1 million de fichiers BitTorrent partagés légalement:
Le projet Internet Archive a mis en partage plus d'un million de fichiers BitTorrent dont les contenus sont issus du domaine public ou couverts par une licence de libre diffusion. Une excellente décision, tant sur les plans techniques, économiques et philosophiques.
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mercredi 8 août 2012
Pas de compte Facebook ? Vous êtes suspect (lol)
Pas de compte Facebook ? Vous êtes suspect:
Ne pas être inscrit sur Facebook pourrait un jour devenir suspect aux yeux de la population. C'est ce qui ressort d'un article allemand, qui révèle que des psychologues et des employeurs trouvent anormal de ne pas avoir de compte Facebook. Et de souligner que James Holmes, Mohammed Merah et Anders Breivik n'en avaient pas non plus. Mais c'est oublier qu'une vie sociale active peut aussi se dérouler hors de Facebook et même hors du net.
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Ne pas être inscrit sur Facebook pourrait un jour devenir suspect aux yeux de la population. C'est ce qui ressort d'un article allemand, qui révèle que des psychologues et des employeurs trouvent anormal de ne pas avoir de compte Facebook. Et de souligner que James Holmes, Mohammed Merah et Anders Breivik n'en avaient pas non plus. Mais c'est oublier qu'une vie sociale active peut aussi se dérouler hors de Facebook et même hors du net.
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New Tor Browser Bundles
New Tor Browser Bundles:
The stable Tor Browser Bundles have all been updated to the latest Firefox 10.0.6esr release.
The alpha Tor Browser Bundles have also (finally) been updated with numerous new pieces of software, including the latest Tor release candidate (0.2.3.19-rc).
All users are strongly urged to upgrade.
https://www.torproject.org/download
Tor Browser Bundle (2.2.37-2)
Update Tor to 0.2.3.19-rc
Update Firefox to 14.0.1
Update libevent to 2.0.19-stable
Update OpenSSL to 1.0.1c
Update zlib to 1.2.7
Update Torbutton to 1.4.6
Update NoScript to 2.4.9
Update HTTPS Everywhere to 3.0development.5
Downgrade Vidalia to 0.2.20
Update libpng to 1.5.12
The stable Tor Browser Bundles have all been updated to the latest Firefox 10.0.6esr release.
The alpha Tor Browser Bundles have also (finally) been updated with numerous new pieces of software, including the latest Tor release candidate (0.2.3.19-rc).
All users are strongly urged to upgrade.
https://www.torproject.org/download
Tor Browser Bundle (2.2.37-2)
- Update Firefox to 10.0.6esr
- Update Vidalia to 0.2.20
- Update NoScript to 2.4.8
- Disable Firefox crashreporter
- Windows: Fix Firefox transparency problems with Aero theme (closes: #4795.)
Portable I2P Package 2012-07-17
Portable I2P Package 2012-07-17: Changelog 2012-07-17
*Updated I2P to v0.9
*Updated JRE to v7u5
*Updated Neodatis + Seedless Plugins
*Updated I2P-Fox to v13.0.1 including all updates for addons
*Updated Robert to v0.0.34-6
Download: http://www.uploadmb.com/dw.php?id=1342543599
SHA-256 : 834F0B2B2E4DB55D35B25D8C02A4EBE4271807C378048C5C5FA9479FE4D1246A
Please consider a small bitcoin donation.
Current package contents:
- I2P (v.0.9)
- Java Runtimes (v7 update 5)
- Portable Firefox (v13.0.1) (preconfigured proxy settings + (live)-bookmarks)
- Addons for firefox: NoScript, RefControl, RequestPolicy, Ghostery
- Simple I2P Chat (SIC) (v0.1) (simple chat)
- I2P-Messenger (v0.2.22) (instant messenger)
- I2P-Bote (0.2.6) (distributed email)
- Robert (v0.0.34-6) (torrent client with many options, uTorrent-like)
- PChat (xchat fork configured to connect anonymously to I2P's IRC servers)
- iMule (v1.4.5) (filesharing program)
- Seedless + Neodatis plugin
- GPG + GUI (GPGShell as gui, all tools accessable from tray icon) ***Fixed SHA256 somehow the last character got dropped.
