jeudi 3 novembre 2011

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La démocratie n'a jamais existé, mais les peuples imbéciles oui !

Les derniers rebondissements de la crise grecque ont servi de tremplin pour tous les défenseurs des peuples européens, ces démocrates autoproclamés qui, de Mélenchon à Le Pen, saluent la décision d'organiser un référendum prise par Papandréou. Dans le sillage de ces déclarations politiques, tous les eurosceptiques peuvent enfin dire que c'est prouvé, que l'Europe n'est pas démocratique, que les gouvernants, Grèce excepté, ne consultent pas les peuples et décident (...)

Le blocage de Newzbin au Royaume-Uni a commencé

Le fournisseur d'accès à Internet British Telecom a commencé depuis quelques jours à bloquer l'accès au site Newzbin.com. Cette mesure est la conséquence d'une décision de justice rendue en juillet dernier. Newzbin est accusé de favoriser le téléchargement illicite en proposant des liens menant vers des contenus protégés par le droit d'auteur. [Lire la suite]

Comment Skype peut servir à identifier les utilisateurs de BitTorrent

Des chercheurs allemands, américains et français viennent de révéler avoir exploité une faille de sécurité majeure de Skype (que l'on pourrait également exploiter dans d'autres logiciels de messagerie instantanée basés sur une architecture Peer-to-Peer) pour déterminer avec précision l'identité d'un utilisateur, sa position géographique et la liste des fichiers qu'il est en train de télécharger sur BitTorrent. Ils ont même répliqué l'expérience sur 100 000 utilisateurs différents. Explications. [Lire la suite]

E-Parasites : la loi anti-piratage américaine ciblée par une pétition

Actuellement examinée par les parlementaires américains, la proposition de loi anti-piratage E-Parasites Act est la cible d'une pétition qui demande à l'administration Obama d'intervenir pour empêcher le texte d'entrer en vigueur. 8100 signatures ont été collectées depuis le 31 octobre. [Lire la suite]

30 ans de bidouille politique

Trente ans de hack et tous ses bits : depuis septembre 1981, le Chaos Computer Club [en] rassemble des hackers, ces adeptes passionnés de la bidouille et du détournement de finalité, en particulier dans l’informatique. Le petit groupe créé à Hambourg a ensuite migré à Berlin avant de faire des petits dans tout le pays, et même à l’étranger, au point de devenir la première organisation de ce type en Europe. Ils sont parvenus à acquérir, à coup de hacks restés dans les mémoires, une véritable influence politique dans le domaine des libertés numériques et de la protection de la vie privée.
Nous sommes revenus sur son histoire en compagnie d’Andy Müller-Maguhn, un de ses anciens, rentré en 1985, à l’âge de 14 ans. Membre du bureau, longtemps porte-parole, Andy navigue aujourd’hui entre plusieurs activités : journalisme (Buggedplanet [en]), consulting en informatique et communication sur Internet et enfin société de chiffrement des communications téléphoniques. Prolixe, affable, le regard étonnamment alerte et l’esprit fin, plein d’humour, l’homme fait vite oublier son physique imposant de nerd grassouillet.

L’entretien a eu lieu autour d’une bouteille de Club-Mate, la très caféinée boisson préférée des hackers, dans les locaux du CCC de Berlin. Un foutraque espace envahi d’objets plus ou moins utiles, souvent récupérés, comme les hackerspaces en regorgent : vieilles consoles d’arcade, tableau d’affichage d’aéroport détourné, stickers de revendication, canapés antédiluviens, et bien sûr câbles à foison, le tout formant un parfait contraste avec le bourgeois quartier de Mitte qui l’abrite.

Le CCC vient de fêter ses 30 années d’existence. À ses débuts, pouviez-vous imaginer ce qu’il deviendrait aujourd’hui ?

Le CCC a été créé de façon informelle en 1981, par des pros de l’informatique qui se réunissaient pour discuter de l’impact des outils informatiques et de leur utilisation sur la société en tant que tel. Ils avaient dressé une liste des problématiques comme la privacy.

