lundi 20 février 2012

Les politiques ne comprennent pas internet

Bon on le savait, hein ? Mais rien ne change.

Je prend l'exemple de Sarkozy: Il a maintenant un compte twitter officiel créé. Déjà 20 000 followers ? Non, juste une majorité de comptes Twitter bidons créés pour l'occasion. C'est tellement minable, tellement gros. C'est vraiment faire insulte à notre intelligence: Ils croyaient vraiment que ça n'allait pas se voir, les comptes Twitter bidons ? Franchement ? Pour qui nous prennent-il ?

Comme si ça ne suffisait pas, les comptes Twitter satiriques envers Sarko tombent comme des mouches. Probablement suite à des plaintes. Oh non, c'est pas la faute de Twitter, hein, après tout ils ne font que suivre les lois locales. Meh. Bienvenue dans la Censure 2.0. Bon, vous allez me le foutre à la poubelle, ce Net centralisé oui ou merde ?

Ces plaintes ne viennent probablement pas de Sarko lui-même, mais plutôt de ses hordes de supporters excités, qui trouvent internet hypra-cool mais ne sont pas foutus de le comprendre (Le droit d'auteur non plus, d'ailleurs).

C'est de la 'com bien pourrie. Sarko, c'est pas la peine de faire semblant de comprendre internet et de t'y intéresser. On est pas dupes. Et puis tiens un peu la bride à tes troupes, elles sont excitées et font pipi partout sur notre Net, ça pue.


EDIT: Ah, visiblement le PS aussi joue au con en essayant de faire fermer des comptes Twitter. Bon sang, si vous voulez votre liberté d'expression, hébergez ces services chez vous !

#J_HACK : le kit de survie en milieu numérique hostile

Formidable outil d’échanges et de communication, Internet est également une redoutable machine à surveiller. Comment journalistes et activistes doivent-ils appréhender les nouveaux outils de communication ?


De Wikileaks à Anonymous, en passant par le mouvement Occupy, les modalités de l’investigation journalistique et de l’engagement citoyen ont été profondément bouleversées au cours des derniers mois. Le site de Julien Assange a bousculé les habitudes des journalistes en diffusant librement l’information à sa disposition. De son côté, Occupy Wall Street doit son succès à la manière dont il a su occuper l’espace médiatique, mais communiquer ouvertement sur ses opérations a rendu le mouvement plus vulnérable.


Quelle stratégie adopter face au dispositif de surveillance des régimes autoritaires ou aux « indiscrétions » des autorités ? Comment mettre en place les moyens légitimes de confidentialité nécessaires aux journalistes ou aux citoyens ? Dans un monde dans lequel nous laissons toujours plus de traces, où placer le curseur entre transparence et confidentialité ?


Reporters sans frontières, Silicon Maniacs, La Cantine, Reflets.info et TELECOMIX s’associent pour inviter journalistes et hackers à débattre de ces questions autour d’une table ronde, le 25 février 2012, à 18h à La Cantine.


Inscription obligatoire pour la table ronde sur le site de la Cantine


Au programme :


18h-18h30 – kit de survie en milieu numérique



  • Comment protéger ses communication en ligne ? Okhin, Telecomix

  • Comment surfer anonymement ? Bluetouff, Reflets.info

  • Comment chiffrer ses données ? Stephane Koch, RSF

  • Quels sont les protections élémentaires des sources ? RSF


Des ateliers traitant des sujets ci-dessus à destination des journalistes et activistes se dérouleront l’après-midi de 13h00 à 18h00. Nombre de places très limité.


18h30-18h45 – Intermède : La démo d’Okhin : Okhin s‘autohack !

Cas pratique de censure et de filtrage.


18h45-20h : Surveillance, censure, sécurité et transparence : quels sont les nouveaux enjeux du monde numérique ?

Table ronde animée par Erwan Cario ecrans.fr


Avec la participation de :



  • Julien Rabier, ilico.org

  • Kitetoa, co-fondateur de Reflets.info

  • Lucie Morillon, Reporters sans frontières

  • Jean-Marc Salmon, sociologue

  • Nicolas Diaz, FIDH

  • Laurent Giacobino, Floss Manuals


Autres intervenants à confirmer.