*Updated I2P to v0.9
*Updated JRE to v7u5
*Updated Neodatis + Seedless Plugins
*Updated I2P-Fox to v13.0.1 including all updates for addons
*Updated Robert to v0.0.34-6
Download: http://www.uploadmb.com/dw.php?id=1342543599
SHA-256 : 834F0B2B2E4DB55D35B25D8C02A4EBE4271807C378048C5C5FA9479FE4D1246A
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- I2P (v.0.9)
- Java Runtimes (v7 update 5)
- Portable Firefox (v13.0.1) (preconfigured proxy settings + (live)-bookmarks)
- Addons for firefox: NoScript, RefControl, RequestPolicy, Ghostery
- Simple I2P Chat (SIC) (v0.1) (simple chat)
- I2P-Messenger (v0.2.22) (instant messenger)
- I2P-Bote (0.2.6) (distributed email)
- Robert (v0.0.34-6) (torrent client with many options, uTorrent-like)
- PChat (xchat fork configured to connect anonymously to I2P's IRC servers)
- iMule (v1.4.5) (filesharing program)
- Seedless + Neodatis plugin
- GPG + GUI (GPGShell as gui, all tools accessable from tray icon) ***Fixed SHA256 somehow the last character got dropped.
jeudi 15 mars 2012
Error 404 Democraty Not Found / ACTA & Internet : RSF place la France sous surveillance
L’organisation non gouvernementale fondée en 1985, Reporter sans frontière a publié une liste de pays concernant leur positionnement vis-à-vis d'Internet, le 12 mars, journée mondiale contre la cyber-censure. D’une part nous avons les pays « ennemis d’Internet », de l’autre part les « pays sous surveillance ». Nous nous attarderons plus particulièrement sur le cas de la France, placée « pays sous surveillance ». Pour terminer sur l’évolution concernant le traité ACTA (Anti Conterfering Trade Agreement).
En effet le gouvernement français semble vouloir solidifier sa loi hadopi à la lecture de l‘article RSF concernant la France, ce qui est inquiétant. Après s’être vu piraté de tous les côtés et vu son siège tagué, le processus de régulation concernant Internet ne tombe toujours pas.
Marine Le Pen veut censurer Internet
Dans une interview à une association ultra-catholique, Marine Le Pen fait un virage à 180 degrés par rapport à ses déclarations précédentes et affirme qu'elle censurera la pornographie à la télévision et sur Internet si elle est élue.
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Artistes contre le droit d’auteur

Ces quelques vers pourraient paraître anodins, mais ils font écho à des questions fondamentales, comme celle de l’originalité, véritable clé de voûte de l’édifice du droit d’auteur, qui devient de plus en plus problématique à l’heure du retweet, du like, de la curation, de l’agrégation, du remix et du mashup.
Plus encore, l’expression “domaine commun” employée par le poète est intéressante, car elle renvoie à la fois au domaine public et aux biens communs, deux catégories essentielles pour penser la création et la diffusion de la connaissance aujourd’hui.
Ce poème enjoint les créateurs à faire une chose qui peut paraître de prime abord presque folle : verser volontairement leurs productions au domaine public par anticipation, avant l’expiration du délai de protection du droit d’auteur. En renonçant à leurs droits de propriété intellectuelle.L’hypothèse pourrait sembler purement théorique, mais en cherchant bien , on trouve plusieurs exemples de telles manifestations de générosité de la part de créateurs, parfois prestigieux.
Léon Tolstoï gratuit
A la fin de sa vie, l’auteur de La Guerre et la Paix a renoncé à tous ses droits d’auteur par testament, pour des raisons religieuses et pour dénoncer l’état de pauvreté de la Russie. L’édition monumentale de ses œuvres complètes parue de 1928 à 1951 porte sur la page de garde de chaque volume “La reproduction de ces textes est autorisée gratuitement”.
Portrait de Léon Nikolayevich Tolstoï. Huile sur canvas. 124 × 88 cm. Galerie State Tretyakov, Moscou. Domaine Public via Wikimedia Commons.
Jean Giono libre de droit
Giono a écrit en 1953 une nouvelle intitulée “L’homme qui plantait des arbres”, à laquelle il accordait une importance particulière dans son œuvre, dans la mesure où il s’agissait d’un texte militant pour la protection de la nature et la reforestation. Afin que la nouvelle obtienne le maximum de retentissement, il permit sa vie durant les publications et les traductions, sans demander de rémunération. En 1957, il produisit une lettre qui attestait de manière claire de sa volonté de renoncer à ses droits sur l’œuvre.Cliquer ici pour voir la vidéo.
Les affichistes sans maître de mai 68
La contestation du droit d’auteur faisait partie des slogans de Mai 68. C’est dans cet esprit qu’ont été créées les célèbres affiches du mouvement, au sein de l’Atelier populaire installé dans l’École des Beaux Arts de Paris. Même si on compte certains noms d’artistes célèbres parmi les fondateurs de l’atelier, comme Gérard Fromanger, les affiches sérigraphiées furent volontairement publiées de manière anonyme, pour indiquer leur caractère d’œuvres collectives et “sans maître”.
Cliquer ici pour voir la vidéo.Jean-Luc Godard : “l’auteur n’a que des devoirs”
A plusieurs reprises, le réalisateur de la Nouvelle Vague a fait des déclarations fracassantes dans lesquelles était sous-entendu qu’il ne reconnaissait pas l’existence de la propriété intellectuelle, notamment à l’occasion de la sortie de son Film Socialisme en 2010, comportant plusieurs extraits de films repris sans autorisation.Cliquer ici pour voir la vidéo.
