mercredi 22 août 2012

Des Anonymous et des soutiens des Pussy Riot verbalisés en France, pour anonymat

A Marseille, des soutiens du groupe Pussy Riot qui voulaient manifester pour le respect de la liberté d'expression en Russie ont été arrêtés par la police, pour avoir porté un masque en hommage aux déguisements du groupe. Par ailleurs, des Anonymous affirment qu'ils ont également été verbalisés ce mois-ci à Paris, pour avoir porté le célèbre masque interdit par la loi depuis 2009.
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lundi 20 août 2012

Depuis son balcon, Assange met en demeure les Etats-Unis

S'adressant à la foule nombreuse venue l'écouter, le fondateur de Wikileaks Julian Assange a pris un ton déterminé, dimanche après-midi, depuis le balcon de l'ambassade d'Equateur où il a obtenu le statut d'exilé diplomatique. Ferme, Assange a voulu défendre son action et surtout enjoindre les Etats-Unis de garantir l'immunité pour Wikileaks et ses sources d'information.
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samedi 18 août 2012

New Stable Tor Browser Bundles

The stable Tor Browser Bundles have all been updated to the latest Tor 0.2.2.38 stable release.
https://www.torproject.org/download
Tor Browser Bundle (2.2.38-1)
  • Update Tor to 0.2.2.38
  • Update NoScript to 2.5
  • Update HTTPS Everywhere to 2.1

vendredi 17 août 2012

Syrie - Enlèvements, libérations, assassinats : les journalistes au coeur de la guerre



“Trois morts en une semaine : tout comme le calvaire de la population civile, le bilan des exactions commises contre les professionnels des médias et les citoyens-journalistes syriens continue de s'alourdir à un rythme effrayant. Des faubourgs de Damas à la capitale libanaise, les journalistes ne sont nulle part épargnés. Si nous sommes soulagés de la libération de six professionnels des médias enlevés au cours de la semaine, nous nourrissons les pires inquiétudes quant au sort de ceux dont on reste sans nouvelles. La généralisation de telles pratiques est inacceptable. Nous exhortons encore une fois l'ensemble des forces armées et des milices en présence à respecter le droit international et à ne pas prendre pour cible les médias”, a déclaré Reporters sans frontières.

Julian Assange : 5 tactiques pour s'enfuir de l'ambassade

Alors que l’Équateur lui a accordé la protection diplomatique, Julian Assange ne peut sortir de l'ambassade londonienne sous peine d'être arrêté par la police britannique. Numerama publie cinq tactiques que le fondateur de Wikileaks pourrait mettre en œuvre pour s'enfuir.
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About Exploit Exercises

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Comment identifier un blogueur anonyme ? En exploitant YouTube

Une blogueuse canadienne accuse YouTube de négligence pouvant mettre des internautes en danger. Des harceleurs déposeraient en effet des demandes de retrait de vidéos, pour une fausse accusation de violation de droits d'auteur, avec pour seul but d'obtenir l'identité de la personne qui est obligée de se révéler pour se défendre.


Pour gérer les multiples violations du droit d'auteur auquel il doit faire face sur YouTube, Google a choisi d'adopter un système de présomption de culpabilité à l'égard des internautes. Il suffit que des tiers accusent un utilisateur de violer des droits pour que ses vidéos soient retirées de façon préventive, sans avoir attendu les arguments de la défense. C'est ainsi que de façon spectaculaire, la NASA s'est vue sanctionnée pour avoir diffusé ses propres images.
Ce système est déjà fortement critiquable en soit, tant il est générateur d'abus et d'erreurs qui lèsent la liberté d'expression, mais il est en plus la source de manipulations visant à obtenir l'identité d'internautes anonymes.
Une blogueuse canadienne qui souhaite écrire sur son blog sans révéler au monde entier son identité, girlwriteswhat, raconte ainsi qu'elle a été accusée par deux personnes d'avoir enfreint des droits d'auteur en publiant des vidéos sur YouTube. Une accusation ridicule puisque sur les vidéos en question, la blogueuse est face caméra et ne fait que parler des sujets qui l'intéressent. YouTube a supprimé les vidéos en question, en attendant que la blogueuse réponde aux accusations.
Or c'est là que le bât blesse. Pour répondre aux accusations et se défendre d'avoir violé des droits d'auteur, la blogueuse doit accepter que son identité soit révélée à ceux qui l'accusent. "Une fois la notification de contestation reçue, nous la transférons à la partie ayant déposé la réclamation pour atteinte aux droits d'auteur. Nous vous rappelons que vos informations personnelles sont communiquées à cette occasion", rappelle en effet YouTube. "En soumettant une notification de contestation, vous consentez à la divulgation de ces informations", qui peuvent comprendre le nom, le numéro de téléphone ou encore l'adresse postale du défendeur. 
Le blogueur anonyme n'a donc que deux solutions : renoncer à ses vidéos hébergées sur YouTube (qui de toute façon semble se diriger vers la fin de l'anonymat), ou renoncer à son anonymat pour se défendre des fausses accusations. Or selon elle, c'est bien pour avoir son identité et la harceler que les accusations ont été portées, sans fondement.
La personne qui demande le retrait d'une vidéo est certes prévenue par Google qu'elle risque "peut-être des poursuites en cas d'allégation de mauvaise foi concernant des infractions aux droits d'auteur dans le cadre de ce processus", mais Google se contente d'une signature scannée pour établir l'identité de l'accusant. Il est donc simple de créer une fausse adresse e-mail et une fausse identité avec une fausse signature, uniquement pour recevoir l'identité de la personne accusée.
Sur son blog, girlwriteswhat a menacé de porter plainte contre YouTube "pour leur processus automatisé irresponsable de notification d'atteinte aux droits d'auteur, qui expose des personnes comme moi au risque d'un harcèlement dans la vie réelle". Elle reconnaît que son nom devra alors être publié, "mais au moins ça vaudra le coup". Dans une mise à jour, elle indique cependant que ses vidéos sont revenues en ligne, après que les accusations ont été retirées.