Sponsors :



Partenaires Médias :



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New Tor Browser Bundles for Linux

The Tor Browser Bundles for Linux have all been updated to really include the latest Firefox, 10.0.2.

https://www.torproject.org/download


Tor Browser Bundle for Linux (2.2.35-7.2)



  • Really update Firefox to 10.0.2

  • Update libpng to 1.5.9


Please note that this time around, I made and signed the bundles as Erinn is travelling. I hope all the previous issues have been fixed, and would like to apologize for taking so long to get updated Linux bundles out. Please report any issues you find on our bugtracker.


You can find my gpg key's fingerprint on the signing keys page.

HADOPI : son pire échec

Alors qu’HADOPI s’apprêtait à montrer son vrai visage, pas celui de la pédagogie, mais celui de la répression des internautes partageurs par voie de justice, la Haute Autorité s’est récemment retrouvée malgré elle au coeur de l’actualité. Je vous disais donc que tout commençait par la transmission de dossiers à la justice, c’est le Point qui a révélé la mise en place de l’artillerie répressive, invoquant des sources judiciaires. Numerama a eu le bon goût de publier un petit guide utile aux avocats qui auront à défendre certains internautes, pointant du doigt quelques courants d’air de procédure. Un peu partout en France, les procureurs de la République vont donc maintenant voir affluer ces dossiers au motif d’un délit d’un affligeant ridicule, le fameux »manquement à l’obligation de surveillance de l’accès à Internet« . Rappelons qu’à ce jour, les internautes ne disposent toujours pas des moyens de sécurisation promis, et pour tout vous dire… ils ne sont pas prêts de voir le jour. Pire, on ne sait toujours pas ce qu’il faut sécuriser exactement, attendu que le décret d’application omet finement de définir ce qu’est une connexion Internet. C’est donc à ce moment clé que tout le monde se pose la question légitime : « il y a quoi exactement dans ces dossiers transmis à la justice ?« . Contre toute attente, ce ne sont pas les plaignants (les ayants droit) qui allaient fournir des éléments, ni TMG, mais l’HADOPI.


☠ Y’a quoi dans cette boite noire ?


Peu après, la Haute Autorité publiait le rapport de David Znaty. Le rapport de monsieur Znaty a d’ailleurs été attentivement lu et critiqué de manière constructive par Zythom, expert judiciaire lui aussi dont je ne saurai trop vous recommander de lire régulièrement le blog.


A l’époque je m’étais insurgé du manque de transparence autour de l’audit réalisé par le cabinet HSC, qui compte parmi les tous meilleurs. J’avais d’ailleurs fini par publier ce que j’étais parti présenter à la commission de protection des droits de l’HADOPI suite à la découverte d’un serveur ouvert aux 4 vents qui nous indiquait assez de choses déjà à l’époque pour savoir comment TMG travaillait au flicage des internautes. Les auditeurs étant soumis à des closes de confidentialité, ces derniers n’avaient pas pu publiquement s’exprimer autrement que par une petite phrase assassine en réponse à une question en off du SSTIC « TMG était déjà avant ça à classer dans la catégorie charlots« .


L’audit d’Hervé Shauer a très probablement révélé de graves anomalies. L’enfumage de la CNIL n’y fera rien. Elle donna son accord à TMG pour reprendre ses activités. Oui mais voilà… ça coince. Et ça coince au niveau de l’HADOPI qui n’a pas voulu rétablir l’interconnexion entre son système de traitement de données et celui de TMG. Les IP aujourd’hui flashées par TMG transitent donc en train entre Nantes et Paris, sur un disque dur, dans les mains d’un coursier.


☠ Pwn1ng TMG for fun profits


L’affaire TMG avait sérieusement entamé le capital confiance déjà pas folichon qu’on pouvait porter au dispositif de riposte dite graduée. Le capital confiance en TMG, ses processus de contrôle bien sur, mais également le capital confiance envers les ayants-droit qui ont toujours marqué certaines prédispositions à cacher la misère.