Nina Paley
Dessinatrice, réalisatrice de dessins animés et activiste de la Culture Libre, Nina Paley a choisi de placer le blog BD Mimi & Eunice, ainsi qu’une mini-BD dérivée, sous une licence de son invention, le Copyheart, qui exprime un renoncement complet à ses droits d’auteur.Cette position ne l’empêche pas par ailleurs d’expérimenter des modèles économiques innovants, comme le don ou le crowdfunding. Elle considère par ailleurs que le problème du plagiat peut trouver d’autres formes de régulation que la propriété intellectuelle.
Vulnérabilité du domaine public volontaire
On voit donc que pour des raisons artistiques, personnelles ou politiques, certains créateurs souhaitent que leurs œuvres échappent au droit d’auteur. La difficulté, c’est que ce souhait s’avère souvent difficile à faire respecter et que des phénomènes de réappropriation peuvent survenir, en dépit de la volonté exprimée par l’auteur.La veuve de Tolstoï par exemple s’est longtemps battue pour faire casser le testament de l’écrivain afin de pouvoir toucher des droits sur son œuvre.
La nouvelle de Giono a fait l’objet de réappropriations, certainement après que les descendants de l’auteur aient cédé les droits à un producteur pour réaliser un dessin animé, ainsi qu’à l’éditeur Gallimard, qui s’est appuyé sur ce contrat pour demander le retrait du texte de Wikisource.
Malgré ses déclarations tonitruantes, les films de Godard ne sont pas libres de droits et il n’est plus en son pouvoir de faire en sorte qu’ils le deviennent. Pour les réaliser, il a dû signer des contrats de cession des droits avec des producteurs, qui en sont devenus titulaires.
Avec les affiches de Mai 68, un problème inverse s’est posé. En 2005, une campagne publicitaire des supermarchés Leclerc, qui détournait certaines affiches emblématiques, avait fait polémique. Certains avaient alors estimé que malgré le fait que les créateurs de ces affiches ne revendiquaient pas de droits, la campagne violait une forme de “droit moral collectif” sur ces œuvres et qu’elle constituait une atteinte à un bien commun culturel.

Pour un domaine public volontaire
Cette fragilité et cette difficulté à construire juridiquement le “domaine public volontaire” est loin d’être anecdotique. En effet, il existe actuellement des masses d’internautes qui procèdent à des versements anticipés de leurs créations dans le domaine public, en alimentant par exempleWikimedia Commons ou Flickr avec des photographies placées sous des licences libres très ouvertes (de type CC-BY par exemple).Creative Commons a également mis en place un outil particulier, Creative Commons Zéro (CC0), qui permet de “dédier” une création au domaine public, en renonçant à toute forme de droit de propriété intellectuelle. Au début de l’année, une traduction en français, réalisée par Framasoft et Veni, Vedi, Libri a été publiée, qui permet de se faire une idée du fonctionnement de cette licence, notamment dans le contexte particulier du droit français.
En effet, en raison de l’inaliénabilité du droit moral, il n’est pas aisé d’admettre en droit français la possibilité d’un versement volontaire au domaine public. Comme l’explique le juriste Benjamin Jean sur le blog de Veni, Vedi, Libri, la licence CC0 contourne cette difficulté en mettant en place un double dispositif de libération des droits :
“Ainsi, la licence Creative Commons Zero (CC-0) agit en deux temps et traduit l’intention des créateurs d’abandonner tous leurs droits de copie et droits associés dans la limite offerte par la loi ou, lorsqu’un tel acte est impossible, d’opérer une cession non exclusive très large. De cette façon le domaine public et le domaine du libre se rejoignent pour ne faire qu’un”.
La licence CC0 est donc une étape dans la reconnaissance de ce “domaine public volontaire”, à laquelle le Manifeste du Domaine Public du réseau Communia avait appelé en 2010.
PS : comme décidément “rien n’est à nous”, je remercie Walter Galvani, alias @at_waloo, de m’avoir signalé l’existence du poème d’Henri-Frédéric Amiel qui m’a donné envie d’écrire ce billet.
PS2: si vous connaissez d’autres cas de renoncement volontaire au droit d’auteur, n’hésitez pas à les indiquer en commentaire de ce billet !
Photos et illustrations :
Illustration principale de la chronique du copyright par Marion Boucharlat pour Owni /-) ; Portrait de Tolstoï par Ilya Repine [Public domain], via Wikimedia Commons ; Bd Mimi & Eunice, épisode “Permission” par Nina Paley ; Confection de batik par Stereo Sky (CCbyncnd) via Flickr ; Affiche originale 1968 CRS SS par jonandsamfreecycle (CC-byncsa) via Flickr
Avoid risk and protect online identity
A number of good blog posts have been written about how you can avoid risk, protect your online identity, blog safely and so on. We decided to collect links to some of these posts so that you can easily find the information most relevant to you.