Julian Assange : ou quand les démocraties occidentales montrent leurs limites

Le ministre des Affaires étrangères équatorien vient d’annoncer que son pays accordait l’asile politique à Julian Assange. Le ministre a également profité de son intervention pour faire part publiquement des pressions diplomatiques que son pays a subies pour le contraindre à livrer le fondateur de WikiLeaks aux autorités britanniques. Mais il est encore trop tôt pour se réjouir. Londres reste déterminé à extrader Julian Assange vers la Suède, pays dans lequel une plainte a été déposée à son encontre pour un rapport sexuel non protégé, une accusation qui, pour la justice suédoise, est assimilable à un viol.
Les USA ont beau démentir toute pression sur Londres, personne n’est dupe, nous savons tous que l’extradition vers la Suède n’est qu’un premier pas pour extrader Julian Assange aux USA, pays dans lequel il pourrait comparaître devant un tribunal militaire. Comme l’a justement rappelé le ministre équatorien, Julian Assange pourrait être condamné à mort pour avoir permis la publication de 250 000 câbles diplomatiques américains.

Le crime de Julian Assange

Derrière les accusations fantasques de viol d’une plainte déposée peu après la publication de collateral murder, une vidéo où l’on voit un hélicoptère américain faire feu sur des journalistes, se cache une lutte de Washington pour faire venir Julian Assange sur son territoire et être en mesure de le juger. Mais le juger pour quoi au juste ? Il est en fait accusé d’espionnage pour avoir reçu anonymement ces câbles diplomatiques et avoir permis aux plus grands quotidiens nationaux du monde entier de publier ces câbles. Les rédacteurs en chef des quotidiens qui ont publié ces documents, ne sont, eux, pas inquiétés.
Washington s’acharne donc ouvertement sur la personne de Julian Assange et fait pression sur Londres, qui ne semble avoir d’autre choix que de faire pression sur l’ambassade d’Équateur.
Nous nous rappelons bien que tout a été fait pour faire taire WikiLeaks. Attaques informatiques par dénis de service, intimidations et même appels au meurtre par un sénateur américain ! Tout récemment, WikiLeaks était encore la cible d’attaques soutenues par dénis de service, ainsi que le site du Fonds de Défense de la Neutralité du Net qui collecte les dons pour WikiLeaks et dont votre serviteur est par ailleurs l’un des membres du conseil de gouvernance. Une plainte a d’ailleurs été déposée, pour l’instant sans aucun résultat concret, pas même un début d’enquête à notre connaissance.

Que va faire le Royaume-Uni ?

