le piratage, tel est également l’objectif du projet de loi SOPA. Version à peine édulcoré du Protect-IP Act, il a été introduit à la Chambre des représentants fin octobre, où il bénéficie d’un soutien transpartisan du fait de la proximité qu’entretiennent les représentants démocrates et les lobbyistes d’Hollywood. Ces derniers ne seraient pas étrangers au délicat nouveau petit nom donné à SOPA, l’E-PARASITE Act.


On retrouve à la manœuvre les organisations qui depuis quelques années œuvrent pour renforcer la protections des droits de propriété intellectuelle sur Internet et ce faisant, protéger leur business model: la National Music Publishers’ Association, la Motion Picture Association of America, l’American Federation of Musicians, la Directors Guild of America ou encore la Chambre de commerce des États-Unis.


Les opposants au projet constituent quant à eux un regroupement hétéroclite. De la définition très large des sites éventuellement concernés à la menace qui pèse sur l’architecture du réseau (via les DNS) en passant par les craintes concernant la liberté d’expression, les raisons ne manquent pas de se mobiliser. L’Electronic Frounier Foundation (EFF), une ONG militant pour la liberté d’expression sur Internet est aux avant-postes de la critique et qualifie la nouvelle loi de “désastreuse”. D’autres associations, comme la Consumer Electronics Association ou la NetCoalition, ont quant à elle envoyé une lettre aux représentants, les mettant en garde contre les effets négatifs de la loi sur la croissance et l’économie.


Les grandes entreprises d’Internet, jusqu’alors rétives à s’engager dans le processus législatif, ont également pris la parole. Google a menacé de quitter la Chambre de commerce des États-Unis, et plusieurs entrepreneurs de la Silicon Valley se sont rendus à Washington afin d’exprimer leur mécontentement. L’on assiste donc pour la première fois à un combat des entrepreneurs du web sur le terrain législatif, résumé par certains médias américains en “Silicon Valley vs. Hollywood”.


Difficile de dire si les geeks l’emporteront sur les industriels de la culture.


Cliquer ici pour voir la vidéo.



Illustrations de Christopher Dombres [cc-by] via Flickr

Retrouvez les articles du dossier :


Une tyrannie du droit d’auteur nommée Acta


Libérez Justin Bieber

Mexique - Un quatrième net-citoyen assassiné en moins de deux mois à Nuevo Laredo : “Utiliser Internet deviendrait-il suicidaire ?”

Le corps décapité d'un internaute mexicain a été retrouvé, le 9 novembre 2011, à Nuevo Laredo. Surnommé “Rascatripas” (littéralement le “gratte-tripes”) sur la Toile, l'internaute contribuait activement au site de dénonciation du crime organisé “Nuevo Laredo en vivo”, dont il était le modérateur.

Un message placé à côté du cadavre de “Rascatripas”, dont les mains étaient liées, proclamait : “Ceci m'est arrivé pour ne pas avoir compris que je ne dois pas publier des informations sur les réseaux sociaux”.

“Reporters sans frontières est profondément choquée par cet assassinat. La liste des net-citoyens victimes des cartels ne cesse de s'allonger, et la simple activité d'informer sur le Net devient presque suicidaire. Toute la société est concernée et l'enjeu de l'enquête qui s'annonce est désormais de garantir, à travers la lutte contre l'impunité, la sécurité de tout citoyen qui prend le risque d'informer sur la violence dont souffre le pays. Nous réclamons justice pour les internautes et les blogueurs au même titre que les nombreux journalistes mexicains assassinés ou disparus”, a déclaré l'organisation.

Il s'agit du quatrième net-citoyen assassiné en moins de deux mois à Nuevo Laredo - ville frontalière connue pour sa dangerosité extrême - pour avoir dénoncé les activités des narcotrafiquants. Les infâmes mises en scène des crimes se répètent : le 27 octobre, le corps décapité de Maria Elisabeth Macias avait été découvert au même endroit que celui de “Rascatripas”, accompagné d'un message similaire, signé Z, pour le cartel des Zetas, très présent dans la région. Cette journaliste et blogueuse utilisait, elle aussi, les réseaux sociaux pour informer des activités du crime organisé dans la région. Le 13 septembre dernier, les corps torturés d'un homme et d'une femme, également dénonciateurs des activités des narcotrafiquants, avaient été retrouvés pendus à un pont.