How to Blog Safely (About Work or Anything Else) is a guide written by the EFF. The guide talks about how you can use Tor to blog anonymously, and offers a few simple precautions to help you maintain control of your privacy.
Blog Stalkers – Personal Safety for Bloggers is a post written by Darren Rowse. The blog post tells the story of how Rowse had to deal with a stalker for some time, and lists some things to consider regarding the information you reveal online about yourself and your family.
Anonymous Blogging with WordPress & Tor is a guide written by Ethan Zuckerman for Global Voices Advocacy. The guide walks you through how you can use Tor, WordPress and various free email accounts to blog anonymously.
Defending Privacy at the U.S. Border: A Guide for Travelers Carrying Digital Devices is a guide by the EFF. The guide explains why your devices can be searched at the border, how the U.S. Government searches devices, and gives advice on how to protect your data.
HTTPS Everywhere is a Firefox and Chrome extension that encrypts your communications with many major websites, making your browsing more secure. HTTPS Everywhere is a produced as a collaboration between The Tor Project and the EFF.
Safety tips on blogging from Microsoft. This short guide lists some basic guidelines for bloggers, and also gives some advice to parents about how they can talk to their kids about the Internet and blogging.
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mardi 13 mars 2012
Une stratégie, au travers et au-delà de l'ACTA
Les événements de ces deux dernières semaines ont radicalement altéré le cours du débat sur ACTA et de sa procédure de ratification, tant au niveau européen que des États membres. La pression citoyenne colossale a eu un effet incontestable et a modifié l'équilibre des forces en présence. De peur qu'ACTA soit rapidement rejeté, le commissaire européen De Gucht a réussi à ralentir la procédure d'un ou deux ans. En gardant à l'esprit des objectifs clairs, il est peut-être temps de penser aussi au-delà d'ACTA pour comprendre comment tenter collectivement de protéger nos libertés en ligne, en repensant un régime du droit d'auteur malade, en guerre contre l'Internet libre.
Néanmoins, le professeur Michael Geist n'a pas été aussi modéré que ce à quoi ses hôtes s'attendaient sans doute. Son intervention acérée a méticuleusement démonté les principaux points qui font d'ACTA un accord totalement inacceptable et illégitime. Lorsque le public a vivement applaudi son analyse, le président Moreira s'est senti si mal à l'aise qu'il a menacé d'expulser quiconque « manifesterait », interdisant de fait d'applaudir dans une rencontre publique au Parlement européen. Le public s'est également vu interdire de laisser des documents à disposition des participants. La plupart des eurodéputés ayant posé des questions étaient opposés à ACTA, tout comme les rares membres du public (qui remplissait deux salles) ayant eu la chance d'arriver suffisamment tôt pour s'inscrire pour des questions, limitées chacune à une minute. Organiser des débats truqués tout en feignant d'écouter la société civile, alors qu'ACTA a déjà été signé, ne changera rien, ni pour Karel de Gucht, ni pour l'eurodéputé Vital Moreira qui tente désespérément de l'aider.
« Si le vote avait lieu maintenant, ACTA serait rejeté » Cette phrase a été entendue de nombreuses fois, en privé, dans les couloirs du Parlement européen, par des députés, assistants et membres du personnel de tous les groupes politiques. Pour beaucoup au Parlement, c'est un fait : ACTA est devenu un tel problème politique, a suscité une telle indignation de la part de la société civile, divise tellement le groupe politique majoritaire – le PPE, conservateur –, et le texte final est si ambigu qu'ACTA n'aurait aucune chance s'il était mis au vote dans les prochains mois.
Face à l'opposition croissante contre ACTA, le commissaire De Gucht, en charge de l'accord, s'est senti obligé de demander l'avis de la Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) sur la compatibilité de cet « accord commercial » avec les traités de l'UE et les libertés fondamentales. Si la réponse à cette question avait réellement de l'importance à ses yeux, M. De Gucht l'aurait posée avant la signature d'ACTA, et non après. Sa motivation principale est évidemment de gagner du temps et de sauver la face.
On ne sait pas encore si le Parlement européen se laissera prendre au piège de cette stratégie en suivant M. De Gucht. Les différents groupes politiques hésitent à s'engager aux cotés du nouveau rapporteur, David Martin, dans sa tentative d'amener le Parlement à adresser également une question à la Cour de Justice de l'UE. En pratique, les traités de l'UE définissent très précisément la seule question qui peut être posée3. Cette action n'aurait donc pour effet que de légitimer la stratégie de M. De Gucht et d'accepter de reporter la décision du Parlement après la décision de la Cour.