Il faut bien avouer qu’en période de campagne électorale, c’est quand même plutôt gonflé. La politique numérique de Nicolas Sarkozy se dévoile au plus mauvais moment. De la répression qui marchouille, des délits mal définis techniquement et s’appuyant sur un chunk de 15 secondes tirant son checksum dans les métadatas d’un masters. Derrière ce jargon technique, certains d’entre vous auront parfaitement compris qu’il suffit donc de remasteriser une oeuvre pour que ses copies numériques deviennent indétectables par TMG, vu que ces derniers n’auront pas les metadatas d’une oeuvre remasterisée si personne ne leur transmet.


Nous attendons tous avec une grande impatience de découvrir le contenu des dossiers transmis à la justice. Ayants droit, vous êtes prévenus, les internautes sont joueurs, vous commencez à le savoir…


☠ De la porosité de la citadelle pseudo imprenable


Et c’est désormais une tradition, quand le Net est agressé, il se défend. L’occasion était trop belle, il fallait marquer le coup et « fêter » la mise en place de la machine répressive. Anonymous a donc bondi sur l’occasion en interceptant des correspondances de l’HADOPI avec les ayants droit. Nous y avons découvert les petites colères des ayants droit suite à la publication du rapport Znaty. Si vous n’avez pas compris pourquoi, veuillez relire attentivement la phrase en gras avec du jargon technique dedans un peu au dessus.

Cette histoire de petite fuite présentée comme étant issue de l’HADOPI a de quoi surprendre, je ne serai personnellement pas surpris qu’elle émane plutôt d’un maillon faible, au hasard de chez les ayants droit.


☠ Une seule offre légale : iTunes


Au détour d’une conversation, je suis retombé sur ce billet prémonitoire qui date de 2008. Presque 4 ans plus tard, le constat est pour le moins acide. Apple règne comme prévu en leader incontesté de la distribution. Les majors ne veulent toujours pas ouvrir leur catalogue ou le font via des deals exclusifs en demandant des tickets d’entré surréalistes afin d’empêcher l’arrivée de tout nouvel entrant sur le marché. Non contents de se goinfrer de la sorte, les majors continuent à pratiquer des prix sidérants pour des supports matérialisées ou non, et poussent pour certaines les cynisme jusqu’à augmenter leurs tarifs quand un artiste de leur catalogue meure, en prévision de ventes accrues.


… Et comme prévu en 2008, Google, avec un peu de retard, arrive, lentement, mais surement… et avec une stratégie bien à lui.


Rien n’y fera, nous le savons, les majors sont bien en train de perdre la distribution. Comme je le prédisais en 2008, cette époque où les commerciaux d’Universal se pointaient dans des magasins physiques et imposaient des quantités pour une implantation, négociant les rachats des invendus à des prix bien en dessous du prix de vente à leur distributeur… est terminée. Sur du dématérialisé, pas d’invendus. Une marge en moins qu’HADOPI et toutes les études plus bidons les unes que les autres n’ont probablement jamais pris en compte.


☠ La colère d’Internet contre les ayants droit monte


Les ayants droit sont les premiers à fustiger l’HADOPI, alors que les dossiers de justice n’étaient pas transmis au parquet, ces derniers disaient avoir des moyens de se mettre à lutter contre le direct download aux côtés de TMG. Quid des procédés techniques ? Là encore on risque de bien rire. Mais là n’est pas le problème. Le problème, c’est qu’à l’époque du DADVSI, l’ancien dirigeant de la CNIL, Alex Turk, faisait passer un cavalier législatif autorisant, en prévision d’HADOPI, la privatisation d’un pouvoir judiciaire, déléguée à des charlots… TMG. Normal me direz vous car ce n’est certainement pas l’autorité judiciaire qui va s’amuser à traiter la traque des internautes qui partagent le dernier Lady Gaga alors que ces derniers, qui traquent quand même la pédo pornographie, les arnaques sur le Net, les intrusions (…) ont moins de budget que l’HADOPI ! Le paquet est donc mis sur les internautes partageurs, les criminels, eux peuvent dormir sur leurs deux oreilles.