Face à l'autocensure de certains médias traditionnels, qui craignent des représailles, les net-citoyens mexicains se mobilisent sur le Net et les réseaux sociaux sur des sites comme Nuevo Laredo en Vivo ou le Blog del Narco. Les internautes se heurtent malheureusement à la violence des cartels, et ne peuvent pas toujours compter sur le soutien des autorités, alors que le bilan de l'offensive fédérale contre le narcotrafic continue de s'alourdir. Fin août, deux internautes avaient été arrêtés et accusés de “terrorisme” et “sabotage” pour avoir posté sur Twitter des alertes sur une possible attaque contre une école de Veracruz. Les charges ont finalement été levées et les deux net-citoyens ont été libérés, après un mois de détention.

La guerre de la drogue se prolonge désormais sur la Toile : le groupe Anonymous, qui avait menacé de révéler des noms de personnes liées au cartel des Zetas, a dû faire machine arrière, le 5 novembre, après que les narcotrafiquants ont proposé de libérer un jeune internaute de Anonymous en échange du silence des “hacktivistes”. Le nom de l'internaute n'a pas été révélé pour sa propre sécurité.

Orange et le Deep Packet Inspection sur les réseaux mobiles

Ce qui est bien avec les réseaux mobiles, c’est qu’il est assez simple de centraliser un maximum le trafic, afin d’avoir un coeur de réseau tout beau où on peut placer des beaux équipements pour faire du Deep Packet Inspection. Un autre gros avantage, c’est que les débits ridicules, savamment bridés, se prêtent parfaitement à une volumétrie traitable raisonnable pour faire du traitement sur l’ensemble du trafic 2G, 3G, 3G+ et wifi.


Le matériel utilisé par Orange est l’oeuvre de Nokia Siemens Network (vous savez, Nokia Siemens, comme en Iran, où ce matériel sert d’ailleurs à filtrer tous les noeuds TOR et les VPN en ce moment même)… Et que fait Orange avec ces beaux joujoux ? Et bien figurez que ce petit monde tourne sur de plateforme WISP (Wireless Internet Service Provider) d’Orange qui est la jonction technique entre les services mobiles grands publics d’Orange et le coeur de réseau de l’opérateur. Sa spécialité c’est les sessions datas et le traitement intelligent des flux de données… pour par exemple du filtre parental ou du traitement protocolaire.


C’est surtout une brique essentielle qui permet à la plateforme CGS (Content Gateway Service) d’Orange de facturer vos offres « illimitées ». Il faut donc bien être en mesure d’identifier les flux chez Orange pour brider les services, mesurer les consommations, bloquer le Peer to Peer, et peut être même bien d’autres choses… Pour ça la techno sympa, c’est le Deep Packet Inspection. L’idée c’est de déployer des sondes sniffers qui envoient tout un ensemble d’informations sur des routeurs de service en plus du trafic.


Orange, comme probablement tous les opérateurs mobiles, traite vos flux de données datas sur tous ses réseaux mobiles, pour l’ensemble du trafic. Et ça fait pas que produire de petits dessins sympas à filer à la direction marketing de l’opérateur pour que celle-ci invente les prochains bridages de vos illimités (throttling, détection de l’utilisation de votre téléphone comme modem pour vous le facturer en plus comme SFR…), ou planche à de nouvelles offres d’accès à un réseau qui est tout sauf Internet, amputé de protocoles entiers.


Tunisiana, l’opérateur mobile tunisien a lui aussi fait le choix des solutions de Nokia Siemens Network en 2008, et si vous voulez notre avis, il est probable que ça arrangeait bien l’ancien régime.

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