David Martin, le rapporteur britannique de la commission commerce international (INTA) semble également prêter main forte au commissaire De Gucht en tentant de désamorcer l'opposition au sein du Parlement, et en s'assurant que celui-ci ne prenne pas de décision définitive. David Martin a annoncé qu'il souhaitait transformer le rapport du Parlement en un « rapport intermédiaire »4, tandis que les autres commissions travaillant sur ACTA continueront à se réunir et à élaborer leurs rapports pour avis sur lesquels ils voteront.
Une telle initiative de la part du rapporteur aura évidemment pour effet de complètement neutraliser le rapport intermédiaire lorsqu'il sera finalisé (a priori d'ici six mois, date à laquelle se serait tenu le vote sur ACTA si la Commission n'avait pas décidé de saisir la CJUE). Le rapport pourrait ne se prononcer ni pour l'adoption, ni pour le rejet d'ACTA. Les pro-ACTA sauveraient alors les apparences en évitant que le Parlement ne s'engage fermement à rejeter le texte, et en repoussant à plus tard toute décision.
La Cour pourrait prendre 12 à 24 mois pour rendre son avis sur ACTA. Le commissaire De Gucht préfère gagner du temps, et éviter de voir « son » ACTA rejeté au cours des prochains mois. Cette stratégie lui permettra de proposer à nouveau la ratification d'ACTA vers la fin de son mandat, ou même d'accepter un « enterrement de première classe » (l'accord ne serait jamais ratifié, ni clairement rejeté). Cependant, si ACTA devait de nouveau être soumis au vote, celui-ci pourrait avoir lieu peu avant les prochaines élections européennes, donnant aux citoyens une réelle occasion de peser sur la décision du Parlement.
Il est par conséquent extrêmement important que nous, citoyens, influencions chacune des étapes du « rapport intermédiaire ». Les membres du Parlement européen qui ont exprimé leur opposition à ACTA devront s'assurer que ce rapport soit suffisamment fort et politiquement contraignant, en dépit de la stratégie de David Martin d'aider le Commissaire De Gucht à désamorcer le débat. Le rapport intermédiaire ne doit pas pouvoir être interprété autrement que comme un appel au rejet d'ACTA.
Dans tous les cas, cette modification du calendrier oblige les citoyens à adapter leur stratégie s'ils veulent protéger efficacement leurs libertés en ligne, ainsi que l'Internet libre, contre les attaques des industries du copyright. Nous ne devons pas rester les bras croisés en attendant l'éventuel retour d'ACTA pour un vote final au Parlement Européen. Tout en travaillant à l'élaboration d'un rapport intermédiaire clair, fort et contraignant, nous devons garder à l'esprit qu'ACTA n'est que l'un des nombreux avatars de la « guerre contre le partage » que les industries du copyright ont engagée contre nous, le public.
Un tel aveuglement fait écho à l'obstination du commissaire De Gucht et sa défense idéologique d'ACTA, qui relaie le lobbying de l'industrie du divertissement s'opposant à l'Internet libre. L'argument de base de M. De Gucht est que « copier un fichier sur Internet équivaut à un vol »5, ce qui est absurde, tant d'un point de vue technique que d'un point de vue juridique. Cela revient à dire que « multiplier équivaut à soustraire ».
Il ne peut pas simplement s'agir ignorance ou d'incompétence de la part de M. De Gucht, qui est par ailleurs avocat. Dans une déclaration au sujet de la saisine de la CJUE, il a également déclaré que les libertés fondamentales protégées en Europe comprenaient « la liberté d'expression et d'information, la protection des données et le droit à la propriété dans le cas de la propriété intellectuelle ». Cela aussi est complètement faux6, trompeur et dangereux, comme cela a été rappelé par le Conseil économique et social des Nations unies7. Ses tentatives d'imposer en catimini l'idée que le droit d'auteur puisse être invoqué pour réduire la liberté d'expression ou au droit à la vie privée justifient à elles-seules la démission de M. De Gucht.
Une telle obstination illustre la manière dont les lois répressives ont été constamment conçues et empilés, les unes après les autres durant les quinze dernières années8, sans en étudier suffisamment l'impact et en constante déconnexion des pratiques sociales et culturelles ou la technologie.
À ce jour, ACTA est la tentative la plus impressionnante et dangereuse, car dès le départ, il a été conçu par les gouvernements pour contourner les processus démocratiques et les institutions internationales.De nombreuses autres initiatives sont en cours9 et devraient être considérées comme autant d'occasions pour les citoyens de s'exprimer. Au niveau européen, plusieurs débats cruciaux sont en cours :
Nous avons une responsabilité historique, qui va au-delà d'ACTA et concerne notre façon de vivre, de travailler, d'apprendre, et de partager la culture. Collectivement, nous construisons, possédons et partageons l'Internet libre comme un bien commun, et l'utilisons pour tenter de rendre notre monde meilleur.
Alors célébrons nos victoires à venir, tout en continuant à travailler dur pour les rendre inéluctables !