Londres pourrait annuler le statut diplomatique de l’ambassade d’Équateur dans laquelle le fondateur de Wikileaks est réfugié depuis maintenant deux mois, risquant ainsi une crise diplomatique majeure. Ceci constituerait à n’en pas douter une première mondiale pour un rapport sans préservatif !
Les autorités britanniques semblent décidées à faire extrader Julian Assange coûte que coûte, probablement sous la pression américaine. La police encercle actuellement l’ambassade et se tient prête à y pénétrer, une intrusion qui violerait la convention de Vienne. Pour ne pas contrevenir à cette convention, la pirouette des autorités britanniques consiste donc à retirer à l’ambassade d’Équateur son statut diplomatique d’ambassade ! … Oui… pour un rapport sans préservatif !
Cette situation est tout bonnement ahurissante et marque bien les limites d’un pays qui n’a décidément plus rien d’une démocratie. Qui peut décemment croire que les autorités britanniques puissent en venir là pour un motif aussi ridicule, ce, alors que Julian Assange n’a même pas été inculpé par la justice suédoise pour les faits qui lui seraient reprochés !
Si Londres en venait à prendre une décision si démesurée, il serait alors du devoir des Nations unies et de l’Union européenne de réagir avec la plus grande fermeté à l’encontre des autorités britanniques.
Nous nous rappellerons en tout cas de ce jour comme celui où l’Équateur a donné une grande leçon de droits de l’Homme au Royaume-Uni et aux USA, mais aussi à toutes ces autres « démocraties », la France en tête, cette France qui aurait dû se faire un devoir d’accueillir Julian Assange, au nom des valeurs qu’elle se doit de représenter.
UPDATE 16/08/2012 :
  • 17h00 : Le NouvelObs rapporte que la Suède aurait convoqué l’ambassadeur équatorien à Stockholm pour « s’expliquer sur les accusations de partialité de son gouvernement contre la justice suédoise ».
 UPDATE 17/08/2012 :
  • 10h30 : El Pais et Le Parisien rapportent que l’Équateur a commencé à étendre le champs de bataille diplomatique en provoquant une réunion des ministres des affaires étrangères des pays de l’Union des Nations Sud Américaines (UNASUR) et de l’Alliance bolivarienne pour les Amériques (ALBA). Objectif avoué de l’Équateur, faire bloc face aux intimidations de Londres. Quito se dit prêt à saisir la Cour Internationale de Justice (CIJ) de la Haye pour contraindre les autorités britanniques à laisser Julian Assange quitter le Royaume-Uni.
  • 11h00 : Selon Mediapart, Julian Assange dispose encore d’un recours, contrairement au son de cloche des autorités britanniques. Ce dernier pourrait « saisir la Cour Européenne des Droits de l’Homme et solliciter une mesure provisoire d’urgence au titre de L’article 39 ». Le Royaume-Uni et la suède ont ratifié la Convention européenne des Droits de l’Homme et il existe une solide jurisprudence favorable à Julian Assange, menacé de mort aux USA.
La jurisprudence Soering de la CEDH s’applique et doit être respectée : «  En conclusion, la décision ministérielle de livrer le requérant aux États-Unis violerait l’article 3 (art. 3) si elle recevait exécution.  ».
(…)
«  Cette jurisprudence a été confirmée par la CEDH à de nombreuses reprises. Ainsi, dans l’arrêt Jabari c/ Turquie du 11 juillet 2000, la Cour a considéré que l’expulsion d’une femme vers l’Iran où elle risquait d’être condamnée à mort par lapidation est incompatible avec l’obligation de la Turquie de respecter l’article 3 de la ConvEDH.  » (Source)
  • 12H00 : Numérama expose 5 stratégies d’évasion pour Julian Assange.

La cyberguerre froide


N’insistez pas, les États-Unis ne lâcheront pas le contrôle du Net. Ou plus précisément, la gestion de quelques-unes de ses fonctions essentielles, comme la gestion du fichier racine, coordonnée au sein d’institutions made in USA comme l’ICANN ou Verisign, qui (en gros) créent ou suppriment de nouveaux “.quelquechose”.
Pas faute d’avoir essayé de changer les choses depuis de nombreuses années. La dernière tentative en date, toujours en cours, s’appuie sur la prochaine Conférence mondiale des télécommunications internationales (WCIT-12). Attendu à Dubai en décembre prochain, cet évènement placé sous la coupe des Nations Unies et de l’une de ses agences, l’Union internationale des télécommunications (UIT), sera en effet l’occasion de réviser le “Règlement des télécommunications internationales” (RTI ou ITRs en anglais), qui “régit la façon dont les pays relient entre eux toutes sortes de réseaux d’information et de communication”, et dont la dernière version remonte à… 1988. Une éternité à l’échelle du Net.

MegaUpload : le FBI devra bien communiquer toutes ses pièces

Les Etats-Unis devront communiquer à Kim Dotcom tous les documents utilisés pour monter son dossier contre le fondateur de MegaUpload. La justice néozélandaise a rejeté l'appel des autorités américaines qui souhaitaient conserver un avantage stratégique sur la défense.
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