La résistance de la langue française face à l'hégémonie anglo-saxonne

Alors que la langue anglaise tend de plus en plus, depuis la seconde guerre mondiale, à s'imposer comme « la langue internationale par excellence », cette dernière pourrait, dans les années à venir, voir sa domination décliner. Parmi les causes qui entraîneraient sa chute se trouve, en tête de liste, la résistance et le retour en force, prochainement, de la francophonie sur le devant de la scène internationale. Face à l'impérialisme linguistique de son grand rival, la langue (...) - Tribune Libre / , , , , , , , ,






Orbot-1.0.6-Tor-0.2.3.7-alpha-RC3.apk

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Description Release Candidate 3 for Orbot 1.0.6 (with Tor 0.2.4.6-alpha)
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Turquie - Un pionnier de la liberté de publier en prison jusqu'à nouvel ordre

“La justice turque est donc bien décidée à faire payer Ragip Zarakolu (voir ci-dessous) pour son activisme en faveur de la liberté d'expression. Journaliste de renommée internationale et figure respectée de la lutte pour les droits de l'homme, il est à son tour victime des travers récurrents de l'appareil judiciaire : le détournement de l'argument ‘antiterroriste' pour réprimer les voix critiques, et le recours abusif à la détention provisoire. Le placement en détention d'un personnage de cette envergure, alors même que sa santé est fragile, est un très mauvais signal à l'égard de la presse. Nous exigeons sa remise en liberté immédiate”, a déclaré Reporters sans frontières.

Le 1er novembre 2011, le juge de la 14ème chambre de la Cour d'assises d'Istanbul a ordonné l'incarcération du journaliste et éditeur Ragip Zarakolu au terme de sa garde à vue. Le directeur des Editions Bilge, chroniqueur pour le quotidien Günlük Evrensel et président du comité pour la liberté de publier de l'Union des éditeurs turcs (TYB) restera donc en détention jusqu'à ce que le procureur ait rédigé l'acte d'accusation à son encontre. Ce qui, en Turquie, peut prendre plusieurs mois, voire plusieurs années. Comme dans le cas de nombreux autres journalistes incarcérés, rien ne permet pourtant de supposer que Ragip Zarakolu pourrait “détruire des preuves, faire pression sur des témoins ou prendre la fuite” s'il était remis en liberté, ce qui justifie la détention provisoire en droit turc. Le 1er novembre 2011, il a été transferé à la prison de Metris à Istanbul.

90 personnes ont été interpellées récemment dans le cadre d'un vaste coup de filet contre des “collaborateurs” présumés du KCK (Union des communautés du Kurdistan). Conformément à la demande du procureur Adnan Cimen, 47 d'entre elles ont été placées en détention à l'issue de leur garde à vue, dont Songül Karatagna, collaboratrice du quotidien pro-kurde Özgür Gündem dont Ragip Zarakolu a été directeur de la publication.

Des centaines de personnes, dont la veuve du journaliste assassiné Hrant Dink et des représentants de plusieurs partis politiques dont le BDP (pro-kurde) et le CHP (kémaliste), ont protesté lundi 31 octobre devant le palais de justice de Besiktas (Istanbul), en brandissant des pancartes sur lesquelles on pouvait lire : “ça suffit !” Même le célèbre journaliste conservateur Fehmi Koru s'est montré critique quant à la tournure que prenait l'enquête sur le KCK, sur la chaîne Kanal 7, le soir du 31 octobre. De nombreuses organisations professionnelles turques et internationales ont également fait part de leur soutien à Ragip Zarakolu, récipiendaire du Prix 2008 de la liberté de publier de l'IPA (Association internationale des éditeurs) et du Prix 2007 de l'Association turque des journalistes (TGC).



31.10.2011 - Le journaliste et éditeur Ragip Zarakolu arrêté

Reporters sans frontières condamne avec vigueur l'arrestation de Ragip Zarakolu, chroniqueur pour le quotidien de gauche Günlük Evrensel et directeur des Editions Belge, au cours d'une rafle contre des militants pro-kurdes dans la nuit de vendredi 28 octobre 2011 à Istanbul.
Une nouvelle fois, l'utilisation abusive de la loi antiterroriste sert à faire taire les activistes sur la question difficile des minorités. L'organisation demande sa libération immédiate.