ACTA est peut-être déjà mort
Nous, citoyens, pouvons être fiers
Lors de l'atelier public sur ACTA, la semaine dernière, en présence du commissaire Karel de Gucht et modéré par l'eurodéputé Vital Moreira, président de la commission INTA1, la tension manifeste l'a clairement démontré : le Parlement et la Commission ont désormais peur des citoyens et de la rue. Nous avons assisté pendant cet atelier à une parodie de débat, où les orateurs étaient soit des membres de la Commission, soit des universitaires, soit faisaient partie des rares pro-ACTA restant (dont l'administrateur d'un lobby pro-ACTA2 ! Aucun représentant des groupes d'auteurs, d'artistes ou de citoyens n'a été invité, malgré la demande de La Quadrature du Net d'y participer.Néanmoins, le professeur Michael Geist n'a pas été aussi modéré que ce à quoi ses hôtes s'attendaient sans doute. Son intervention acérée a méticuleusement démonté les principaux points qui font d'ACTA un accord totalement inacceptable et illégitime. Lorsque le public a vivement applaudi son analyse, le président Moreira s'est senti si mal à l'aise qu'il a menacé d'expulser quiconque « manifesterait », interdisant de fait d'applaudir dans une rencontre publique au Parlement européen. Le public s'est également vu interdire de laisser des documents à disposition des participants. La plupart des eurodéputés ayant posé des questions étaient opposés à ACTA, tout comme les rares membres du public (qui remplissait deux salles) ayant eu la chance d'arriver suffisamment tôt pour s'inscrire pour des questions, limitées chacune à une minute. Organiser des débats truqués tout en feignant d'écouter la société civile, alors qu'ACTA a déjà été signé, ne changera rien, ni pour Karel de Gucht, ni pour l'eurodéputé Vital Moreira qui tente désespérément de l'aider.
« Si le vote avait lieu maintenant, ACTA serait rejeté » Cette phrase a été entendue de nombreuses fois, en privé, dans les couloirs du Parlement européen, par des députés, assistants et membres du personnel de tous les groupes politiques. Pour beaucoup au Parlement, c'est un fait : ACTA est devenu un tel problème politique, a suscité une telle indignation de la part de la société civile, divise tellement le groupe politique majoritaire – le PPE, conservateur –, et le texte final est si ambigu qu'ACTA n'aurait aucune chance s'il était mis au vote dans les prochains mois.
Un enterrement de première classe pour ACTA
La stratégie de De Gucht, Moreira et des derniers pro-ACTA pour repousser la défaite
Face à l'opposition croissante contre ACTA, le commissaire De Gucht, en charge de l'accord, s'est senti obligé de demander l'avis de la Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) sur la compatibilité de cet « accord commercial » avec les traités de l'UE et les libertés fondamentales. Si la réponse à cette question avait réellement de l'importance à ses yeux, M. De Gucht l'aurait posée avant la signature d'ACTA, et non après. Sa motivation principale est évidemment de gagner du temps et de sauver la face.On ne sait pas encore si le Parlement européen se laissera prendre au piège de cette stratégie en suivant M. De Gucht. Les différents groupes politiques hésitent à s'engager aux cotés du nouveau rapporteur, David Martin, dans sa tentative d'amener le Parlement à adresser également une question à la Cour de Justice de l'UE. En pratique, les traités de l'UE définissent très précisément la seule question qui peut être posée3. Cette action n'aurait donc pour effet que de légitimer la stratégie de M. De Gucht et d'accepter de reporter la décision du Parlement après la décision de la Cour.
David Martin, le rapporteur britannique de la commission commerce international (INTA) semble également prêter main forte au commissaire De Gucht en tentant de désamorcer l'opposition au sein du Parlement, et en s'assurant que celui-ci ne prenne pas de décision définitive. David Martin a annoncé qu'il souhaitait transformer le rapport du Parlement en un « rapport intermédiaire »4, tandis que les autres commissions travaillant sur ACTA continueront à se réunir et à élaborer leurs rapports pour avis sur lesquels ils voteront.
Une telle initiative de la part du rapporteur aura évidemment pour effet de complètement neutraliser le rapport intermédiaire lorsqu'il sera finalisé (a priori d'ici six mois, date à laquelle se serait tenu le vote sur ACTA si la Commission n'avait pas décidé de saisir la CJUE). Le rapport pourrait ne se prononcer ni pour l'adoption, ni pour le rejet d'ACTA. Les pro-ACTA sauveraient alors les apparences en évitant que le Parlement ne s'engage fermement à rejeter le texte, et en repoussant à plus tard toute décision.
La Cour pourrait prendre 12 à 24 mois pour rendre son avis sur ACTA. Le commissaire De Gucht préfère gagner du temps, et éviter de voir « son » ACTA rejeté au cours des prochains mois. Cette stratégie lui permettra de proposer à nouveau la ratification d'ACTA vers la fin de son mandat, ou même d'accepter un « enterrement de première classe » (l'accord ne serait jamais ratifié, ni clairement rejeté). Cependant, si ACTA devait de nouveau être soumis au vote, celui-ci pourrait avoir lieu peu avant les prochaines élections européennes, donnant aux citoyens une réelle occasion de peser sur la décision du Parlement.