La fermeture de Megaupload a une fois de plus soulevé Anonymous, signe d’un pourrissement de la situation qui commence, par effet ricochet, à avoir des conséquences importantes, qu’elles soient médiatiques ou qu’elles le soient moins. Aujourd’hui, c’est trop tard, HADOPI a bien échoué sur un point : internautes et ayants droit sont irréconciliables. En entrant dans sa phase de répression par les tribunaux il ne nous reste plus qu’à constater qu’HADOPI a échoué dans son rôle soit disant préventif, et c’est là son pire échec. Si les 35% de Nicolas Sarkozy tenaient un ombre de vérité, HADOPI n’aurait jamais eu besoin d’entrer dans cette phase et aurait continué à être ce qu’elle était jusque là, la machine à spams la plus chère du monde au profit d’une clique d’évadés fiscaux.


HADOPI n’est qu’une étape, vers la lente régulation orwellienne d’Internet, des entreprises françaises sont très dynamiques dans les technologies de surveillance de masse, mais manque de bol, leur activité n’est ici pas légale, ou difficilement. Vous découvrirez sur Reflets très prochainement la « malédiction Amesys » qui illustre très bien ce dernier propos… stay tuned.


N’oubliez jamais une chose : il suffit souvent de 5 gus dans un garage pour que….



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New Tor Browser Bundles

The Tor Browser Bundles have all been updated to the latest Firefox 10.0.2.

https://www.torproject.org/download


Tor Browser Bundle (2.2.35-7)



  • Update Firefox to 10.0.2


Linux updates



  • Update libpng to 1.5.8 (closes: #5144)


UPDATE: The wrong version of Firefox got into the OS X 64-bit and Windows bundles. These have now been updated properly and are online with version number 2.2.35-7.1.

University of Washington Open Hackfest

We're having an open hackfest at the University of Washington on Feb 22nd and 23rd; we may hold an additional open hackfest day on Friday, Feb 24th if we feel the demand. This meeting is largely possible due to the support of the UW Security and Privacy Research Lab.

This hackfest coincides with our Winter Developer summit and many Tor developers will be in attendance. As I write Tor developers have already started their travel to Seattle and many will stick around for the following week.


We'd love to welcome everyone interested in attending. We'd especially like people to feel welcome to discuss ideas or proposals, who want to know what's happening in the world of censorship resistance, anonymity, privacy and related topics. Most of all if you're prepared to write software, we're planning to do quite a lot of that next week as well.


So please, come join us on the UW campus for our winter open hack fest! Times and locations are available on our wiki page about the open hack fest.

dimanche 19 février 2012

Droit d'auteur en ligne : La Cour de Justice de l'UE rejette la censure privée et automatisée

Paris, 16 février 2012 – La Cour de Justice de l'Union Européenne vient de rendre une nouvelle décision en faveur des libertés sur Internet dans l'affaire SABAM c. Netlog, en déclarant que forcer un hébergeur à surveiller et à filtrer les contenus en ligne est contraire au droit de l'UE. Cette décision cruciale vient à point nommé, alors que des initiatives comme ACTA ou la révision prochaine de la directive IPRED cherchent à généraliser la censure privée et automatique en ligne dans le but de défendre un droit d'auteur dépassé.

Dans cette décision importante, la Cour de Justice de l'UE suit un raisonnement similaire à celui tenu il y a quelques mois dans l'affaire SABAM c. Scarlet1, en concluant que le fait de contraindre un hébergeur à surveiller toutes les communications électroniques de ses utilisateurs, dans le but de bloquer les échanges non-autorisés d'œuvres soumises au droit d'auteur, était contraire au droit de l'UE et aux droits fondamentaux. La Cour se base notamment sur la directive « services en ligne » de 2000 (également surnommée directive « eCommerce ») et la Charte des droits fondamentaux2.