La vague d'arrestation lancée dans le cadre de l'affaire du KCK (Union des communautés du Kurdistan, branche du PKK, Parti des travailleurs kurdes, interdit en Turquie) vendredi soir à Istanbul a touché une quarantaine de personnes.

Aucun motif officiel d'arrestation n'a été pour l'instant établi. Selon son avocat Özcan Kiliç, il a été interrogé sur plusieurs articles publiés dans la revue pro-kurde Özgur Gündem, sur des voyages effectués à l'étranger entre 2001 et 2011 et sur sa participation à l'inauguration de l'Académie politique d'Istanbul, perquisitionnée le vendredi 28 octobre). Il a été entendu par le procureur d'Istanbul le 31 octobre.

Accusé en août 2010 de propagande terroriste pour avoir publié l'ouvrage de Mehmet Güler « Le dossier KCK : L'Etat global et les Kurdes sans Etat », Ragip Zarakolu avait fait appel de sa condamnation. Son dossier est depuis examiné en cour de cassation.



2 août 2010 - Un nouveau procès contre les voix de la minorité kurde

Reporters sans frontières dénonce l'ouverture d'un nouveau procès à l‘encontre de Mehmet Güler, auteur du livre « Le dossier KCK : L'Etat global et les Kurdes sans Etat » et de son éditeur, Ragip Zarakolu.

Ils seront jugés le 30 septembre prochain par la 10ème chambre de la cour d'assises d'Istanbul pour « publication de déclarations du PKK » (Parti des travailleurs du Kurdistan) et « propagande du PKK ». S'ils sont reconnus coupables, ils encourent un minimum de huit mois de prison. Le PKK est en lutte armée contre la Turquie depuis 1984 et placé sur la liste des organisations terroristes par le gouvernement.

L'ouvrage d'investigation journalistique « Le dossier KCK : L'Etat global et les Kurdes sans Etat », a été publié en mai dernier par les Editions Belges, sous la direction de Ragip Zarakolu. Le KCK désigne le système politique du PKK, qui a pour projet d'établir un régime de « confédéralisme démocratique » en Turquie. Le livre a été saisi par la cour d'assises d'Istanbul dès sa parution, à l'occasion de la Foire de livre, à Diyarbakir (sud-est de la Turquie).

Le procureur Hakan Karaali a réclamé la condamnation du journaliste et de l'éditeur en vertu des articles 6 et 7 de la Loi antiterroriste (LAT). C'est en vertu de ce texte que de nombreux journalistes des médias kurdes sont poursuivis et condamnés à de lourdes peines.

L'éditeur Ragip Zarakolu a affirmé que l'ouvrage avait été publié afin d'assurer « le droit à l'information des lecteurs » et de pouvoir présenter « une autre version des faits ». Mehmet Güler affirme avoir « évité d'employer un langage qui soit au profit ou au détriment de quiconque ». « Les partis politiques des Kurdes sont interdits. Des anciens ministres et maires, des intellectuels, des militants des droits de l'homme et des avocats sont incarcérés. Les citoyens ont le droit de savoir ce qui se passe. J'ai rédigé ce livre en toute objectivité », s'est défendu l'auteur.

Ragip Zarakolu et Mehmet Güler avaient récemment été jugés en raison du livre « Des décisions à prendre plus difficiles que la mort ». Le 10 juin dernier, la cour d'assises d'Istanbul avait condamné Mehmet Güler à 1 an et 3 mois de prison pour « propagande du PKK » et avait relaxé Ragip Zarakolu. Les deux hommes craignent à présent le verdict de ce nouveau procès.

Reporters sans frontières s'inquiète de la situation des médias et de la liberté de la presse en Turquie. Les pressions judiciaires et physiques sont de plus en plus fréquentes sur les professionnels des médias, et en particulier sur les médias kurdes.

L'inquiétude de Reporters sans frontières porte également sur les nouvelles résolutions, concernant la diffusion des informations à la télévision, adoptées par le gouvernement turc le 15 juillet.

Le ministre de l'Intérieur, Besir Atalay, a annoncé que le haut conseil de l'audiovisuel avait déterminé, avec l'accord des responsables des chaînes nationales, que « certains principes devaient être suivis en situation de risques terroristes et autres circonstances extraordinaires ». Selon ces « principes », les chaînes de télévision s'engagent à limiter la durée et la fréquence des flashs d'information.