Il est par conséquent extrêmement important que nous, citoyens, influencions chacune des étapes du « rapport intermédiaire ». Les membres du Parlement européen qui ont exprimé leur opposition à ACTA devront s'assurer que ce rapport soit suffisamment fort et politiquement contraignant, en dépit de la stratégie de David Martin d'aider le Commissaire De Gucht à désamorcer le débat. Le rapport intermédiaire ne doit pas pouvoir être interprété autrement que comme un appel au rejet d'ACTA.
Dans tous les cas, cette modification du calendrier oblige les citoyens à adapter leur stratégie s'ils veulent protéger efficacement leurs libertés en ligne, ainsi que l'Internet libre, contre les attaques des industries du copyright. Nous ne devons pas rester les bras croisés en attendant l'éventuel retour d'ACTA pour un vote final au Parlement Européen. Tout en travaillant à l'élaboration d'un rapport intermédiaire clair, fort et contraignant, nous devons garder à l'esprit qu'ACTA n'est que l'un des nombreux avatars de la « guerre contre le partage » que les industries du copyright ont engagée contre nous, le public.
L'ennemi polymorphe
Point stratégique pour les années à venir
Ces 15 dernières années, la politique du droit d'auteur a été un échec cuisant parce qu'elle a refusé une évolution décisive : établir une distinction claire entre ce que les individus font sans intention de profit (notamment le partage d'œuvres numériques entre individus), et les infractions commerciales, avec but de profit, au droit d'auteur. Par conséquent, la politique du droit d'auteur s'est montrée faible et inefficace contre les infractions commerciales, et brutale envers les droits du public. Qui plus est, les ressources destinées à la création ont stagné, alors qu'elles auraient dû progresser parallèlement à l'explosion de la créativité dans l'environnement numérique. Un petit nombre d'intérêts privés nous a empêché de relever le défi de la culture numérique.
Un tel aveuglement fait écho à l'obstination du commissaire De Gucht et sa défense idéologique d'ACTA, qui relaie le lobbying de l'industrie du divertissement s'opposant à l'Internet libre. L'argument de base de M. De Gucht est que « copier un fichier sur Internet équivaut à un vol »5, ce qui est absurde, tant d'un point de vue technique que d'un point de vue juridique. Cela revient à dire que « multiplier équivaut à soustraire ».Il ne peut pas simplement s'agir ignorance ou d'incompétence de la part de M. De Gucht, qui est par ailleurs avocat. Dans une déclaration au sujet de la saisine de la CJUE, il a également déclaré que les libertés fondamentales protégées en Europe comprenaient « la liberté d'expression et d'information, la protection des données et le droit à la propriété dans le cas de la propriété intellectuelle ». Cela aussi est complètement faux6, trompeur et dangereux, comme cela a été rappelé par le Conseil économique et social des Nations unies7. Ses tentatives d'imposer en catimini l'idée que le droit d'auteur puisse être invoqué pour réduire la liberté d'expression ou au droit à la vie privée justifient à elles-seules la démission de M. De Gucht.
Une telle obstination illustre la manière dont les lois répressives ont été constamment conçues et empilés, les unes après les autres durant les quinze dernières années8, sans en étudier suffisamment l'impact et en constante déconnexion des pratiques sociales et culturelles ou la technologie.
À ce jour, ACTA est la tentative la plus impressionnante et dangereuse, car dès le départ, il a été conçu par les gouvernements pour contourner les processus démocratiques et les institutions internationales.De nombreuses autres initiatives sont en cours9 et devraient être considérées comme autant d'occasions pour les citoyens de s'exprimer. Au niveau européen, plusieurs débats cruciaux sont en cours :
- La révision prochaine de la directive anti-partage IPRED est déjà planifiée par la Commission européenne comme une application répressive d'ACTA. Cette révision devrait au contraire être considérée comme une occasion de définir des frontières plus justes à l'application du droit d'auteur, en se concentrant sur les infractions à but lucratif10, et en protégeant les citoyens réalisant ou utilisant des copies sans but de profit.
- Le plan d'action de la Commission européenne sur la directive services en ligne peut aussi être utilisé par les extrémistes du droit d'auteur pour transformer les acteurs de l'Internet en police et justice privées du copyright, les obligeant à contrôler et à censurer leurs réseaux11. La directive doit au contraire interdire toute procédure automatisée mise en œuvre par des acteurs privés qui pourrait avoir un impact sur la liberté d'expression, et apporter des sanctions effectives contre ceux qui abusent des demandes de retrait et autres mesures répressives.