Alors que plusieurs propositions comme l'ACTA ou la révision prochaine de la directive IPRED cherchent à lutter contre le partage de la culture sur Internet au travers de la privatisation des missions de police et de justice, cette décision vient à point nommé. Elle affirme clairement qu'encourager des entreprises privées à faire la police sur leurs réseaux et leurs services, pour prévenir de possibles atteintes au droit d'auteur, n'est pas compatible avec les valeurs démocratiques de l'Union européenne.


« Cet arrêt doit sonner comme un appel pour le législateur à renoncer aux dispositifs de censure privatisée, déguisés en “coopération” entre les acteurs d'Internet et l'industrie du divertissement. Nous devons désormais rompre avec la logique répressive qui porte inévitablement atteinte aux libertés en ligne et à l'Internet ouvert, pour engager une profonde réforme d'un régime du droit d'auteur désormais malade. Il nous faut inventer un droit d'auteur qui, plutôt que de censurer Internet, encouragera l'accès à la culture et son partage, tout en permettant un financement équitable de la création. », déclare Jérémie Zimmermann, porte-parole de l'organisation citoyenne La Quadrature du Net.


L'arrêt de la CJUE dans l'affaire SABAM c. Netlog fait suite aux poursuites engagées en 2009 par la société de gestion collective belge SABAM contre le réseau social Netlog. SABAM demandait que Netlog, en tant qu'hébergeur, soit contraint d'installer un dispositif permettant de prévenir les atteintes au droit d'auteur. Le Tribunal de Première Instance de Bruxelles avait demandé à la CJUE si de telles mesures étaient compatibles avec le droit de l'UE3.




  • 1. https://www.laquadrature.net/fr/cour-de-justice-de-lunion-europeenne-la-...

  • 2. Voir la décision: http://curia.europa.eu/juris/document/document.jsf?text=&docid=119512&pa...

    Voir ci dessous, les extraits les plus importants de l'arrêt :

    34 (...) la Cour a déjà jugé qu’une telle interdiction s’étend notamment aux mesures nationales qui obligeraient un prestataire intermédiaire, tel qu’un prestataire de services d’hébergement, à procéder à une surveillance active de l’ensemble des données de chacun de ses clients afin de prévenir toute atteinte future à des droits de propriété intellectuelle. Par ailleurs, une telle obligation de surveillance générale serait incompatible avec l’article 3 de la directive 2004/48, qui énonce que les mesures visées par cette dernière doivent être équitables et proportionnées et ne doivent pas être excessivement coûteuses (voir arrêt Scarlet Extended, précité, point 36).

    37 (...) Une telle surveillance préventive exigerait une observation active des fichiers stockés par les utilisateurs auprès du prestataire de services d’hébergement et concernerait tant la quasi-totalité des informations ainsi stockées que l’ensemble des utilisateurs des services de ce prestataire (voir, par analogie, arrêt Scarlet Extended, précité, point 39).


    45 (...)Dans l’affaire au principal, l’injonction de mettre en place le système de filtrage litigieux implique de surveiller, dans l’intérêt de ces titulaires, la totalité ou la plus grande partie des informations stockées auprès du prestataire de services d’hébergement concerné, cette surveillance étant en outre illimitée dans le temps, visant toute atteinte future et supposant de devoir protéger non seulement des œuvres existantes, mais également les œuvres qui n’ont pas encore été créées au moment de la mise en place dudit système.


    48 (...) Les effets de ladite injonction ne se limiteraient pas au prestataire de services d’hébergement, le système de filtrage litigieux étant également susceptible de porter atteinte aux droits fondamentaux des utilisateurs des services de ce prestataire, à savoir à leur droit à la protection des données à caractère personnel ainsi qu’à leur liberté de recevoir ou de communiquer des informations, ces droits étant protégés par les articles 8 et 11 de la charte.


    49 En effet, l’injonction de mettre en place le système de filtrage litigieux impliquerait, d’une part, l’identification, l’analyse systématique et le traitement des informations relatives aux profils créés sur le réseau social par les utilisateurs de ce dernier, les informations relatives à ces profils étant des données protégées à caractère personnel, car elles permettent, en principe, l’identification desdits utilisateurs (voir, par analogie, arrêt Scarlet Extended, précité, point 51).