Une autre résolution, qui ressemble surtout à une mise en garde à l'adresse des médias, concerne la responsabilité des chaînes dans la diffusion « d'émissions, interviews et déclarations, qui semblent donner raison aux actes terroristes, susceptibles d'être interprétées comme de la propagande des personnes à l'origine d'attentats ou encourager de futures attaques » .

Le ministre de l'Intérieur s'est félicité de ces « positions très décisives concernant le terrorisme ». L'Association contemporaine des journalistes a, elle, critiqué l'adoption de ces résolutions, « susceptibles d'entraîner des abus ».

Reporters sans frontières craint que ces formulations imprécises, qui laissent libre cours à de multiples interprétations, ne poussent les chaînes d'information à l'autocensure. Ces résolutions, qui viennent compléter la phase judiciaire de la LAT, risquent effectivement de fournir aux autorités de nouveaux prétextes pour procéder à des arrestations et engager des procès arbitraires.

Consultation sur la neutralité du Net : La Quadrature dénonce l'échec de l'approche attentiste

Paris, le 2 novembre 2011 — La Quadrature du Net publie aujourd'hui sa réponse1 à la consultation2 du BEREC sur la « transparence et la neutralité du Net ». Le BEREC et la Commission européenne doivent délaisser l'approche attentiste défendue par la Commissaire Neelie Kroes, en adoptant une réglementation européenne pour protéger la neutralité. Les citoyens peuvent contribuer à la protection d'Internet en répondant à la consultation3 pour dénoncer la « transparence » comme solution aux atteintes à la neutralité du Net.

Le BEREC4 a publié son projet de lignes directrices5 concernant « la transparence et la neutralité du Net », et les a soumises à consultation. Ces lignes directrices proposent de laisser les opérateurs gérer leurs réseaux sans aucun égard pour la neutralité du Net tant que leurs pratiques sont documentées, et expliquent que la « transparence » permettra aux consommateurs de choisir. Pourtant, les défauts de cette approche attentiste défendue par le BEREC et la Commission européenne sont manifestes. Elle reproduit en effet la politique du régulateur britannique, l'Ofcom, et échouera de la même manière puisqu'elle ne garantit aucunement aux citoyens une réelle possibilité d'opter pour un opérateur neutre.


Comme le montre clairement la plate-forme de signalement RespectMyNet.eu6, les violations de la neutralité du Net deviennent monnaie courante dans les marchés européens de l'accès Internet, en particulier dans le secteur mobile. Ces atteintes portent gravement préjudice aux droits fondamentaux, à la concurrence, et à l'innovation. De plus, l'attitude laxiste des régulateurs vis-à-vis de ces pratiques nuisibles de gestion de trafic décourage l'investissement dans les réseaux haut-débit, fixes et mobiles.


« Par le passé, la Commission européenne, au travers de la Commissaire Kroes, s'est engagée7 à préserver la neutralité du Net. Elle fait maintenant marche arrière, et se refuse à toute action concrète. Il est temps que cesse cette ambivalence, et que soit adoptée une réglementation européenne en matière de neutralité du Net. Le BEREC doit rapidement publier son étude sur les pratiques discriminatoires de gestion de trafic, comme l'exige le Parlement européen8, afin que la nécessité d'une réglementation en la matière soit clairement établie. Les citoyens concernés par la neutralité du Net devraient répondre à la consultation du BEREC pour dénoncer l'approche attentiste et la « transparence », vendue comme solution miracle aux atteintes à la neutralité du Net ! » déclare Jérémie Zimmerman, co-fondateur et porte-parole de l'initiative citoyenne la Quadrature du Net.


Téléchargez la réponse de la Quadrature à la consultation du BEREC.

Envoyez vos réponse à la consultation du BEREC et dénoncez l'approche attentiste selon laquelle la simple transparence peut protéger l'universalité d'Internet. La date limite pour les réponses est le mercredi 2 novembre 2011, mais elles seront probablement acceptées jusqu'à la fin de la semaine. Envoyez vos réponses libres à berec[a]ec.europa.eu ou voyez notre page de campagne pour plus d'informations.