- Ces questions doivent faire l'objet d'un débat public et démocratique. Les élus doivent aller de l'avant en exigeant un nouveau régime du droit d'auteur qui soit plus juste, en légalisant des pratiques répandues réalisées sans but de profit – comme le partage de fichiers, le remix, le mash-up et autres modifications d'œuvres utilisées comme formes d'expression – par les exceptions au droit d'auteur12. Ceci pourrait être mis en place en modifiant la très controversée directive EUCD 2001/29, qui doit toujours faire l'objet d'une étude d'impact de la part de la Commission européenne, plus de dix ans après son adoption.
Nous avons une responsabilité historique, qui va au-delà d'ACTA et concerne notre façon de vivre, de travailler, d'apprendre, et de partager la culture. Collectivement, nous construisons, possédons et partageons l'Internet libre comme un bien commun, et l'utilisons pour tenter de rendre notre monde meilleur.
Alors célébrons nos victoires à venir, tout en continuant à travailler dur pour les rendre inéluctables !
- 1. INTA est la commission menant les travaux sur ACTA au Parlement
- 2. Olivier Vrins est « également membre de la commission anti-contrefaçon de l'ECTA, de l'INTA et de l'AIPPI ». Traduction par nos soins. Source : http://conference.ecta.org/IMG/pdf/vrins_cv.pdf
- 3. Voir art 218.11 du TFEU : http://euwiki.org/TFEU#Article_218
- 4. Un rapport intermédiaire équivaut à une résolution. Voir la règle 81(3) du règlement du Parlement européen : « Lorsque l'approbation du Parlement est requise pour une proposition d'acte législatif ou pour un traité international envisagé, la commission compétente peut décider, en vue de favoriser une issue positive de la procédure, de présenter au Parlement un rapport intérimaire sur la proposition, qui contient une proposition de résolution comprenant des recommandations concernant la modification ou la mise en œuvre de l'acte proposé. » (emphase par nos soins). Source : http://www.europarl.europa.eu/sides/getDoc.do?pubRef=-//EP//TEXT+RULES-EP+20120110+RULE-081+DOC+XML+V0//FR&navigationBar=YES
- 5. Voir son intervention lors du premier échange de vue de la commission INTA : « Il me semble probablement juste d'affirmer que chacun dans cette salle connaît quelqu'un qui, sans payer pour, a téléchargé une chanson, un album ou un épisode d'une série télévisée sur son ordinateur.
Je ne peux pas, en toute conscience, tolérer cette action. Je sais que certaines personnes voient les choses différemment, en particulier les jeunes. Mais pour moi, il n'y a aucune différence morale entre prendre quelque chose qui ne vous appartient pas dans le monde physique et le faire dans le monde virtuel. À cause du partage illégal, certaines des personnes les plus créatives de notre société ne reçoivent pas l'argent qu'elles devraient recevoir, et sont démotivées. ». Source : http://europa.eu/rapid/pressReleasesAction.do?reference=SPEECH/12/136&fo... (traduction par nos soins) - 6. Il est stipulé dans l'article 17.2 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne que « La propriété intellectuelle est protégée. », mais cela n'en fait pas un droit fondamental en soi, équivalent à la liberté d'expression ou au droit à la vie privée.
- 7. Pour le Conseil économique et social des Nations unies, les droits des auteurs relatifs à leur travail ne sont pas équivalent au droit à la propriété : « Il est par conséquent important de ne pas assimiler les droits de propriété intellectuelle avec le droit protégé dans l'article 15, paragraphe 1 (c) » du Pacte international relatif aux droits sociaux, économiques et culturels, qui protège « le droit de bénéficier de la protection des intérêts moraux et matériels découlant de toute production scientifique, littéraire ou artistique dont il est l'auteur ».
- 8. Les accords TRIPS de l'OMC en 1994, le Traité sur le Copyright de l'OMPI en 1996, les tentatives répétées d'un « Broadcast Treaty », l'EUCD en 2001, l'IPRED en 2004, l'IPRED2 en 2005, Hadopi en 2007, les tentatives de dévoyer le Paquet Télécom européen en 2009 et SOPA/PIPA en 2011 pour n'en citer que quelques-unes.
- 9. Le fait que SOPA et PIPA aient été remisées après les impressionnantes manifestations en ligne est en grande partie dû à l'approche des élections américaines, mais les deux lois pourraient être réexaminées par la suite. Le Trans-Pacific Partnership est un autre exemple.
- 10. Concernant les infractions à but lucratif, comme dans tous les autres cas, les mesures répressives doivent être décidées par l'autorité judiciaire et non par des acteurs privés.
- 11. Voir la réponse de La Quadrature du Net à la consultation de la Commission : http://www.laquadrature.net/fr/traduction-de-la-reponse-a-la-consultation-sur-la-directive-services-en-ligne
- 12. « Les exceptions et limitations du droit d'auteur » protègent le droit du public en ce qui concerne l'utilisation d'œuvres protégées
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