Dans la nuit du 12 au 13 janvier, le parlement grec a donc, contre sa rue, contre son peuple, et à une incroyable majorité adopté un énième « plan de rigueur » imposé par la troïka UE, BCE et FMI.
De « gauche » comme de « droite », en bons petits soldats au service d’une Europe technocratique désormais devenue complètement folle et rampant devant un Veau d’Or rebaptisé Euro, sourds aux protestations du peuple qu’ils sont pourtant censés représenter et défendre et piteusement protégés de sa colère et de son désespoir par des milliers de policiers qui ont noyé les rues d’Athènes sous les lacrymogènes dans une atmosphère de guerre civile, les députés grecs ont donc avalisé un énième plan de rigueur imposé par leurs créanciers, mais aussi et peut-être surtout, par l’Allemagne d’Angela Merkel, désormais ouvertement devenue le gauleiter de l’Europe de Bruxelles.(...)