    50 D’autre part, ladite injonction risquerait de porter atteinte à la liberté d’information, puisque ce système risquerait de ne pas suffisamment distinguer entre un contenu illicite et un contenu licite, de sorte que son déploiement pourrait avoir pour effet d’entraîner le blocage de communications à contenu licite. En effet, il n’est pas contesté que la réponse à la question de la licéité d’une transmission dépende également de l’application d’exceptions légales au droit d’auteur qui varient d’un État membre à l’autre. En outre, certaines œuvres peuvent relever, dans certains États membres, du domaine public ou elles peuvent faire l’objet d’une mise en ligne à titre gratuit de la part des auteurs concernés (voir, par analogie, arrêt Scarlet Extended, précité, point 52).


  • 3. La question préjudicielle est la suivante : le droit de l'UE permet-il « aux États membres d'autoriser un juge national, saisi dans le cadre d'une procédure au fond et sur la base de la seule disposition légale prévoyant que: "Ils [les juges nationaux] peuvent également rendre une injonction de cessation à l'encontre des intermédiaires dont les services sont utilisés par des tiers pour porter atteinte au droit d'auteur ou à un droit voisin", à ordonner à un prestataire de services d'hébergement de mettre en place, à l'égard de toute sa clientèle, in abstracto et à titre préventif, à ses frais et sans limitation dans le temps, un système de filtrage de la plus grande partie des informations stockées sur ses serveurs, en vue d'y repérer des fichiers électroniques contenant des oeuvres musicales, cinématographiques ou audiovisuelles sur lesquelles la SABAM prétend détenir des droits et d'en bloquer ensuite l'échange ? »

L'Autriche prend ses distances avec l'ACTA

La reculade des pays d'Europe de l'Est est-elle en train d'inspirer le gouvernement autrichien ? L'attitude récente de la ministre de l'intérieur, Johanna Mikl-Leitner, révèle que l'ACTA ne fait pas l'unanimité au sein de l'exécutif. La ministre a en effet été prise en photo avec un panneau "Stop ACTA". Pourrait-on imaginer Claude Guéant faire de même ? [Lire la suite]

Etre pour la vie privée c'est être avec les pédophiles, selon un ministre canadien

Le gouvernement canadien défend actuellement un projet de loi très controversé qui aboutira, si le texte entre en vigueur, à une surveillance accrue des internautes sans contrôle de l'ordre judiciaire. Alors que l'opposition se mobilise et qu'une pétition contre ce texte rassemble plus de 94 000 signatures, le ministre de la sécurité publique a sorti l'argument classique : la pédopornographie. [Lire la suite]

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Inscription obligatoire pour la table ronde sur le site de la Cantine : lien à venir


Au programme :


18h-18h30 - kit de survie en milieu numérique

  • Comment protéger ses communication en ligne ? Okhin, Telecomix
  • Comment surfer anonymement ? Bluetouf, Reflets.info
  • Comment chiffrer ses données ? Stephane Koch, RSF
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Des ateliers traitant des sujets ci-dessus à destination des journalistes et activistes se dérouleront l'après-midi de 13h00 à 18h00. Nombre de places très limité.

18h30-18h45 - Intermède : La démo d'Okhin : Okhin s‘autohack !

Cas pratique de censure et de filtrage.

18h45-20h : Surveillance, censure, sécurité et transparence : quels sont les nouveaux enjeux du monde numérique ?

Table ronde animée par Erwan Cario ecrans.fr


Avec la participation de :


  • Julien Rabier, ilico.org
  • Kitetoa, co-fondateur de Reflets.info
  • Lucie Morillon, Reporters sans frontières
  • Jean-Marc Salmon, sociologue
  • Nicolas Diaz, FIDH
  • Olivier Tesquet, Télérama
  • Laurent Giacobino, Floss Manuals

Autres intervenants à confirmer.


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Photographie réalisée par Damien Van Achter, distribuée sous licence Creative Commons (CC BY-NC-SA 2.0)